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Agriculture/ Enorme investissement d’un organisme arabe

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L’Instance arabe d’investissement et de développement agricole (IAIDA) vient de mettre sur la table un milliard de dollars  afin de mettre en œuvre un projet agricole similaire à celui initié par les Américains à El-Bayadh. Le gouvernement lui a attribué, pour ce faire, 20 000 hectares de terres à Tiaret et à El Menia, dans la wilaya de Ghardaïa.   

Le directeur du Centre arabo-africain d’investissement et de développement (CAAID), Amin Boutalbi, a révélé, ce mardi, sur les ondes de la radio nationale, que «l’IAIDA vient de mettre officiellement un pied en Algérie en mettant sur la table une enveloppe d’un milliard de dollars pour la mise en œuvre d’un projet agricole. L’État algérien vient d’ailleurs d’attribuer à cet organisme, 10 000 hectares de terres à Tiaret, et 10 000 autres à El Menia».

L’ambition de cette instance, explique le même responsable, est de mettre en œuvre un projet similaire «au méga projet algéro-américain dans la wilaya El-Bayadh», ajoutant que la CAAID, dont il est directeur, ambitionne d’attirer des investisseurs de la même nature que l’IAIDA.

En outre, le même responsable a fait savoir qu’une délégation représentant l’IAIDA se rendra en Algérie, le 9 avril en cours, avant d’effectuer une nouvelle visite fin avril, pour finaliser l’accord et ce en présence du ministre de l’Agriculture,  Abdesslam Chelghoum, et le directeur de la BADR.

Massi M.

Dérapage misogyne et sexiste/ Le directeur de l’Expression insulte Houda Iman Feraoun

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L’édito de ce mardi 4 avril publié dans les colonnes du quotidien francophone l’Expression suscite une véritable polémique sur les réseaux sociaux. 

« Du haut de ses escarpins Zara, cette femme sent le crottin ». Cette phrase avec laquelle Ahmed Fattani a commencé son édito est au coeur d’une véritable polémique. Pour dénoncer le bilan médiocre de Houda Iman Feraoun, le directeur de l’Expression a recouru à des termes inélégants qui laissent transparaître une misogynie crasseuse. Si certains griefs avancés par Ahmed Fattani sont parfaitement crédibles, le vocabulaire volontaire machiste employé par un journaliste, de surcroît expérimenté, porte atteinte à l’intégrité morale de la ministre et viole la déontologie journalistique.

Une femme ne peut être aucunement réduite à ses habits ou à ses traits physiques. Une femme ministre est d’abord critiquable pour ses actions et son programme. Et pourtant, Ahmed Fattani prend le soin de noter que Houda Imane est aguichante et séduisante. Le fantasme érotique prend rapidement le dessus sur l’objectivité journalistique. Le directeur de l’Expression a certainement le droit de critiquer celle qu’il qualifie de « la Duchesse de Sidi Bel Abbès ». Mais une « Duchesse » qui sent le « crottin », mais qui demeure tout de même « séduisante » et « aguichante », n’a pas sa place dans un édito.

Affaire opposant Idir Tazerout à un salafiste/ Six mois de prison ferme requis contre lejournaliste

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Le tribunal d’Azazga dans la wilaya de Tizi-Ouzou, a requis dimanche 2 avril, une peine de six mois de prison ferme assortie d’une amende de 50 000 DA à l’encontre du journaliste Idir Tazerout pour s’être opposé à la monté du salafisme dans son village d’Aghribs.

Le tribunal d’Azazga a requis,dans l’affaire dite «Daech dans mon village», six mois de prison ferme et une peine de 50 000 DA contre Idir Tazerout. Le journaliste avait publié, au mois de novembre dernier, un post sur sa page Facebook dénonçant la main mise des salafistes sur les lieux de culte dans son village à Aghribs.

Dans ce post, le journaliste avait révélé qu’il avait fait l’objet de menaces de la part de ces mêmes salafistes qui projetaient de prendre possession d’une mosquée en construction. Un individu faisant partie de ce groupe de s d’extrémistes religieux avait alors déposé une plainte conte M. Tazerout pour diffamation. L’avocat du journaliste, Me Amar Zaïdi, a plaidé l’absence de preuves matérielles pouvant conforter les accusations du plaignant. L’affaire est mise en délibéré pour le dimanche 9 avril.

M.M.

Photos. Où sont partis les 870 millions de dollars investis par l’Algérie ?/ L’incroyable état de délabrement de la zone industrielle d’Ouargla

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Ouargla, la capitale de l' »or noir » en Algérie, fait fuir les investisseurs et rebute les prétendants qui veulent y implanter des projets industriels. Et pour cause, sa seule et principale zone industrielle connait un état de délabrement très alarmant. Le foncier industriel, recherché désespérément dans les autres régions du pays, est saccagé et détruit sous les yeux des autorités locales et du ministère de l’Industrie d’Abdesslam Bouchouareb qui ne bouge nullement le petit doigt pour arrêter ce « massacre ».

Les photos parlent d’elles-mêmes. Des hangars pillés, des locaux détruits, des anciennes usines et entreprises entièrement ruinées, la zone industrielle située au coeur de la ville d’Ouargla, à la rue de Ghardaïa plus précisément, est le parfait symbole de la faillite de la gouvernance économique de notre pays. Naguère avec ses entreprises comme Enaditex, Etrapmo, ONACO,  Enafroid ou Sonitex, cette zone procurait du travail à des milliers de personnes lançant ainsi le développement économique en plein coeur du Sahara algérien. Aujourd’hui, malheureusement, cette zone se vide de ses entreprises et n’attire aucun investisseur en raison de son délabrement. Une situation catastrophique causée par la mauvaise gouvernance locale et une direction de l’Industrie à laquelle personne ne demande des comptes.

Ni routes bitumées, ni infrastructures dignes de ce nom, ni équipements publics pour revaloriser cette zone, l’abandon est total. Un gâchis qui intervient au moment où le gouvernement essaie de nous faire croire qu’il veut réindustrialiser le pays pour se libérer de la dépendance vis-à-vis du pétrole en pleine crise financière. Des vœux pieux. Rappelons enfin que l’Algérie dispose actuellement de 72 zones industrielles couvrant une superficie de plus 12 000 hectares. En 2012, 87,703 milliards DA, à savoir près de 870 millions de dollars, ont été débloqués pour aménager et gérer 42 nouvelles zones industrielles. Jusqu’à aujourd’hui, on ne sait toujours pas comment tout cet argent a été utilisé, géré et investi. Monsieur Abdesslam Bouchouareb  vend aux entreprises de nouvelles zones industrielles alors que les anciennes demeurent inexploitées et abandonnées. Une situation qui soulève de nombreuses interrogations sur la transparence de la gestion du foncier industriel de notre pays.

 

 

Atteintes à la liberté de la presse/ RSF charge Hamid Grine

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L’organisation Reporters Sans Frontières (RSF) a émis de sévères critiques à l’encontre de la « charte » adressée par le département de Hamid Grrine à l’ensemble des médias algériens dans le cadre de la couverture médiatique des élections législatives du 4 mai prochain. Selon RSF, le pouvoir algérien cherche à museler les médias à la veille de ce rendez-vous électoral.  

«Le gouvernement algérien, au nom d’une soi-disant éthique, cherche en fait à bâillonner les journalistes à la veille des prochaines élections», a affirmé Virginie Dangles, responsable à RSF, dans communiqué intitulé Nouvelle dérive autoritaire du gouvernement algérien envers la presse à l’approche des élections, mis en ligne lundi, sur le site Internet de l’ONG.

Le communiqué met en relief des atteintes graves à la liberté de la presse tout en soulignant un paternalisme inadéquat de la part du ministre de la Communication. « Le ministre de la Communication, Hamid Grine, a adressé aux médias le 28 mars 2017 deux documents pour le moins choquants. En plus d’user d’un ton paternaliste et inapproprié, la charte interdit aux médias de “donner la parole aux personnes appelant au boycott” (article 2), “de faire des télé-trottoirs durant la campagne électorale” (article 7) ou encore de “diffuser des débats et déclarations politiques, susceptibles de porter atteinte à la sécurité publique et à l’État et/ou pouvant donner lieu à des dérapages contraires à l’éthique journalistique et politique” (article 10) », souligne le communiqué.

Mme Dangles a par ailleurs évoqué les dispositions de la nouvelle loi fondamentale garantissant la liberté de la presse (Art 41 ter), ainsi que la liberté de l’information (Art 41 quarter). L’Algérie a également ratifié depuis 1989 le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), souligne-t-elle, ajoutant que ce traité protège dans son article 19 la liberté d’expression.

RSF invit en outre «les journalistes algériens à consulter leur guide pratique du journaliste en période électorale, édité en 2015 avec l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) et destiné aux professionnels amenés à couvrir une période sensible de la vie politique algérienne».

Massi M.

La gifle de Kigali Par Abdou Semmar

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En Algérie, le Noir africain noir est moqué, méprisé, insulté, maltraité et rejeté. Jamais au grand jamais, le racisme anti-subsaharien n’a été aussi puissant, aussi enraciné dans notre société. La presse, les gendarmes, la police et même les députés et les hauts responsables banalisent ce racisme et trouvent des justifications aux dérives dont sont victimes les migrants subsahariens dans notre pays. 

L’Algérien n’aime pas l’Afrique. Il ne se sent pas africain. Il se sent arabe, musulman, berbère, mais en aucun cas africain. Et en tournant le dos au continent qui promet les plus belles perspectives de croissance dans le monde, les Algériens ratent une opportunité précieuse pour entrer dans la modernité. Une opportunité que vient de nous voler le petit Rwanda. Un petit pays de l’Afrique australe cent fois plus petit que l’Algérie. Le Rwanda ne fait même pas la taille de la wilaya d’Alger. Un pays qui a connu, en 1994, l’un des génocides les plus terribles de l’histoire de l’humanité. Plus de 800 mille morts en quelques heures. Des personnes massacrées avec une cruauté sans pareille.

Pourtant, en dépit de tous ces épisodes malheureux, le Rwanda a enclenché un processus de croissance très dynamique. Sous la coupe du président Paul Kagamé, un dirigeant certes controversé mais ô combien efficace,  ce petit pays se métamorphose et se distingue par une bonne gouvernance. Ce petit pays enclavé de 12 millions d’habitants connaît un essor certain, reléguant ses traumatismes au rang de fâcheux souvenir. Et aujourd’hui, tout semble bien marcher car la croissance culmine à 6,8% en 2016, après avoir atteint 6,9 en 2015, et 7% en 2014. Des performances rendues possibles notamment grâce au secteur des services et à l’agriculture.

Ces « Noirs méprisés » par les Algériens ont lancé aujourd’hui l »écosystème de la connaissance ». En effet, alors que la grande Algérie riche et prospère par ses pétrodollars abandonne ses universités à la pénurie des moyens pédagogiques, le petit Rwanda lance l’ambitieux projet d’un institut africain pour les sciences mathématiques (AIMS). Pour un simple financement de 50 à 60 millions de dollars sur cinq ans, la capitale rwandaise s’offre le plus important institut de recherche de tout le continent. Kigali accueillera même le prochain « Next Einstein forum » en 2018…

Grâce à cet institut, le Rwanda accueillera le physicien belge François Englert, lauréat du prix Nobel, ainsi que le cosmologiste sud-africain Neil Turok. Scientifique de premier plan basé au Canada, ce dernier a fondé, en 2001, l’AIMS au Cap, en Afrique du Sud, avec le projet d’en faire une petite école destinée à dispenser une formation scientifique d’excellence à de jeunes Africains venus de tout le continent. Avec à peine 50 à 60 millions de dollars, le petit Rwanda a franchi un pas important sur la voie de la modernité. Sa cote auprès des investisseurs ne cesse de croître et son image de pays dynamique séduit de plus en plus les investisseurs. Comme quoi, il ne faut ni des réserves de changes, ni des pétrodollars, ni du gaz de schiste pour développer un pays. Au pays de Kagamé, cette philosophie donne des fruits. Au pays de Bouteflika, on préfère toujours jeter des milliards dans les grandes mosquées, les logements sociaux, les subventions tous azimuts ou les équipements militaires et le recrutement des policiers, alors que la connaissance est… tout bonnement ignorée. A coup sûr, le bon sens n’est pas la chose la mieux commune en Algérie.

Apologie du terrorisme/ Un salafiste arrêté pour diffusion de vidéos de Daech sur les réseaux sociaux

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Partager une vidéo de Daech ou tout autre groupe terroriste peut conduire en prison. Les services de sécurité suivent de très près le comportement de certains militants et sympathisants du courant salafiste sur les réseaux sociaux. C’est ainsi qu’un salafiste d’Aïn Témouchent a été arrêté.

Un salafiste de la ville d’Aïn Témouchent ayant partagé des vidéos de Daech sur les réseaux sociaux sera prochainement présenté devant le procureur de la République près du tribunal d’Oran pour le chef d’accusation d’apologie d’actes terroristes. Cet individu était, selon toute vraisemblance, dans le viseur des services de sécurité puisqu’il a été pris en flagrant délit dans un cybercafé.

L’individu en question était, selon la sûreté de la wilaya d’Aïn Temouchent, en contact avec d’autres personnes, tant en Algérie qu’à l’étranger, avec lesquelles il échangeait des vidéos et photos glorifiant les «exploits» de Daech. Après l’arrestation, la police a découvert sur son téléphone et ordinateur un grand nombre de fichiers similaires.

Elyas Nour

Hooliganisme/ Vers l’interdiction d’accès au stade aux supporters violents

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Les membres de la Commission nationale exécutive de la prévention et de la lutte contre la violence dans les infrastructures sportives se sont réunis, hier, à Alger, pour «étudier» un projet de décret «fixant les modalités d’établissement et de mise à jour du fichier national des personnes interdites d’accès dans les infrastructures sportives». Un texte qui va voir le jour prochainement et qui est censé contribuer à la lutte contre la violence dans les stades.

Jusque-là, quoi qu’il se passe, les services de sécurité n’ont pas la latitude d’interdire à un supporter d’accéder au stade. La mise en pratique d’une telle décision risque d’être compliquée. En Europe, par exemple, les services de sécurité disposent de locaux qui accueillent les personnes interdites d’accès au stade du début du match de leurs équipes favorites jusqu’au coup de sifflet final de l’arbitre. Et si le concerné ne se présente pas, un mandat d’arrêt est lancé à son encontre. Un moyen jugé très dissuasif.

Cela sera-t-il possible en Algérie ? Il faut dire que le transfert de la sécurisation des stades de la police vers les clubs recevant via des stadiers a été jusque-là un échec. Les derniers, n’étant pas formés pour une telle mission, sont souvent recrutés parmi les supporters. Plus d’une fois, les policiers ont du réinvestir l’intérieur des stades pour rétablir l’ordre.

Elyas Nour

Sonatrach/ Bouterfa affirme que le nouveau PDG a été nommé par Bouteflika

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Près d’un mois après le changement opéré à la tête de la Sonatrach, le ministre de l’Energie donne sa version des faits. Il attribue la nomination d’Abdelmoumen Ould Kaddour à la place d’Amine Mazouzi à Bouteflika.

Selon Nouredine Bouterfa, en visite lundi à Bouira, «c’est le président de la République qui a décidé de ce changement». Il a omis de préciser que, pour l’instant, aucun décret présidentiel n’est signé dans ce sens. «Ce changement permettra un nouveau démarrage pour la société», a expliqué le ministre qui n’a pas voulu s’expliquer sur les antécédents judiciaires de Moumen Ould-Keddour.

Le nouveau PDG de Sonatrach a séjourné en prison, en 2009, pour « divulgation de documents secrets». Il a été condamné à trois ans de prison par le tribunal militaire de Blida pour des faits qui remontent à l’époque où il était PDG de Brown and Root Condor (BRC ), société mixte algéro-américaine dissoute en 2007 par le chef de l’Etat. Une dissolution qui a entraîné l’extinction de tous les scandales liés à la gestion de cette entreprise dont est actionnaire le géant américain Anadarko.

Selon des informations données par le quotidien El Watan, le limogeage d’Amine Mazouz s’est fait dans la discrétion la plus totale. Le ministre, Nouredine Bouterfa, a appelé l’ancien PDG pour lui demander de convoquer, pour le lendemain, une réunion du conseil d’administration durant laquelle «une communication» allait être faite. Le jour J, le ministre s’est présente à la rencontre flanqué du nouveau PDG. L’affaire a été pliée en quelques minutes.

Essaïd Wakli

Education nationale/ Les tenues salafistes interdites dans les écoles

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Les tenues salafistes, souvent d’inspiration afghane et saoudienne, sont désormais interdites dans les écoles. C’est la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghabrit elle-même qui a affirmé cela lors d’une conférence de presse, animée lundi, à Alger.

Interrogée sur la réalité de l’interdiction des accoutrements salafistes par certains responsables de son secteur, Mme Benghebrit a confirmé l’information. «Nous appliquons une directive de la direction générale de la Fonction publique », précise la ministre de l’Education. Interrogée sur le fait de savoir si cela concerne les salafistes, la ministre a eu une réponse très claire: «Oui, vous avez tout compris».

Par ailleurs, Mme Benghebrit a démenti les informations selon lesquelles la rentrée scolaire aura lieu au mois d’août. Les élèves retrouveront les bancs de l’école le 04 septembre. Par contre, les fonctionnaires reprendront le travail le 31 août, a-t-elle indiqué. Les vacances d’hiver et de printemps ne changeront pas.

Sur un autre plan, la première responsable de l’Education nationale a confirmé qu’un concours de recrutement des enseignants aura lieu le 29 juin prochain. Le nombre exact de personnes à recruter n’est pas précisé parce que le ministère puisera d’abord dans les listes d’attente de ceux qui ont concouru l’an passé. Par contre, pour combler le vide, le ministère va organiser un concours. Globalement, ce sont 10 000 postes budgétaires qui seront ouverts. D’autant plus que l’école ouvrira de nouvelles filières, puisque les langues russe, turque et chinoise seront enseignées dans les lycées dès la rentrée prochaine.

Pour la première fois depuis plusieurs années, les cours vont s’arrêter, dans les lycées, le 26 avril prochain ; un signe que les programmes sont épuisés. Le temps restant sera consacré à la préparation du Bac.

Essaïd Wakli