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Consommation/ Halal, dites-vous?

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Une étude élaborée par l’Association de protection et orientation du consommateur et son environnement (APOCE) a révélé que l’utilisation du label « halal » échappe à tout contrôle en Algérie. Des fournisseurs étrangers écoulent, selon elle, des marchandises certifiées comme telles sans pour autant être habilités à le faire.

Selon  une étude de l’APOCE, la commercialisation des produits certifiés halal se fait anarchiquement en Algérie. Le cas des viandes en provenance d’Europe et d’Amérique du Sud traduit parfaitement cet état de fait dont profitent les fournisseurs. Selon l’APOCE, certains d’entre eux se donnent le droit de commercialiser des viandes dites halal sans qu’ils ne soient habilités à le faire d’un point de vue religieux.

Intervenant ce matin sur les ondes de la radio nationale, le président e l’APOCE, M. Mustapha Zebdi, a indiqué qu’une commission nationale consacrée au contrôle des produits certifiés halal a été installée ce lundi et que cette dernière va veiller à la traçabilité ainsi qu’a la conformité de ces produits et particulièrement les viandes.

M. Zebdi a laissé entendre que cette instance sera également chargée du contrôle d’autres produits contenant des gélatines animales à l’instar des gâteaux et des confiseries. Selon ses propos, certaines marques de poudre de lait utiliseraient de la graisse de porc en le mentionnant sous des formules difficiles à déchiffrer. Ainsi, dit-il, la commission établira une liste de produits suspects afin que des analyses soient effectuées.

M.M.

Recyclage des déchets/ Un filon porteur mais mal exploité

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Environ 80% des déchets ménagers et industriels sont récupérés par des canaux informels. Pourtant, le secteur du recyclage peut constituer un filon porteur pouvant générer des milliers d’emplois directs.

Il est aujourd’hui nécessaire d’intégrer les acteurs de l’informel dans le processus de collecte et de transformation des déchets. Telle est la thèse défendue par le directeur général de l’Agence nationale de déchets (AND), Karim Ouamane, lors d’une intervention au forum d’El Moudjahid. Selon lui,  «il suffit  d’imaginer les mécanismes adéquats pour les motiver à s’inscrire dans le cadre des filières formelles».

Étayant ses propos sur la rentabilité d’un secteur qu’il juge porteur, M. Ouamane a indiqué que «l’Algérie aura 38 milliards de dinars à récupérer des déchets d’emballage, notamment en carton». Le recyclage de ces emballages peut générer 7500 emplois directs sur une partie infime de ces déchets, soit 350 000 tonnes de PET.

L’exploitation efficace de ces déchets peut-être très rentable, explique-t-il, puisque la moitié de ceux produits par les Algériens peuvent être recyclés. La chose n’est pas aisée car le problème se situe au niveau des mécanismes de tri. Selon lui, «trier permet d’aller de l’avant dans la politique de création d’emploi et de richesse». Mais le défi est de le faire à la source, a-t-il souligné, tout en mettant en exergue que l’Algérien produit en moyenne 310 kg de déchets ménagers et assimilés par an, dont 50%, soit 95 kg/an recyclables, et 48% de déchets inertes, soit 169 kg/an, potentiellement valorisables sous forme d’amendement pour les terres agricoles. Des déchets « utiles » jetés dans des décharges sauvages, ce qui rend leur exploitation difficile, a-t-il déploré.

Massi M. 

Échec de la campagne de vaccination R-R/ Le ministre de la Santé accuse… Boko Haram

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Boko Haram et des groupes extrémistes soudanais sont responsables du sabotage de la campagne de vaccination contre la rougeole et la rubéole. C’est ce que n’a pas hésité à affirmer le ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf, dans un entretien accordé au quotidien Ennasr.

Selon le ministre de la Santé,  ce sont Boko Haram et des groupes extrémistes du Soudan du Sud qui sont responsables du flop connu par la campagne de vaccination contre la rougeole et la rubéole. Pour lui, les rumeurs infondées, selon lesquelles ce vaccin causerait des complications à long terme dont la stérilité, propagées par ces organisations ont influencé la position de défiance des parents.

M. Boudiaf a également accusé une « main intérieure » d’avoir instrumentalisé la peur de parents, mal informés et « intoxiqués » par les rumeurs, pour saboter cette campagne, ajoutant qu’Israël n’à rien à voir avec cet acte de déstabilisation.

Massi M.

Le modèle américain inspire nos businessmans/ La tournée de 18 entrepreneurs algériens aux Etats-Unis

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En partenariat avec le Conseil d’affaires  algéro-américain (USABC) et le Forum des chefs d’entreprise algérien (FCE), le Service commercial de l’ambassade des États-Unis en Algérie a conduit une délégation d’hommes d’affaires algériens en Californie et au Nevada du 4 au 11 mars dernier.  Cette tournée d’affaires aux États-Unis — qui  s’est axée sur les possibilités d’investissement dans les secteurs de la construction,  des infrastructures,  des équipements de construction, de l’agriculture et de l’agroalimentaire — a offert aux secteur privé américain et  aux secteurs privé et public algériens l’occasion de discuter et d’établir des partenariats mutuellement bénéfiques.

En Californie, les représentants de 18 entreprises algériennes ont visité une usine  de produits laitiers qui possède 10,000 têtes bovines, une usine de traitement du lait en poudre, deux exploitations de pistaches et des installations de transformation des noix ainsi qu’une ferme d’olives. Au cours des réunions entre entreprises, au moins trois entreprises algériennes ont exprimé leur intérêt à utiliser le financement de la Export-Import Bank des États-Unis pour acheter des produits américains—leurs demandes sont en cours de traitement actuellement.

À Las Vegas dans l’Etat du Nevada, la délégation commerciale a également rejoint un autre groupe de 20 délégués algériens, dont de hauts responsables du ministère de l’Habitat, DE L’Urbanisme et de al Ville ainsi que  les présidents-directeurs généraux des entreprises publiques  activant dans le secteur du bâtiment et de l’habitat tels que le Centre national d’ études et de recherches intégrées du bâtiment (CNERIB), le Contrôle technique de la construction (CTC), le Laboratoire national de l’habitat et de la construction (LNHC), l’Entreprise nationale de promotion immobilière (ENPI), l’Agence nationale de l’amélioration et du développement du logement (AADL) et l’Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI).  Ils ont visité le salon CONEXPO 2017 l’un des plus grands salon au monde dans le domaine de la construction. Les délégués ont également visité la société GigaCrete, qui fabrique de murs et des panneaux de toit isolés pour des applications personnalisées.

Durant le salon, le Service commercial de l’ambassade des Etats-Unis à Alger et  l’USABC ont organisé une conférence  sur l’Algérie « Algeria Day ». La conférence  a inclus des panels de discussion sur «Comment faire des affaires en Algérie et les principales opportunités dans le secteur de la construction» et  « Introduction de matériaux et nouveau procédés de construction en Algérie – Que dois-je savoir du cadre réglementaire? »

Lors de  cette conférence, le président de GigaCrete, Andrew C. Dennis, et le directeur général de Modelco, Moussa Mouhoubi, ont signé un protocole d’entente pour la  réalisation d’une usine de fabrication en Algérie.  Les activités de partenariat englobent  notamment un échange d’informations pour déterminer la viabilité de fabrication d’unités de logement qui répondent aux normes nationales de logement en Algérie, en utilisant les matériaux de construction GigaCrete qui sont écologiquement durables et à des prix très abordables par rapport aux matériaux de construction traditionnels.

Ce partenariat entre GigaCrete et Modelco permettra d’accroître les échanges commerciaux et de faciliter le transfert de technologie – un intérêt mutuel – entre les États-Unis et l’Algérie et aidera à diversifier l’économie algérienne en investissant dans le secteur manufacturier.

La formule AADL a-t-elle encore un avenir ?    Par Hassan Haddouche

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Quelques  commentateurs pressés ont cru pouvoir affirmer, de façon imprudente, voici quelques semaines, que le gouvernement avait décidé de «mettre fin aux  programmes AADL». «Pour des raisons financières et en raison de la  crise», ajoutaient sentencieusement les mêmes commentateurs impatients.

Alors, fini les programmes AADL ? Pas sûr du tout. Et il y a même de très bonnes raisons de penser le contraire. Mais il faudra quand même probablement attendre encore quelques années avant de commencer à parler d’AADL 3. L’intervention du directeur général de l’AADL, M. Tarek  Belaribi, jeudi dernier, sur les ondes de la radio nationale, était d’un intérêt particulier. Elle a livré, sans doute pour la première fois de façon aussi synthétique, de nombreuses informations à la fois sur la consistance, l’état d’avancement, le financement ainsi que les prochaines livraisons prévues au titre des programmes AADL 1 et 2.

Une grande opération de distribution au deuxième trimestre 2017

Ainsi qu’Algérie Focus l’a indiqué dans un article précédent, M. Belaribi a annoncé, jeudi dernier, qu’une importante opération de distribution de logements AADL aura lieu dans les mois à venir. Au total, il s’agit de plus de 40 000 logements dont les clés vont être remises à leurs bénéficiaires d’ici la fin du mois de juin prochain. Les remises de 3 000 logements relevant du programme AADL1 vont commencer à être effectuées à partir de ce lundi, principalement sur différents sites de la région d’Alger (Reghaia, Ouled Fayet …). Durant les mois d’avril et mai prochains, 7 000 et 8 000 autres logements vont être distribués dans plusieurs autres wilayas. Pour la fin du mois de juin, le DG de l’AADL annonce  une «grande opération» consistant à remettre 25 000 logements à leurs attributaires dans les villes de Bouinan (wilaya de Blida) et Sidi Abdallah (wilaya d’Alger), mais aussi dans celles de Mostaganem, Ain Témouchent, Oran, Relizane, Annaba et Constantine, en particulier. Toutes ces opérations, a assuré M. Belaribi, vont permettre de clore «définitivement» le programme AADL1 à l’échelle nationale.

Plus de 15 ans pour liquider AADL 1

Une bonne  occasion pour le DG de l’AADL de faire le point sur le programme AADL1 qui  a été lancé en 2001 et a compté au total un peu plus de 70 000 souscripteurs. Une des particularités de ce programme est sa forte concentration géographique puisqu’il a concerné uniquement sept wilayas du pays. La wilaya d’Alger a bénéficié, à elle seule, de près de 55 000 logements. Au total, il aura donc fallu plus de 15 ans pour liquider complètement ce premier programme.

Au sujet des retards considérables accusés par la réalisation d’AADL 1, M. Belaribi n’a pas voulu dire qu’il a été d’abord bloqué en 2011 par le gouvernement Ouyahia, qui ne l’aimait pas beaucoup. Son abandon  a même été annoncé très officiellement par l’ancien ministre de l’habitat, M. Noureddine Moussa, au printemps  2013. Une annonce qui lui a valu d’être remercié quelques mois plus tard et remplacé par Abdelmadjid Tebboune. Ce dernier  a  relancé et renforcé considérablement  la formule AADL en lançant la souscription  à AADL 2  à l’été 2013.

Plus de 400 000 souscripteurs à AADL 2

L’intervention de M. Belaribi ne visait pas seulement à annoncer  la prochaine distribution de 40 000 logements AADL 1. Elle avait certainement aussi pour objectif de rassurer les très nombreux souscripteurs du  programme AADL 2 en livrant de nombreuses informations inédites sur ce dernier programme. Le DG de l’AADL annonce tout d’abord  400 000 souscripteurs retenus au titre de ce programme lancé en 2013. Un chiffre qui donne une idée de l’importance des attentes des Algériens dans ce domaine. Plusieurs milliers de souscripteurs ont été «rayés du programme» du fait qu’ils étaient déjà propriétaire d’un logement ou d’un lot de terrain; une vérification qui se poursuit et qui a été rendue possible grâce à l’exploitation du  fichier national du logement, des données de la Casnos ou encore du fichier du ministère de l’Intérieur, a précisé M. Belaribi.

Rassurer c’est d’ailleurs, pour l’heure, ce qui semble être devenu le credo des pouvoirs publics. Au titre d’AADL 2, ce sont ainsi près de 240 000 logements qui sont actuellement en cours de réalisation, selon M. Belaribi. Le DG de l’AADL dément également toute «rupture de financement» du programme en  ajoutant qu’avec l’inscription récente d’une dernière tranche de 120 000 logements, les financements sont désormais disponibles pour le totalité du programme AADL 2.

Pas d’engagements précis  sur les délais de livraison

Les logements du  programme AADL 2 seront-ils livrés plus vite que ceux d’AADL 1 ? Au regard de l’importance des besoins formulés, il est clair que l’un des  enjeux essentiels concernera la quantité de logements mise sur le «marché.  M. Belaribi ne prend pas de risques et ne mentionne aucune date pour l’exécution de l’ensemble du nouveau programme. Il signale cependant que dans certaines wilayas, en petit nombre, notamment dans l’est du pays  le programme AADL 2 a déjà été réalisé et les logements livrés. A Oran, ajoute- t-il, «on a déjà livré 500 logements AADL 2» .

Ce qui est sûr c’est que «la totalité des souscripteurs ont désormais payé la première tranche», suivant les informations données par le DG de l’AADL qui précise le modus operandi : la suite des opérations va se décliner par tranche de 40 000 logements. Le choix préalable du site conditionne le paiement de la deuxième tranche. Le paiement de la troisième tranche donne lieu à une décision de pré- affectation et celui de la quatrième à la remise des clés.

AADL 3 ? Pas pour tout de suite 

Interrogé sur le lancement de nouveaux programmes, M.Belaribi répond en substance que  pour l’instant le plan de charge de 400 000 logements suffit «à faire le  bonheur» des responsables du programme AADL. AADL 3, ce ne sera donc pas pour tout de suite. Des commentateurs pressés ont conclu que la formule était condamnée et qu’elle «serait abandonnée à l’avenir au profit de la promotion immobilière privée ou publique». Une conclusion imprudente. L’éventualité de voir cohabiter à l’avenir la formule du logement social «gratuit» avec le seul «logement promotionnel», hors de portée pour la majorité de la population, est précisément la situation que les formules LSP d’abord et AADL ensuite, ont voulu éviter au cours des deux dernières décennies. Il est très peu probable que, même dans une situation financière plus compliquée, l’Etat renonce à un instrument qui  permets  de  favoriser l’accession des classes moyennes algériennes au logement. Il y a pour cela une bonne raison,  le prix de ce type de logement est désormais très loin d’être symbolique :«50 000 dinars par m2» en moyenne, selon le DG de l’AADL. Les bénéficiaires des programmes AADL se montrent également très disciplinés en matière de «paiement des charges et des loyers» et  M. Belaribi évoque à ce propos un taux de recouvrement de 90%.

Un nouvel enjeu: la gestion immobilière

La formule AADL a un autre mérite qui milite en faveur de son maintien. Qui a entendu parler de Gest-Immo ? C’est le nom de la filiale spécialisée de l’AADL dans le domaine de l’entretien du parc immobilier relevant de l’agence. La formule AADL se distingue du logement social (LPP) ou  du «logement social participatif» (LSP) et de leurs  limites bien connues par la qualité présumée de la construction et des charges «élevées» ( environ 2000 dinars par mois), destinées à assurer l’entretien et la maintenance du parc. L’une des principales innovations des logements destinés à la classe moyenne nationale est en effet l’insistance sur l’entretien des nouveaux immeubles qui est censée répondre à une attente formulée par une population plus exigeante sur le chapitre de l’hygiène et du confort. Pour l’instant, les résultats obtenus par la filiale spécialisée de l’AADL, en dépit de ses 1 500 employés, ne semblent pas à la mesure des attentes et de la contribution des copropriétaires. Ascenseurs en panne et dégradation des parties communes sont régulièrement dénoncées dans la presse. La croissance future de ce  parc de logements au cours des prochaines années va faire émerger un nouvel enjeu, jusqu’ici  largement sous estimé par les pouvoirs publics , à savoir celui de la gestion immobilière. Dans ce domaine, le DG de l’AADL compte apparemment beaucoup sur les micro-entreprises créées dans le cadre de l’Ansej auxquelles doivent être confiés à l’avenir «l’entretien des espaces verts et la réparation des ascenseurs».

Ne malmenez pas quelqu’un qui ne croit pas comme vous Par Aziz Benyahia

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Nous avions déjà au moins de juin 2016, abordé dans notre journal la question des Ahmadis et expliqué pourquoi il fallait tenir en méfiance cette organisation qu’il faut bien dénommer « secte », pour la simple raison que son credo s’inscrit dans une démarche marginale, hors du credo coranique. On doit en reparler aujourd’hui parce que ses adeptes subissent en ce moment une répression qui n’obéit ni aux recommandations coraniques en matière de tolérance, ni aux pratiques démocratiques dont on continue à se réclamer. Cependant la méfiance vis à vis des Ahmadis est plus que jamais nécessaire. Voici pourquoi.

 

En effet son fondateur Mirza Ghulam Ahmad s’est autoproclamé Messie après avoir reçu la révélation, dit-il. Difficile dans ce cas-là de le suivre dans son délire puisque l’Islam proclame que le Prophète Mohammed ( ASWS ) est l’ultime prophète : «  Mohammed n’a jamais été le père d’un de vos hommes, mais le messager d’Allah et dernier des prophètes. Allah est omniscient ». Coran 33/40

 

Nous avions écrit en juin 2016 que « la panoplie argumentaire, le succès relatif obtenu en Asie (10 millions d’adeptes dans le monde) et le comportement pacifiste des ahmadistes peuvent séduire les adeptes de nouvelles croyances dans un monde de plus en plus en demande de spiritualité. C’est la raison pour laquelle on a tendance à regarder les sectes avec attendrissement pour leur côté innocent, fragile et exotique…mais l’appréciation change dès qu’on s’attarde sur leur discours ou qu’on découvre la finalité de leur endoctrinement ».

 

La vigilance et la méfiance sont donc nécessaires aussi bien face aux sectes qu’aux manipulations à grande échelle orchestrées par les officines et les organisations au service de l’idéologie wahhabite, car les deux ont en commun le projet de déstabilisation de nos sociétés. Les deux possèdent des moyens financiers exorbitants qui leur permettent de pénétrer patiemment jusque dans nos maisons et dans nos écoles. Beaucoup d’observateurs s’interrogent sur la provenance des fonds considérables dont disposent les Ahmadis et qui leur permettent d’investir massivement en Afrique dans le social et dans les hôpitaux, les écoles etc…bref d’utiliser tous les moyens de séduction possible pour accompagner leur projet prosélyte. On doit se demander naturellement qui est derrière cette mouvance.

 

Cela dit, doit-on pour autant opter pour la manière forte pour les mettre hors d’état de nuire ? Faut-il continuer à diaboliser les Ahmadis et à les pourchasser par la violence sans craindre de contrevenir aux injonctions coraniques ?

Le risque existe et il nous paraît nécessaire de choisir le dialogue vigilant plutôt que la réponse brutale. C’est dans la tradition de l’islam de privilégier le dialogue et la bienveillance y compris avec des non-musulmans.

Un exemple :

 

Pendant le califat de ‘Umar Ibn al-Khattâb, les Musulmans ont suivi l’exemple du Prophète (Asws) lorsqu’ils ont signé un pacte avec le peuple d’Aelia (Jérusalem). ‘Umar leur a garanti la liberté de culte, ainsi que l’inviolabilité de leurs temples et de leurs rituels. Il déclara : « Ne prenez rien de leurs églises, ne les détruisez pas et ne portez pas atteinte à l’un d’eux. Ne prenez pas leurs biens, leurs croix ou leurs richesses. Ne les contraignez pas à quitter leur religion, et qu’aucun d’entre eux ne soit lésé, et que nul d’entre les Juifs ne vive à Aelia avec eux. »

 

D’autre part, si on se réfère à la parole sacrée, on sort encore renforcé dans notre souci de respecter l’image tolérante de l’islam et de la priorité donnée au dialogue.

 

« Si un idolâtre te demande asile accorde-le-lui afin qu’il puisse entendre la parole du Seigneur. Puis, fais-le parvenir en lieu sûr car les idolâtres sont des gens qui vivent dans l’ignorance ». Coran 9/6

 

« Et si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule et même communauté ». Coran 5/48

 

« Et si ton Seigneur l’avait voulu, tous les hommes peuplant la terre auraient, sans exception embrassé Sa foi. Est-ce à toi de contraindre les hommes à devenir croyants ». Coran 10/99

 

Le dialogue et la tolérance certes, mais la vigilance plus que jamais.

On dit toujours que le diable se niche dans les détails. Rappelons-nous le résultat catastrophique de l’arabisation intégrale improvisée au lendemain de l’indépendance, quand il a fallu recruter des « enseignants » en Egypte, en Syrie et en Irak, sans jamais se douter qu’ils avaient amené avec eux dans leurs bagages un virus qui continue de faire encore des rivages et qui porte un seul nom : le fondamentalisme islamiste. Il n’est pas incongru aujourd’hui de se poser la même question concernant les Ahmadis.

 

Si les Autorités algériennes ont choisi d’observer la plus grande vigilance à l’égard des sectes se réclamant de l’islam, elles sont parfaitement dans leur rôle et ne contreviennent en aucune façon aux injonctions coraniques. En revanche, elles doivent éviter la répression brutale et indifférenciée et privilégier la liberté de croyance et la liberté d’expression. Il est inadmissible de malmener quelqu’un qui ne croit pas comme vous sauf s’il est avéré qu’il poursuit un objectif qui représente un danger pour notre société et qui mette en péril sa cohésion. Autrement dit, on doit rester vigilant sans tomber dans la paranoïa, et demeurer inflexible dès qu’on subodore des manœuvres de propagande, d’endoctrinement et de déstabilisation, ou au service d’une intelligence étrangère, quelle qu’elle soit.

Aziz Benyahia

Front social/ Les syndicats autonomes comptent battre le pavé le 1er mai prochain

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Malgré les pressions, les syndicats autonomes de la Fonction publique ne baissent pas les bras. Réunis samedi à Alger, ils ont annoncé la reprise des «hostilités» avec les autorités dès les prochains jours. Une rencontre est d’ailleurs prévue le 08 avril prochain pour donner une réponse commune à l’avant-projet de loi sur le code du travail avant que les syndicalistes ne tentent une manifestation publique le 01 mai prochain à Béjaïa.

Si la manifestation, qui devait se dérouler le mois de mars, a été empêchée par la police, celle de Béjaïa aura un cachet particulier. El plus de se dérouler à la date de la célébration de la Journée internationale des travailleurs, elle interviendra trois jours seulement avant les élections législatives. Or, les autorités tiennent à ce qu’il n’y ait aucune fausse note durant la période préélectorale. C’est pour cela d’ailleurs que même ces syndicats autonomes, pourtant reconnus officiellement par l’administration, ont été empêchés de tenir leurs réunions à Alger.

En plus de ces actions publiques, les syndicalistes comptent peser sur l’orientation que prendra la nouvelle loi portant code du travail. Ils ont d’ailleurs été consultés, pour la première fois, par les autorités avant que le projet ne soit finalisé.

Essaïd Wakli

Histoire/ L’Algérie s’offre 600 documents lors d’une vente aux enchères en France

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Une collection de pas moins de 600 documents historiques relatifs à l’Algérie a été mise en vente aux enchères, vendredi dernier, à Toulouse, dans le sud-ouest de la France. C’est l’Algérie qui s’est adjugé le lot.

Selon le quotidien El Khabar, le gouvernement algérien a déboursé 94 000 euros (plus de 1,1 milliard de centimes) pour s’adjuger les documents mis en vente. Dans un communiqué, le ministère de la Culture indique que ce lot comporte, entre autre, des «livres, photographies, manuscrits et cartes géographiques» datant de l’époque allant de «la régence ottomane aux premières années de la colonisation française».

Des particuliers et des institutions françaises voulaient également acquérir cette collection dans laquelle on y trouve notamment des témoignages originaux de généraux français lors des premières années de la colonisation et des études liées à la sociologue du pays.

Ce sont le directeur général de l’Entreprise nationale des arts graphiques (Enag), le directeur général par intérim de la Bibliothèque nationale et un représentant du consulat d’Algérie à Toulouse ont été chargés de mener l’opération d’achat.

Il est certain que l’Algérie, qui a considéré cette action comme étant une affaire de «souveraineté nationale», était prête à payer n’importe quel prix pour acquérir ces documents dont, précise-t-on du côté du ministère de la Culture, la valeur historique a été évaluée. Maintenant, reste à savoir si les autorités vont mettre ces documents historiques au service des chercheurs et historiens pour les étudier.

Elyas Nour

WEB TV/ L’histoire d’un Algérien lésé parce que ses cousins sont… des hauts responsables

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Mohamed Zergrass est un citoyen algérien qui vient d’hériter d’une parcelle de terrain au niveau de la commune des Eucalyptus à Alger. Mais cet héritage tourne au cauchemar car son oncle et ses enfants lui imposent rapidement un diktat qui nuit à ses intérêts. Après avoir saisi les autorités, la justice et les services de sécurité, il n’a jamais été rétabli dans ses droits. Pour quelle raison ? Ses cousins sont le Procureur de la Cour de Blida et le conseiller du ministère de l’Intérieur. Soulignons qu’Algérie-Focus a joint au téléphone Abdelkader Zergrass, l’une des personnes incriminées dans cette vidéo. Et ce dernier n’a pas souhaité que nous rapportons ses explications et ses versions des faits. Il s’est contenté de nous assurer qu’il répondra à ces accusations par le biais de la « justice ».

Mascara/ Une banque bloquée pendant 21 jours et toutes les entreprises en pâtissent

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A Mascara, à l’ouest du pays, une agence de la Banque Locale du Développement (BDL) a causé d’énormes préjudices à plusieurs entreprises de la région. Pendant 21 jours toutes les opérations bancaires sont bloquées au niveau de cette banque, l’une des plus importantes de toute la wilaya de Mascara. 

Aucune entreprise ne peut déposer un chèque ou l’encaisser. Les opérations financières sont suspendues en raison d’une mise à jour du système informatique de la banque, arguent les responsables locaux de la BDL. Un argument qui ne rassure personne à Mascara puisque le problème durent depuis… 21 jours ! « Nous sommes gravement touchés par ce souci. Nous ne pouvons plus recevoir de l’argent et nous sommes à découvert. C’est anormale qu’une telle situation dure aussi longtemps », confie un entrepreneur de cette région. Il n’est pas le seul à souffrir de cette anomalie. Et pour l’heure, cette situation ne semble guère évoluer vers le meilleur.