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Depuis la fin de la décennie noire en Algérie/ 258.000 armes ont été rendues à leurs propriétaires

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C’et le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, qui le dit et révèle : 258.000 armes ont été rendues à leurs propriétaires en Algérie depuis la fin de la décennie noire.  Cela représente 56 % des armes saisies lors des violences des années 90, a indiqué lors d’une visite à la wilaya d’El-Oued le même haut responsable. 

Cette information confirme ainsi qu’un grand nombre d’armes à feu à usage privé circule en Algérie. Un important important de ces armes est encore retenu par les services de sécurité et ceux des Douanes. Il faut savoir que l’opération de régularisation de ces armes a commencé depuis 2014 lors de la publication de la circulaire du Premier ministre n° 2 OA, du 20 février 2014. A ce moment-là, le ministère de l’Intérieur avait lancé l’opération de restitution des fusils de chasse importés et qui sont retenus encore par les divers services de sécurité ou des Douanes.

Il est à souligner également que l’article 127 du décret exécutif 96/98 du 8 mars 1998 subordonne l’importation des armes à feu aux autorisations délivrées par le ministère de l’Intérieur.

Selon la réglementation en vigueur, les propriétaires de ces armes doivent fournir les documents justificatifs nécessaires aux services de la Drag de leur wilaya respective afin de bénéficier de cette opération de restitution. Ils doivent produire une copie légalisée de la pièce d’identité, un certificat de résidence, quatre photos d’identité et un certificat médical attestant que le propriétaire du fusil de chasse est sain d’esprit.

Les armes à feu à usage privé ont été retenues par les services de sécurité à à partir de décembre 1992 en Algérie dans le but de protéger les citoyens du risque terroriste.

Alger/ Un jeune homme de 27 ans qui harcèle des fillettes de 13 ans sur Facebook arrêté

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F. M., jeune homme de 27 ans, a été arrêté par la gendarmerie nationale et présenté devant la justice, jeudi dernier, pour des chefs d’accusation de harcèlement et de détournement de mineur sur les réseaux sociaux.

Le mis en cause ciblai,t via Facebook, des fillettes d’à peine 13 ou 14 ans qu’il photographiait les menaçant ensuite de balancer les clichés sur le net. Etant orthophoniste, celui-ci avait les compétences requises pour  à «tromper» ces fillettes. La gendarmerie est arrivé à la conclusion que celui-ci utilisait sept profils Facebook, dont trois en tant que fille mineure. C’est par ce biais qu’il approchait ses victimes.

L’auteur de ce crime, qui résiderait à Beni Messous, à Alger, puisque c’est la brigade de cette commune qui est chargée de cette affaire en collaboration avec les gendarmes enquêteurs spécialisés dans la lutte contre la cybercriminalité, sévissait au niveau de trois wilayas. En plus de la capitale, il partait régulièrement vers Tissemssilt et Naâma.

Elyas Nour

Violation des libertés syndicales/ Une réunion du SNATEG empêchée par la police

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Des membres du Syndicat national autonome des travailleurs de l’électricité et du gaz (SNATEG) ont été interpellés, hier vendredi, alors qu’ils tentaient de se réunir au siège du syndicat à Bab Ezzouar. «Le comportement de la police était agressif et arbitraire», a affirmé le syndicat autonome sur sa page Facebook.        

Plus de 200 personnes ayant fait le déplacement pour assister à une réunion au siège du SNATEG, à Bab Ezzouar, ont été chassées par des «agents de police qui ont outrepassé les règles du métier en insultant et en brutalisant des syndicalistes».

Le SNATEG a indiqué que plusieurs membres de ce syndicat, dont son président Mellal Raouf ont été interpellés par les forces de l’ordre pour être relâchés plus tard. Il a affirmé que la police a interrogé des personnes présentes tout en retirant arbitrairement les permis de ceux qui ont garé leur voiture aux abords du siège du syndicat.

Le syndicat autonome a fait savoir que la réunion a fini par être tenue dans la rue. Il a été décidé, à l’occasion, de renouer avec le mouvement de grève les 11, 12 et 13 avril en cours.

Rappelons que le SNATEG a, dans un communiqué précédent, appelé tous les employés du groupe à organiser une autre action de protestation pour dénoncer un “appareil sécuritaire répressif”.

Massi M.

Sahara occidental/ Comment le Makhzen achète des ONG africaines

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Un document officiel du gouvernement marocain datant de 2014 met en relief la probité pour le moins douteuse de certaines ONG africaines dans le dossier du Sahara occidental.

Adressé par l’ambassadeur du royaume chérifien auprès du conseil onusien des droits de l’homme au ministère des Affaires étrangères, le document indique que les ONG africaines, notamment l’Action internationale pour la paix et le développement dans la région des grands lacs (AIPD-GL), le Comité international pour le respect et l’application de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples (CIRAC) et l’Organisation pour la communication en Afrique et de promotion de la coopération économique internationale (Ocaproce International), ont refusé de répondre positivement à la demande marocaine qui consiste à critiquer l’Algérie parce que les fonds qui leur ont été destinés n’ont pas été versés. «J’ai le regret de vous informer que les ONG africaines, traditionnellement amies du Maroc, ont décliné poliment notre demande de soulever la question de l’assassinat par des éléments de l’armée algérienne de deux Sahraouis habitants des camps et d’envoyer des lettres au secrétaire général de l’ONU, le Haut commissaire aux droits de l’homme et le Haut commissaire pour les réfugiés conformément à votre note du 4 février 2014», rapporte Ennahar sur son site Internet.

L’auteur de la missive signale aux autorités marocaines que le refus de ces trois ONG est motivé, entre autres, par «la non satisfaction de leurs besoins financiers», mais aussi par le fait qu’elles sont ciblées par les critiques des ONG pro-Polisario. L’ambassadeur marocain recommande en outre le déblocage en urgence de l’enveloppe financière promise à ces ONG «amies».

Elyas Nour  

Sécurité/ L’Algérie livre les noms de 1350 terroristes au États-Unis  

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Le Washington Institute a publié une note de recherche sur son site Internet révélant que l’Algérie a remis aux autorités américaines deux listes comptant 1350 individus ayant des liens avérés avec le terrorisme. Ces individus entretiendraient des relations avec des ressortissants ou des étrangers demeurant sur les territoires américain et européen.  

La note, intitulée «Cooperation in Transnational Counterterrorism», élaborée par l’expert en terrorisme, Hakim Gherieb, explique comment l’Algérie compte tirer profit de son expérience en matière de lutte contre le terrorisme pour obtenir auprès de ses partenaires parmi les grandes puissances des informations dans le cadre de protocoles d’échange d’informations en plus d’un appui dans le cadre de sa politique régionale.

La note d’information révèle aussi que ces deux listes sont extrêmement précises. La première compte des informations précises sur 350 affiliés à des organisations terroristes, notamment Al-Qaïda, demeurant aux États-Unis et en Europe, alors que la seconde compte les noms de 1 000 Algériens entretenant des liens étroits avec ceux cités dans la première liste.

Le chercheur a, par ailleurs, mis en exergue la volonté de l’Algérie de s’imposer comme acteur clé sur la scène régionale. Pour ce faire, l’auteur recommande à Alger de résoudre ses litiges avec ses voisins, notamment avec le Maroc. Selon lui, l’Algérie doit pousser le Maroc à reconnaître le droit du Sahara occidental à l’autodétermination ce qui ouvrira les portes d’une pleine coopération avec les États-Unis.

Massi M.

Législatives/ Ould Abbès fait les yeux doux aux « footeux », aux futurs hadjis et aux riches

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Le secrétaire général du FLN Djamel Ould Abbés a briefé les cadres de son parti sur  les actions à entreprendre dans le cadre de la campagne électorale qui se déroulera du 9 au 29 avril en cours. Il a expressément recommandé aux cadres et militants de son parti de faire les yeux doux aux futurs pèlerins, aux jeunes à la sortie des stades et à une certaine bourgeoisie.

Le SG du FLN, Djamel Ould Abbès, a transmis des directives aux cadres de son parti dans le cadre de la mise en place d’une stratégie de campagne en vue des élections législatives du 4 mai prochain. Une démarche qui vise à soudoyer des franges biens définies de la société perçues comme plus attentives au discours du FLN.

Les personnes ciblées par Ould Abbès sont celles dont le nom a été validé dans les listes de départ pour le hadjj, une frange perçue par le FLN comme étant favorable dans une large mesure à son discours. L’ex-parti unique mise aussi sur les «supporters» des clubs de football, une frange que le FLN a l’habitude d’instrumentaliser à coup de billets dans ses meetings et autres manifestations.

La troisième catégorie sur laquelle le FLN compte est celle des personnes aisées. Dans ses directives, M. Ould Abbes ordonne à ses cadres de faire les yeux doux aux riches fréquentant toute sorte de clubs. Pour le FLN, ces personnes redoutent un changement au sein du pouvoir et préfèrent plutôt le statu quo.

Massi M.

Port d’Oran/ Des douaniers arrêtés pour trafic d’ecstasy 

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Le juge d’instruction près du pôle judiciaire spécialisé d’Oran a ordonné, hier, la mise sous les verrous de neuf personnes, dont des douaniers, impliquées dans l’affaire de l’importante quantité d’ecstasy (148 000 comprimés) saisie il y a une semaine au port de la ville.

Les faits remontent à vendredi dernier lorsqu’une brigade de la gendarmerie nationale a mis la main sur un véhicule transportant une importante quantité d’ecstasy. Après vérification, il s’est avéré que la voiture en question venait de quitter le port d’Oran. C’est un douanier exerçant au niveau de ce dernier, avec la complicité de son assistant, qui a autorisé le véhicule à quitter les lieux sans le moindre contrôle avec 148 000 unités de cette drogue à bord.

Le plus grave est que le douanier en question, par ailleurs secrétaire général su syndicat local est suspendu depuis un moment pour une autre affaire de détournement d’un conteneur de produits cosmétiques de luxe, rapporte le quotidien El Khabar.

Comment expliquer qu’un douanier suspendu puisse se retrouver à l’intérieur du port et avoir l’autorité d’autoriser un véhicule à quitter les lieux ? La question reste posée. Mais, il est clair que celui-ci a bénéficié d’autres complicités.

Notons que pas moins de 35 douanier exerçant au port d’Oran ont été suspendus ces derniers temps pour des motifs similaires.

Elyas Nour    

Contrebande/ Un nouveau filon nommé banane

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Les mesures concernant la limitation ou la suppression de l’importation de certains produits pour cause d’austérité profitent aux contrebandiers. C’est le cas notamment de la banane cédée depuis plusieurs semaines à près de 800 dinars.

La gendarmerie nationale a démantelé cette semaine, au niveau de la wilaya de Sétif, un réseau spécialisé dans le trafic de la banane. A cet effet, 31 quintaux ont été saisis à bord d’un camion transportant la marchandise vers la capitale. Après vérification, les éléments de la gendarmerie se sont rendus à Chelghoum El Aïd (wilaya de Mila) où il ont découverts des quantités importantes de ce fruit.

Selon les aveux des contrebandiers, la banane venue de Tunisie est cédée au niveau de la localité frontalière de Bir El Atter à près de 200 dinars. Elle est par la suite vendue au marché de gros de Chelghoum El Aïd à 600 dinars pour arriver au consommateur à plus de 800 dinars.

Rappelons que l’Etat a décidé d’instaurer des licences d’importation pour la banane. Le quota fixé durant l’année en cours est de 55 000 tonnes que se partagent six opérateurs, cinq privés et un public.

Elyas Nour   

Religion/ Sale temps pour les ahmadis

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Les ahmadis continuent de subir l’inquisition dans l’indifférence générale. Plusieurs d’entre eux ont été condamnés ces derniers jours dans plusieurs régions du pays. C’est le cas à Oran et Constantine où des adeptes de cette orientation musulmane ont écopé de quatre ans d’emprisonnement.

C’est devenu une règle ces derniers mois. Les services de sécurité arrêtent systématiquement tous ceux qui sont soupçonnés de pratiquer l’ahmadisme. Selon des témoignages, recueillis notamment auprès d’avocats, les autorités policières et même judiciaires posent des questions liées aux convictions de ces citoyens. Des juges enjoignent même à certains mis en cause de «revenir» dans le droit chemin.

Selon plusieurs spécialistes, les pratiquants du rite ahmadi ne prêchent jamais la violence contrairement aux salafistes qui le font de manière ostentatoire. Qu’est-ce qui pousse donc les autorités à être ainsi impitoyables vis-à-vis de cette communauté ? Des indiscrétions indiquent que le gouvernement algérien agit ainsi pour satisfaire aux desiderata du régime saoudien qui veut protéger le wahhabisme dont il est le promoteur ! Affaire à suivre.

Essaïd Wakli