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Exclusif. Mohamed Hamzaoui, le juge bourreau de Karim Tabbou, faisait l’objet de plusieurs plaintes pour corruption et harcèlement sexuel

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Mohamed Hamzaoui, le président de la 5e chambre correctionnelle de la Cour d’Alger, est le juge qui avait décidé de manière arbitraire et sans respecter la moindre disposition judiciaire de prolonger l’emprisonnement de Karim Tabbou de 6 mois supplémentaires. Un verdict inédit et inhumain, au regard de l’état de santé inquiétant de l’opposant algérien et des circonstances immorales dans lesquelles s’est déroulé ce procès, qui avait suscité un scandale international puisque l’Algérie avait condamné et critiqué par de nombreuses organisations internationales de protection des Droits de l’Homme. 

Mais le juge Mohamed Hamzaoui n’est pas à son premier scandale. Ce juge fait l’objet depuis plusieurs années de plusieurs plaintes pour corruption, abus de fonctions, trafic d’influence et… harcèlement sexuel,  a appris Algérie Part au cours de ses investigations. En effet, Mohamed Hamzaoui, originaire de la ville de Cherchell, était le procureur de la République Adjoint à la Cour de Djelfa de 2006 jusqu’à 2010. Il était le bras droit d’un certain Abdelhafid Djarir, l’actuel directeur des affaires judiciaire et juridique au ministère de la justice, qui était à l’époque le procureur de la République principal de la Cour de Djelfa.

Mohamed Hamzaoui était le principal homme de main d’Abdelhafid Djarir et il lui servait d’intermédiaire avec les notables de Djelfa désireux de payer en monnaie sonnante et trébuchante des interventions pour régulariser leurs problèmes avec la justice algérienne. Il s’avère que Mohamed Hamzaoui a beaucoup abusé de sa proximité avec Abdelhafid Djarir suscitant ainsi le mécontentement de plusieurs personnalités de la wilaya de Djelfa. Des plaintes sont rapidement déposées contre le procureur de la République adjoint Mohamed Hamzaoui pour corruption, trafic d’influence ou abus de fonction.

Abdelhafid Djarir tente à chaque fois d’étouffer le scandale pour protéger son poulain.  Mais la situation n’est pas tenable. Le ministère de la Justice intervient et finit par décider de transférer Mohamed Hamzaoui à la Cour de Blida en 2011-2012 où il était nommé président de la chambre correctionnelle de cette Cour de Blida. Mais là encore, Mohamed Hamzaoui va rapidement défrayer la chronique et provoquera un scandale de moeurs dans lequel il jouera le premier rôle.

Et pour cause, le magistrat Mohamed Hamzaoui va harceler sexuellement et à plusieurs reprises des magistrates qui ne vont pas se laisser faire et dénonceront ouvertement son comportement immoral. Cette fois-ci, personne ne pourra protéger Mohamed Hamzaoui qui est amené à quitter ses fonctions à la Cour de Blida pour se retrouver simple conseiller à la Cour d’Alger, une voie de garage qu’il doit emprunter pour ne pas se retrouver devant le conseil de discipline du conseil supérieur de la magistrature (CSM).

Au grand bonheur de Mohamed Hmazaoui, son ancien mentor Abdelhafid Djarir monte en puissance au ministère de la Justice grâce à Belkacem Zeghmati. Abdelhafid Djarir devient le 10 juin 2019 le  directeur des affaires judiciaire et juridique au ministère de la justice. C’est lui le véritable cerveau qui a dessiné du controversé mouvement annuel opéré dans le corps de la justice en octobre 2019. Il exerce une énorme influence sur le ministre Belkacem Zeghmati et joue un rôle incontournable dans la répression déployée par les autorités judiciaires à l’encontre des militants et activistes du Hirak.

Abdelhafid Djarir remet Mohamed Hamzaoui sur les rails et défend sa nomination à la tête de la 5e chambre correctionnelle de la Cour d’Alger. Le mardi 24 mars dernier, Mohamed Hamzaoui renvoie l’ascenseur à son mentor et applique à la lettre le mot d’ordre consistant à infliger un emprisonnement arbitraire à l’infortuné Karim Tabbou qui risque, désormais, de ne pas survivre à ses conditions de détention en raison de ses graves problèmes de santé.

Coronavirus – Que Cache l’Offre du Milliardaire Chinois Jack Ma à l’Algérie ?

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Près de 3 000 cas de personnes contaminées par le coronavirus ont été signalés parmi les 1,2 milliard de personnes vivant sur le continent africain, un nombre relativement faible qui s’explique par le peu de tests effectués jusque-là, faute de moyens.

Le milliardaire chinois fondateur du groupe AliBaba, Jack Ma, avait alors promis la distribution de plus d’un million de kits de test du coronavirus et de tonnes de vêtements de protection pour l’Afrique.

Le 22 Mars 2020, le Premier Ministre éthiopien Abiy Ahmed Ali a tweeté ses remerciements à Jack Ma, déclarant que le matériel de prévention contre le COVID -19 était arrivée à Addis-Abeba en Ethiopie, comprenant 1,1 million de kits de test, 6 millions de masques et 60 000 combinaisons de protection à distribuer dans tout le pays.

Dès le 23 Mars la distribution fut organisée pour aller dans presque tous les pays d’Afrique en passant par l’Égypte, le Soudan, l’Afrique du Sud, le Nigéria, le Soudan le Ghana…

La distribution du matériel médical offert est centralisée par les Centers for Disease Control and Prevention ( Africa CDC ) de l’Union africaine basé en Éthiopie.

C’est donc hier que l’Algérie a bénéficié de ses kits et du matériel médical dédié.

En effet, un Boeing cargo de l’Ethiopian Air Lines, a traversé hier l’espace aérien algérien, afin d’acheminer ce qui probablement est une partie de l’aide de Jack Ma, prévue au gouvernement algérien.

L’Algérie, qui a cruellement besoin d’équipements, de dispositifs médicaux et de kits de tests du Coronavirus, a déjà reçue une aide de la Chine et de la France.

Mais la question qui se pose est quel véritable intérêt a le magnat de 55 ans, patron de la plateforme de vente AliBaba et homme le plus riche de Chine, à travers ce geste alors qu’il n’a aucune relation commerciale avec l’Algérie et nombre de pays africains ?

Il est d’ailleurs surprenant que Jack Ma n’ait jamais au préalable aidé les 26 millions de personnes vivant avec le virus du Sida dans la région, ou ces près de 60 millions d’enfants du continent noir, dont la croissance a été ralentie en raison de la malnutrition…

Aucun des pays africains n’a refusé pour l’heure, l’aide inespérée du patron d’Alibaba.

Simple don?

Bachir Outaghani

Exclusif. Les chinois ont envoyé à l’Algérie près de 10 mille kits de dépistage, 18 médecins et des pièces de rechange pour les réanimateurs artificiels

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L’avion qui transporte des aides médicales envoyées par la Chine à l’Algérie va atterrir à Alger vers 17 H 30, a appris Algérie Part au cours de ses investigations.  A bord de cet avion d’Air Algérie, la Chine a dépêché une équipe médicale composée de 18 soignants dont des médecins et des infirmiers spécialistes de la lutte contre le nouveau coronavirus le COVID-19. 

Cette délégation médicale expérimentée travaillera essentiellement dans la région de Blida où elle doit former et encadrer les médecins algériens submergés et dépassés par le nombre croissant de patients contaminés au coronavirus qu’il faut prendre en charge en toute urgence.Les médecins chinois travailleront sous la coupe du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du Coronavirus, signalent nos sources.

Cependant, les chinois viendront à Alger avec des équipements médicaux précieux qui manquent cruellement en Algérie. Il s’agit, surtout, de pas moins de 10 mille kits de dépistage au coronavirus qui vont sauver les hôpitaux algériens incapables de dépister tous les cas suspects en raison des pénuries successives et chroniques de ces kits gérés par l’Institut Pasteur d’Alger et la Pharmacie centrale des Hôpitaux (PCH).

Grâce à ces kits de dépistage, les médecins algériens pourront enfin dépister les cas suspects présentant tous les symptômes du coronavirus. Ces kits sont essentiels pour améliorer la prise en charge des patients algériens et améliorer l’efficacité de la stratégie algérienne en souffrance face à la pandémie du coronavirus.

Signalons enfin que les aides chinoises comportent aussi un certain nombre de respirateurs artificiels et des pièces de rechange qui permettront d’assurer la réparation de plusieurs respirateurs en panne depuis de nombreux mois en Algérie. L’arrivée de la délégation chinoise et des aides médicales soulageront l’Algérie désarmée et impuissante face à cette pandémie qui met à dure épreuve son système de santé très fragile et sous-développé.

 

Confidentiel. Le général-major Ali Mohamed est bel et bien décédé du nouveau coronavirus COVID-19

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Stupeur et choc à l’hôpital militaire d’Ain Naadja. L’ex- Chef d’Etat-Major des Forces de Défense Aérienne, Ali Mohamed, est bel et bien mort dés suites de sa contamination au coronavirus COVID-19, a-t-on appris auprès de l’entourage et amis de cet ancien haut gradé de l’armée algérienne. 

Selon nos sources, le général-major Ali Mohamed est mort dans la nuit du mercredi à jeudi dernier des conséquences de sa détérioration de son état de santé provoquée par les symptômes du coronavirus COVID-19. Le général-major Ali Mohamed a été diagnostiqué positif au coronavirus au début de la semaine passée. Au service infectiologie de l’hôpital militaire Ain Naadja on a demandé au général-major Ali Mohamed de rester à l’isolement chez-lui dans son domicile situé dans une localité de la wilaya de Blida, foyer principal de la pandémie du coronavirus.

Malheureusement, quelques jours plus tard, son état de santé s’est aggravé et une détresse respiratoire le met en péril. Transféré en urgence à l’hôpital militaire d’Ain Nadjaa pour qu’il soit placé en réanimation, l’ex-chef des forces aériennes militaires algériennes n’a pu survivre à sa détresse respiratoire et il décédera quelques heures plus tard après avoir sombré dans un profond coma.

Son décès a suscité une vague d’émotion au sein du milieu des retraités de l’ANP. Paix à son âme et toutes nos condoléances à sa famille.

 

Révélations. La PCH, cette institution minée par la corruption et le favoritisme, qui ralentit la lutte contre le coronavirus en Algérie

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La Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) est une institution méconnue de l’opinion publique en Algérie. Et pourtant, elle joue un rôle majeur car c’est elle qui a pour mission d’approvisionner les hôpitaux de divers médicaments. La Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) est une institution publique étatique relevant du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. La PCH compte quatre directions régionales, à savoir : Alger, Annaba, Oran et Biskra. La PCH fournit environ 588 produits pharmaceutiques destinés notamment aux hôpitaux, aux cliniques privées et d’autres institutions telles que la Protection civile et autres.

Depuis le début de la pandémie du coronavirus en Algérie avec l’apparition du premier cas le 26 février dernier à Blida, la PCH joue un rôle centrale dans le plan d’urgence actionné par les autorités algériennes pour endiguer la propagation de ce virus mortel du COVID-19 qui a fait jusqu’à aujourd’hui vendredi 27 mars au moins 25 morts et près de 400 cas confirmés à travers 36 wilayas. C’est, en effet, la PCH qui est officiellement chargée de fournir aux hôpitaux et différents établissements les moyens de protection contre le coronavirus comme les masques, les gants chirurgicaux, les camisoles ou tenues ainsi que les blouses médicales sans oublier les fameux kits de dépistage nécessaire à l’identification du COVID-19. Ces kits de dépistage sont gérés conjointement en Algérie par l’Institut Pasteur et la PCH. Mais c’est toujours la PCH qui peut uniquement les distribuer aux hôpitaux algériens.

La PCH exerce de ce fait un monopole absolu sur la distribution des équipements médicaux et kits de dépistage au profit des hôpitaux algériens. Il faut savoir que pas moins de 13 % du budget global du secteur de la Santé est dédié à  la Pharmacie centrale des hôpitaux  (PCH). Le budget du secteur de la Santé a atteint plus de 560 milliards DA en 2020, soit l’équivalent de 5 milliards d’euros. Près de 600 millions d’euros sont donc directement dédiés à la PCH. Un budget colossal qui peut augmenter comme baisser d’une année à une autre. A titre d’exemple, en 2018, la PCH a géré un programme d’importation de l’équivalent de 850 millions d’euros !

Ainsi, plus de 571 établissements de santé et 48 établissements sous  tutelle du ministère de la Santé dépendent entièrement de la PCH pour s’approvisionner en médicaments et équipements médicaux. Aujourd’hui, en pleine crise sanitaire provoquée par la pandémie du coronavirus, cette dépendance est plus que jamais accentuée puisque mêmes les dons citoyens comm les masques et équipements offerts par des bienfaiteurs privés doivent être obligatoirement transférés vers la PCH comme le dit une note du ministère de la Santé émise le 23 mars dernier.

Il s’avère, malheureusement, que la PCH est le maillon faible de la chaîne dans cette lutte féroce que mène l’Algérie contre la pandémie du nouveau coronavirus. C’est la PCH qui peine à répondre aux demandes des hôpitaux algériens les plus exposés à la pandémie à l’image des hôpitaux de la wilaya de Blida comme les EPH de Boufarik et de Blida. Ces hôpitaux manquent cruellement au quotidien de kits de dépistage, de masques, de moyens de protection et d’équipements sophistiqués comme les respirateurs artificiels pour augmenter la capacité de leurs lits de réanimation.

Ce n’est pas l’argent qui manque. Mais la bonne gestion fait entièrement défaut à la PCH. Pourquoi ? Parce que la PCH est minée depuis très longtemps par les fléaux de la corruption et du favoritisme. La PCH a été, malheureusement, dirigée comme une entreprise privée familiale par son ancien directeur général, M’hamed Ayad qui est resté dans ses fonctions pendant pas moins de 10 ans même s’il a été enlevé une première fois en 2009, il retrouvera les commandes de la PCH en 2014 sur fond de scandales financiers dévoilés par un rapport de l’Inspection générale des Finances (IGF) qui avait dénoncé la gestion opaque des produits pharmaceutiques (enregistrement et délivrance d’autorisation de mise sur le marché et attribution de marché pour l’approvisionnement de la PCH).

A l’époque, L-l’une des infractions commises par la PCH était « d’avoir autorisé la soumission à l’appel d’offres de la PCH 2013 de certains médicaments enregistrés par la direction de la pharmacie et ne disposant pas d’autorisation de mise sur le marché (AMM) dans le pays d’origine, une condition exigée pourtant pour l’enregistrement, et d’autres médicaments dont les décisions d’enregistrement ont expiré », avait noté le rapport de l’IGF.

A la tête de la PCH, M’hamed Ayad ne fera pas mieux. Pis encore, il instaure le népotisme comme une pratique totalement banalisée. Preuve en est, M’hamed Ayad recrute deux de ses fils à la PCH alors que leur niveau d’instruction ne leur permet nullement d’occuper des postes de responsabilité à la PCH. L’ancien DG de la PCH a recruté aussi deux de ses frères. L’actuel directeur commercial de la PCH est le cousin germain de M’hamed Ayad. Avec un simple niveau de 9e année, ce cousin bien choyé se retrouve aujourd’hui le président de la commission interne des marchés. Algérie Part a pu confirmer au cours de ses investigations que la PCH compte dans ses rangs de directeurs et cadres dirigeants pas moins de 5 personnes qui n’ont même pas le baccalauréat.

M’hamed Ayad ne se contentera pas du favoritisme puisqu’il versera dans les marchés douteux et les pratiques financières opaques. Preuve en est, en 2017, un marché important d’acquisition de quantités considérables de bistouri, un instrument utilisé en chirurgie pour faire des incisions, l’ex-patron de la PCH et sa clique ont écarté le laboratoire belge SMI A.G qui avait une offre de produits de qualité avec un bon rapport qualité-prix. La PCH a préféré choisir effectué la totale des commandes auprès d’une mystérieuse société algérienne privée appelé Expensimed qui facturait beaucoup plus cher.

En 2016, c’est la direction générale de la PCH qui a permis aux fils d’Abdelghani Hamel, l’ex-puissant patron de la DGSN, de s’enrichir gracieusement dans le secteur de la Santé. Et pour cause, c’est la PCH qui a permis à la société Techno Pharma, basée à Oran et appartenant aux enfants de Hamel, d’obtenir des marchés de gré à gré alors qu’elle vient à peine d’être créée. La PCH a a commandé auprès de la société des fils de Hamel plus de 400 millions de Da de produits pharmaceutiques sans passer par la moindre procédure de mise en concurrence. Les fils de Hamel ont vendu à la PCH des tests de diagnostic du VIH facturés à 2600 Da la pièce alors que d’autres fournisseurs algériens proposaient des tests similaires à un prix de… 600 Da.

De grosses quantités ont été commandées par la PCH auprès de la société des fils de Hamel pour les fournir au CUH d’Oran. Beaucoup de ces tests ont été périmés parce que le CUH d’Oran n’a jamais eu recours à toute cette quantité considérables de tests de diagnostic du VIH.

Un scandale qui a été étouffé en toute discrétion par le puissant chef de cabinet du ministère de la Santé sur lequel Algérie Part a consacré toute une investigation dans nos précédentes publications. 

M’hamed Ayad restera au pouvoir à la tête de la PCH jusqu’au mois de juillet 2019 où il sera remplacé par Tarik Djaâboub. Or, ce dernier, a-t-on pu confirmer au cours de nos investigations, n’a aucune envergure et s’avère être le « pantin » de M’hamed Ayad qui a conservé son influence sur la PCH malgré son départ. En réalité, les hauts responsables du ministère de la Santé ont maintenu l’influence de M’hamed Ayad parce qu’ils ont noué avec lui une solide alliance. Ces hauts responsables occupent des pots clés au ministère de la Santé. Il s’agit du chef de cabinet du ministère de la Santé, Omar Bouredjouane, El-Hadj Benchrik, directeur des ressources humaines au ministère de la Santé ainsi que le directeur des finances et des moyens au ministère de la Santé, Abdelhakim Belaid.

Ce trio constitue un lobby qui continue de protéger M’hamed Ayad et de dicter à Tarik Djaâboub la conduite qu’il doit tenir à la tête du PCH. Dans ces conditions, les pratiques malsaines continuent d’être encouragées aggravant ainsi la mauvaise gouvernance l’institution sanitaire la plus stratégique du pays. C’est ce qui explique ses énormes défaillances et son incapacité à être à l’hauteur de ses missions en cette période très délicate où l’Algérie est menacée par pandémie du nouveau coronavirus COVID-19.

Coronavirus : le couvre-feu de 19 H à 07 H étendus à 9 wilayas en Algérie

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De nouvelles mesures ont été prises pour renforcer la lutte contre la pandémie du coronavirus COVID-19 en Algérie. Le Premier-ministre, Abdelaziz Djerad, vient d’étendre le confinement partiel à 9 autres wilayas. Cela signifie que le couvre-feu de 19 H à 07 H sera appliqué à partir de demain samedi à 9 autres wilayas. Il s’agit des wilayas de Batna, Tizi Ouzou, Sétif, Constantine, Médéa, Oran, Boumerdes, El Oued et Tipaza.

En application des directives de M. le Président de la République et conformément au décret exécutif n 20-70 du 24 mars 2020, fixant des mesures complémentaires de prévention et de lutte contre la propagation du coronavirus (COVID 19) sur le territoire national, le Premier ministre, M. Djerad, a pris ce jeudi un décret portant extension de la mesure de confinement à certaines wilayas », explique dans un communiqué paru ce vendredi les services du Premier-ministre. « L’article 2 du nouveau décret dispose que la mesure de confinement partiel est étendue aux wilayas suivantes: Batna, Tizi Ouzou, Sétif, Constantine, Médéa, Oran, Boumerdes, El Oued et Tipaza », ajoute enfin la même source.

 

Comment la Turquie a conclu un accord avec l’Algérie pour prendre entièrement en charge les ressortissants algériens bloqués à Istanbul

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Ce fut un long feuilleton au bout duquel les 1200 voyageurs algériens bloqués pendant 9 jours  à la zone d’embarquement de l’aéroport international d’Istanbul ont célébré une véritable délivrance. Les autorités turques ont convenu d’un accord avec les autorités algériennes pour assurer la prise en charge totale de ces ressortissants algériens qui ne peuvent pas encore entrer dans leur pays natal faute d’avions qui peuvent les transporter. 

Dans ce contexte, et face à un véritable drame humanitaire, la diplomatie algérienne a négocié un accord avec la Turquie. Les négociations ont duré plusieurs jours et furent ardues. Côté algérien, les négociations ont été menées essentiellement par Abdelghani Amara, le consul général de l’Algérie à Istanbul. Coté turc, c’est le maire d’Istanbul qui a longuement échangé et discuté avec le consul algérien pour identifier des solutions à la situation très complexe des ressortissants algériens.

Lors du premier round de ces négociations, les autorités turques ont demandé à l’Etat algérien de prendre en charge la totalité des frais de l’hébergement des voyageurs algériens bloqués à l’aéroport d’Istanbul. Mais l’Algérie a refusé. Le Consul algérien à Istanbul ne recevra d’Alger qu’un petit budget pour financer la fourniture de nourriture et de médicaments pour les 1200 ressortissants algériens retenus à l’aéroport d’Istanbul.

Le blocage va durer encore plusieurs jours et au final, des accords diplomatiques de coopération entre l’Algérie et la Turquie ont été actionnés pour mettre fin au cauchemar des 1200 voyageurs algériens. La Turquie accepte de les héberger et de les nourrir pendant une période de confinement de 14 jours. Les voyageurs algériens ont été transférés ce jeudi matin vers des résidences universitaires situées à Karabuk, une ville située à plus de 300 KM d’Istanbul.

En contrepartie, l’Algérie s’est engagé à financer la mise en place d’un pont aérien pour rapatrier ses ressortissants au bout de la période de confinement. Ce jeudi soir, les voyageurs algériens ne dormiront pas par terre ni sur les bancs d’un aéroport. Ils pourront enfin prendre leur mal en patience en toute dignité avant de revenir en Algérie.

 

 

Document. Le ministère de la Santé demande aux walis et aux directeurs des hôpitaux de lancer un appel à volontaires

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Tandis que l’épidémie de COVID-19 progresse en Algérie et que les hôpitaux algériens se préparent à recevoir une vague de patients, le ministère de la Santé algérien a demandé aux walis et aux directeurs des hôpitaux de lancer un appel à volontaires pour renforcer les rangs du personnel soignant. 

C’est une note officielle provenant du ministère de la Santé qui invite les walis, les directeurs de santé de toutes les wilayas du pays ainsi que les directeurs des hôpitaux de lancer des appels à volontaires. Que vous soyez aide-soignant, infirmier, médecin, masseur-kinésithérapeute, manipulateur radio, brancardier ou encore technicien de laboratoire disponible dans les prochains jours… les hôpitaux algériens auront besoin de vos compétences dans les jours à venir. Cette note a été émise par la direction générale des services de santé et de la réforme hospitalière.

Cette note parle du dispositif à mettre en place pour prendre en charge les cas compliqués de l’épidémie COVID-19. Pour l’heure, cette note ne précise pas les modalités de l’enrôlement de ces volontaires et de leur intégration au sein des hôpitaux algériens. Selon des sources proches du ministère de la Santé, les volontaires seront amenés à exercer dans les services de réanimation, à remplacer des professionnels de santé appelés en renfort pour faire face à l’épidémie, ou seront en charge de l’accueil, de l’orientation et des appels.

Signalons enfin que cette note appelle tous les hôpitaux à aménager une unité de prise en charge des cas nécessitant des soins intensifs. Et cette unité doit comprendre au moins 20 lits équipés de respirateurs artificiels. Chaque hôpital algérien doit contenir également une unité de prise en charge des cas modérés de coronavirus comprenant au moins 40 lits de soins intensifs. Le secteur privé est concerné lui-aussi par cette mobilisation générale dans la lutte contre la pandémie du COVID-19. C’est dire que le ministère de la Santé s’attend à un pic dangereux de contamination au coronavirus dans les jours à venir.

Coronavirus : à Blida, plusieurs morts suspects n’ont pas été dépistés et plus de 100 cas suspects recensés par les médecins du CHU de Frantz Fanon

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La situation réelle de la pandémie du coronavirus est beaucoup plus compliquée que le laisse croire les bilans officieux du ministère de la Santé. Les chiffres officiels sont décriés par de nombreux médecins mobilisés dans les services infectiologies, pneumologie ou de réanimation des hôpitaux de la wilaya de Blida, la région la plus touchée par cette pandémie du COVID-19. 

« Le ministère de la Santé se moque de nous. Les résultats de dépistage tardent énormément et plusieurs cas suspects présentant les symptômes les plus graves du coronavirus décèdent alors qu’ils n’ont même pas été encore dépistés faute de kits de dépistage en quantité importante. Cette situation est intenable », tonne un médecin mobilisé depuis plusieurs jours à l’hôpital Frantz Fanon de Blida dont les services sont totalement dépassés par la forte affluence quotidienne de malade souffrant de plusieurs syndromes grippaux.

Des sources médicales contactées par Algérie Part ont confié qu’au moins 6 morts ont été déplorés hier mercredi à l’hôpital Frantz Fanon. Les personnes décédées sont des personnes âgées ayant souffrent de fortes grippes avec des symptômes totalement similaires aux symptômes du COVID-19. « Mais personne n’a voulu nous fournir les kits de dépistage pour pouvoir les dépister lorsque nous avons procédé à leur hospitalisation », déplore une médecin du CHU Frantz Fanon. Par ailleurs, plusieurs autres morts ont été enregistrés dans les établissements de Boufarik et l’EPH de Blida. Des personnes gravement malades présentant également tous les symptômes du COVID-19 qui n’ont, malheureusement, pas été dépistées.

Parmi ces personnes décédées, nous comptons deux ambulanciers, à savoir Faycal Belhadi originaire de Blida et Djamel Talhi qui travaille à l’EPH de Boufarik. Le décès de ces deux ambulanciers a suscité une vive émotion au sein du personnel hospitalier de la wilaya de Blida d’autant plus que le ministère de la Santé n’a absolument pas commenté cette nouvelle sinistre et les familles des personnes décédées ne savent mêmes si leurs parents sont morts réellement du COVID-19 faute de résultats de dépistage.

En parallèle, plus de 100 patients ont passé des examens de scanner thoracique au CHU Frantz Fanon à Blida. Tous ces patients ont présenté les symptômes d’une pneumopathie infectieuse atypique virale. Et de l’aveu même des médecins spécialistes du CHU Frantz Fanon, la majorité de ces patients sont potentiellement contaminés au coronavirus. Mais comment le vérifier officiellement en l’absence d’un véritable dispositif de dépistage ? Face à cette question qui demeure sans réponses à cause des défaillances terrifiantes du ministère de la Santé, les médecins des hôpitaux de Blida sont contraints de « pratiquer une médecine de guerre » face à cette pandémie du coronavirus.

Justice – Tebboune nomme un proche de Tayeb Louh pour gracier les membres de la Issaba.

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Sid Ahmed Merrad, le Procureur général près la Cour d’Alger a été installé dans ses fonctions par le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Belkacem Zeghmati le 15 Aout 2019. Il avait rejoint le corps de la magistrature en 1995 et occupé plusieurs fonctions judiciaires et postes de responsabilité administratifs au niveau de l’administration centrale du ministère de la Justice.

Après avoir été juge au tribunal de Berrouaghia et juge d’instruction près les tribunaux de Médéa, El Harrach et Arzew, Sid Ahmed Merrad a occupé le poste de procureur de la République près le tribunal d’Arzew (Cour d’Oran) pour rejoindre ensuite les services centraux du ministère de la Justice où il a assumé le poste de sous-directeur de la justice pénale spécialisée. Il a été, par la suite, promu au poste de Directeur des affaires pénales et des grâces.

Ce haut responsable de la justice dirige les affaires juridiques de tout le secteur de la capitale Alger, orchestrant l’enfermement des détenus du Hirak, mais également les chefs d’entreprise et les ex-ministres suspectés de corruption durant l’ère Bouteflika.

Abdelmadjid Tebboune vient de démettre Sid Ahmed Merrad de sa mission de la Direction des affaires pénales et des grâces. Le Président algérien a nommé par décret présidentiel Mohamed Bouchiouane, nouveau Directeur des affaires pénales et des grâces du Ministère de la Justice.

Le Magistrat Mohamed Bouchiouane s’était fait connaître durant les années 2000 en pilotant le procès des meurtriers du militant et musicien Lounès Matoub, abattu le 25 juin 1998 au volant de son véhicule alors qu’il regagnait son domicile de Taourirt Moussa en Kabylie.

Pour rappel, les terroristes Mahieddine Chenoui et Malik Madjnoun, étaient les seuls membres d’un réseau du Groupe islamique armé (GIA), parmi dix autres, à être poursuivis dans cette affaire par le juge Mohammed Bouchiouane.

Mahieddine Chenoui, qui s’était rendu aux autorités, le 17 septembre 1999, dans le cadre de la concorde civile, a fait l’objet d’une mise au secret dès sa reddition avant d’affirmer avoir fait des aveux sous la torture.

Quant à Malik Madjnoun, il avait bénéficié par le magistrat instructeur d’un non-lieu le 2 décembre 2000, avant que la chambre d’accusation n’interjette l’appel…

Etrange certainement, mais moins que la date du premier déplacement de Bouchiouane sur les lieux du crime le 7 juin 2000… soit deux ans après l’assassinat de Matoub Lounès !

Qu’à cela ne tienne, Bouchiouane alors juge d’instruction au tribunal d’Alger, s’était distingué en s’opposant au Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) en 2002. Il avait alors épousé les revendications du Syndicat National des Magistrats de Tayeb Louh, alors président de cette instance, qui prônait une nouvelle composition du CSM, donnant plus de poids aux magistrats face aux cadres du Ministère de la Justice.

Plus récemment, Mohamed Bouchiouane avait été désigné le 23 décembre 2018, toujours par Tayeb Louh devenu depuis Ministre de la Justice, Président d’un bureau de vote à Bouira pour le renouvellement de la moitié des membres élus du Conseil de la Nation…

C’est donc à ce proche collaborateur de l’ancien Ministre de la Justice complotiste, aujourd’hui emprisonné, qu’incombera dorénavant la mission de négocier une future libération de certains oligarques emprisonnés contre le rapatriement de leurs fortunes et d’une relance de leurs entreprises… On a du mal à y croire !

Une fois encore, cette nomination vient démontrer la faillite du Ministre de la Justice Zeghmati et toute sa mauvaise gestion concernant la récupération des fonds détournés par les oligarques et hauts cadres de l’Etat, lui qui déclarait que :  »La lutte contre la corruption n’atteindra ses objectifs qu’après la récupération des fonds détournés ».

Cela jette un grave discrédit sur le programme du Président de la République Abdelmadjid Tebboune et du gouvernement algérien, surtout après les 3 correspondances officielles adressées par le parquet général de Bern, capitale administrative de la Suisse, au cabinet du Ministère de la Justice algérien, lui demandant de communiquer les dossiers judiciaires contenant les inculpations officielles des hommes d’affaires ou dirigeants politiques emprisonnés dans des affaires de corruption. En vain…

Amir Youness