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samedi, mai 18, 2024

Amar Belhimer plagie le ministre de l’Intérieur français et parle d' »ensauvagement »

Lorsqu’on a plus d’idées originales à proposer à son peuple, on plagie les concepts des autres dirigeants étrangers. C’est ce qui vient de se produire justement avec le porte-parole du gouvernement algérien, Amar Belhimer, qui a plagié directement le ministère de l’Intérieur français, Gérald Darmanin, en reprenant son concept de « l’ensauvagement ». 

En effet, Amar Belhimer a accordé récemment un entretien à l’agence de presse gouvernementale APS dans laquelle il affirme que la « violence expressive qui se déverse sur nos réseaux sociaux est inadmissible et menace le tissu social de banalisation de l’incivisme, de brutalisation et d’ensauvagement, imposant ce que d’aucuns ont appelé une +démocratisation de la méchanceté et d’autres passions tristes », a-t-il dit. Le ministre de la Communication en Algérie a copié et collé le concept de l’ensauvagement utilisé par Gérard Darmanin pour parler de certains milieux de la délinquance en France.

Le 24 juillet dernier, Gérald Darmanin avait affirmé qu’il » faut stopper l’ensauvagement d’une partie de la société ». « Je pense qu’une certaine partie de la société connaît ce qu’on appelle l’ensauvagement, la sauvagerie. Oui, bien sûr, je crois que ça inquiète les Français », avait encore affirmé le ministre français le lundi 7 septembre sur BFMTV.  Gérald Darmanin a suscité une vive polémique en France avec ces propos. De nombreux médias français ont accusé le ministre français de s’inscrire dans la droite ligne des « sauvageons » de Jean-Pierre Chevènement et des « racailles » de Nicolas Sarkozy.

Amar Belhimer a repris ainsi un concept purement français lié à une réalité franco-française pour l’appliquer sur une réalité algérienne totalement différente. Mais peu importe, Amar Belhimer voulait certainement impressionner les Algériens en leur montrant qu’il est un « intellectuel innovant ».

Le porte-parole du gouvernement algérien a voulu ains qualifié d’ensauvagement les critiques qui circulent sur les réseaux sociaux. Ces réseaux sont devenus le bouc-émissaire en Algérie où le régime pourchasse et traque tous les opposants au nom de la lutte contre l’offense à la personne du Chef de l’Etat, la diffamation ou propagation de Fake News.

« Au-delà du trolling et de l’agressivité comme registre d’expression, que l’on pourrait réunir sous le terme d’incivilités, le cyber-harcèlement militant et les discours de haine, même s’ils sont punis par la loi, en raison des dommages psychologiques qu’ils peuvent occasionner chez leurs victimes, ont également des effets néfastes sur le débat public et peuvent être considérés comme des atteintes au pluralisme démocratique, car engendrant des phénomènes de censures collectives et d’autocensure qui appauvrissent le débat », a dénoncé ainsi Amar Belhimer. Ce dernier a oublié que le premier employeur des trolls est justement le régime pour lequel il travaille. La campagne anti-kabyle et anti-berbère, les violations de la vie privée des opposants et figures du Hirak, les campagnes de dénigrement et de diabolisation des journalistes indépendants, etc., ces pratiques n’ont pas été naturellement commentées par le copieur inélégant Amar Belhimer.

 

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