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Un nouveau scandale ébranle la police de l’aéroport d’Alger : un réseau de contrebandiers algériens ont détourné vers la France des grosses quantités de de bavettes et gants médicaux

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C’est un scandale inédit qui frappe de plein fouet les services de DGSN, la police des frontières et les Renseignements Généraux (RG) à l’aéroport international d’Alger. Des contrebandiers algériens, protégés et couverts par les policiers de l’aéroport international d’Alger, ont détourné vers la France des quantités considérables de bavettes et gants médicaux entre le 17 février et le 17 mars derniers. 

Ce réseau de contrebandiers agissait en toute impunité depuis Alger jusqu’à ce que les services des douanes françaises des aéroports d’Orly et Roissy Charles de Gaulle procèdent à l’arrestation de certains de ses membres mettant ainsi au jour un trafic qui a permis d’amasser jusqu’à près de 20 millions d’euros en un seul mois. Explications.

Entre le 17 février et 17 mars, des contrebandiers profitent de la conjoncture de la psychose mondiale provoquée par la pandémie du nouveau coronavirus COVID-19. Les moyens de protection étaient désespérément recherchés dans toute l’Europe qui devenait petit à petit le principal foyer de la pandémie dans le monde.

Ces contrebandiers vont pactiser avec des policiers et des éléments travaillant sous la coupe d’Omar Bacha, responsable de la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) en charge de la sécurité de l’Aéroport international d’Alger, et du commissaire principal des Renseignements généraux Adlène Ilmatine, le premier responsable des RG de tout l’aéroport d’Alger. Ces deux hauts responsables de la police algérienne ont manqué gravement à leurs devoirs et ont laissé faire un large trafic qui a été démantelé en France par les services des douanes françaises, soulignent nos sources. Selon nos investigations, Omar Bacha et Adlène Ilmatine ont été alertés par plusieurs sources travaillant à l’aéroport international d’Alger au sujet de ce trafic de produits pharmaceutiques, mais ces deux fonctionnaires ont réagi avec un immobilisme intrigant ce qui démontre leur complicité flagrante avec les contrebandiers.

Ce réseau était, d’ailleurs, bien organisé. Chaque jour, deux voyageurs, des passeurs, se présentent à l’aéroport d’Alger avec une marchandise illicitement dissimulée dans leurs bagages : entre 30 jusqu’à 60 kilos de bavettes médicales et masques chirurgicaux destinés au marché informel français. Le lendemain, deux autres passeurs font le même voyage et empruntent le même circuit à l’aéroport d’Alger que leurs acolytes précédents.

Ces produits étaient en rupture de stock en France et dans le marché noir, des réseaux structurés tiraient profit de cette situation. Le réseau qui s’est constitué depuis l’aéroport d’Alger alimentait ces réseaux français avec des bavettes et masques achetés en dinar en Algérie et écoulés en euros en France, réalisant ainsi des dividendes très juteuses notamment  dans une période où les prix de ces moyens de protection contre la pandémie du COVID-19 ont flambé sur internet partout en Europe.

Ains, durant tout un mois, les passeurs algériens transportaient leurs valises pleines à craquer de bavettes et de masques de protection avec l’aide des policiers en charge de la surveillance des passagers et leurs bagages via les scanners mobilisés dans trois points de contrôle à l’aéroport d’Alger. Les éléments d’Omar Bacha et du commissaire Adlène Ilmatine introduisaient les passeurs jusqu’à la salle d’embarquement et leur assurait une protection maximale afin que leurs agissements ne suscitent aucun doute. A ce moment-là, les autorités algériennes étaient concentrées sur l’évasion des devises et ne se doutaient point qu’un nouveau trafic de ce genre était en train de se déployer avec la complicité des hauts responsables de la DGSN.

Le scandale finit par éclater en France lorsqu’à Paris, les douaniers français débusquent le pot-aux-roses. Le réseau algérois va s’éteindre rapidement et la fermeture des liaisons aériennes entre l’Algérie et la France mettra fin définitivement à ce trafic unique en son genre. Malheureusement, les agissements de ces contrebandiers et de leurs protecteurs les commissaires Omar Bacha ainsi qu’Adlène Ilmatine ont causé un énorme tort aux médecins algériens qui auraient pu profiter de ces quantités de moyens de protection détournés vers la France pour s’équiper dans leur lutte quotidienne contre la pandémie du coronavirus COVID-19. Triste et scandaleux.

Le baril du pétrole est proche des 20 dollars et la direction générale de Sonatrach continue de miser sur le « clanisme » au lieu de privilégier la compétence

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Inquiétant et dangereux ! Le prix du baril du pétrole s’approche des 20 dollars et à la direction générale de Sonatrach, des apprentis sorciers jouent avec l’avenir de notre pays en écartant toutes les compétences des postes les plus stratégiques alors que le poumon économique du pays doit affronter dans les jours à venir des défis inédits. 
Malheureusement, la nouvelle direction générale de Sonatrach et le ministère de l’Energie n’ont aucune conscience des pertes financières colossales encourues par l’Algérie à cause de cette gouvernance anarchique basée encore et toujours sur le clanisme. Preuve en est, hier lundi, la direction générale de Sonatrach a procédé au changement de tous les 8 vice-présidents de la compagnie nationale des hydrocarbures. Un changement que l’on aurait pu applaudir et saluer s’il avait été porteur d’un nouveau souffle pour la seule compagnie qui ramène sérieusement des devises à notre pays.
Au lieu de cela, Toufik Hakkar et le ministre de l’Energie, Mohamed Arkab, sélectionnent des dirigeants à des postes clés selon les critères de l’allégeance au détriment de la compétence. Explications.
Les 8 nouveaux vice-présidents de Sonatrach ont été choisis parmi les amis, proches et Toufik Hakkar. Un simple zoom sur les nominations et les CV de ses nouveaux hauts responsables de Sonatrach nous apprendra que le coeur battant de l’économie nationale est entre les mais de simples aventuriers.
Prenons le cas de Neffah Fatiha qui vient d’être nommée et promue Vice-Présidente Commercialisation, à savoir la direction de Sonatrach chargée de vendre les hydrocarbures de l’Algérie et de dénicher des contrats juteux pour notre pays. Une mission hyper-stratégique.
Cette a été pendant longtemps une très proche  collaboratrice de Toufik Hakkar depuis plus de 20 ans. Elle a passé toute sa carrière dans la Direction Stratégie de Sonatrach. Elle a remplacé Hakkar dans son poste de VP Busines Développement pendant quelques jours. Mais quelle est son expérience dans la commercialisation et les échanges internationaux en matière d’hydrocarbures ? Nada, aucune !
Pour dire quelle n’a absolument rien avoir avec le poste de Vice président Commercialisation puisqu’elle n’a jamais géré de toute sa vie un seul contrat international avec un client de la Sonatrach. Neffah Fatiha, âgée de 49 ans, s’occupait auparavant de la division développement pétrochimie, de la directions des études économiques et son expérience à la tête du département Marketing et développement est très brève ainsi qu’entièrement contre-productive. Comment un tel profil peut-il faire gagner de nouveaux contrats à l’Algérie ? En réalité, Toufik Hakkar a choisi « cette amie » pour qu’il puisse monopoliser tout le département de la commercialisation qui engage les contrats juteux de Sonatrach afin d’avoir « une main basse » sur le contrôle des revenus de Sonatrach. Une considération purement égoiste qui met les intérêts économiques de l’Algérie en péril puisque le seul but de cette nomination est que Hakkar puisse contrôler les ventes de Pétrole et de Gaz.
Etudions maintenant le cas Malaika Amine, désigné Vice-Président Transport par Canalisation. Il s’agit d’un autre très proche et ami de Hakkar. Il a passé la majorité de sa carrière en tant qu’Auditeur. Après un passage à vide, il a été récupéré par l’ancien PDG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kadour en qualité de Directeur central des Approvisionnement et de la logistique, une Direction qui n’a jamais été opérationnelle et son bilan est des plus médiocres.  Pendant plus de 2 ans, il a été payé sans presque rien à faire.  Ni sa formation ni son expérience ne le destinait pour être à la tète de l’activité Transport par canalisation, il n’y connait presque rien. Il sera maintenant à la tète de 15000 hommes alors qu’il n’a jamais géré plus de 10 agents ! En plus l’homme qui doit diriger le secteur logistique le plus stratégique de Sonatrach qui doit gérer les principaux moyens de transports pétroliers et gaziers de l’Algérie n’a jamais fait d’études dans l’industrie pétrolière ! Il est de formation auditeur et son diplôme relève des sciences économiques. Sa nomination est une pure absurdité.
Et maintenant, regardons le cas de monsieur Arabi  Fethi, nommé Vice-président Business development. Encore un autre ami et proche de l’entourage intime de Hakkar. Il a été maitre-d’ouvrage du projet de la stratégie SH 2030, un proche d’Abdelmoumen Ould Kaddour. Son nom a été cité dans plusieurs affaires sans qu’il ne soit vraiment inquiété. Il a passé la majorité de sa carrière à coté de Toufik Hakkar dans la Direction Stratégie de Sonatrach. D’une compétences très limitée, il n’a jamais réussi un projet concret pour Sonatrach.
Regardons enfin le cas d’Abouda Hadj Djillali, désigné Vice-Président responsable des Finances. Ce manager est un vrai inconnu au bataillon. Il a fait toute sa carrière dans les structures Audit de l’Aval de Sonatrach à Oran. Il occupé le poste de Directeur Audit de l’activité liquéfaction depuis 1 année.  Il n’a aucune expérience ou maitrise de la dimension financière d’une entreprise. L’homme était, certes, magistrat auditeur auprès de la Cour des Comptes et connait la comptabilité et ses nuances, mais cela ne signifie pas du tout qu’il a les capacités d’être un directeur des finances de toute une compagnie employant près de 200 mille travailleurs. Tout bon gestionnaire sait que l’audit comptable et financier est un examen des états financiers d’une entreprise. Or, le Directeur Administratif et Financier (DAF) collabore étroitement avec le dirigeant ou le service de direction générale de l’entreprise pour envisager son développement stratégique et financier. La mission du DAF consiste en effet à contrôler la rentabilité et la solvabilité de l’entreprise, à anticiper sa stratégie de développement et les financements et investissements nécessaires. C’est un poste qui exige une expérience professionnelle très solide.
Force est de constater que les nominations auxquelles à procédé Toufik Hakkar ne reposent pas du tout sur ces critères. Le pays est en crise, le pétrole, la seule ressource de devises du pays, connait sa baisse la plus tragique de ces 17 dernières années, et pendant ce temps-là, le PDG de Sonatrach et le ministre de l’Energie plombent l’avenir du pays et jouent avec le feu en cultivant le bricolage. Ce drame se déroule au vu et au su de Tebboune et de son premier-ministre, Abdelaziz Djerad. C’est malheureux…

Confidentiel. Le Wali de Mascara et les membres de sa famille contaminés au coronavirus et hospitalisés à Oran

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L’épidémie du coronavirus ne fait pas la différence entre les dirigeants et les simples citoyens en Algérie. Mêmes les plus hauts responsables de l’Etat sont exposés aux effets désastreux de cette épidémie. Preuve en est, depuis 48 heures, le Wali de Mascara et toute sa famille ont été infectés au COVID-19. Ils ont été hospitalisés en toute urgence et placés en quarantaine à l’hôpital militaire d’Oran, a-t-on appris de plusieurs sources concordantes. 

Selon nos informations, Abdelkhalek Seyouda a été contaminée au coronavirus lors de son séjour en France où il avait passé son congé il y a cela plus de de deux semaines. à Son retour en Algérie, il a fait propager l’épidémie au sein de sa propre famille. Aujourd’hui, il fait partie officiellement des cas contaminés qui subissent des soins intensifs pour ne pas exposer sa vie en danger. Le ministère de l’Intérieur a confirmé officiellement ce mardi matin qu’Abdelhalek Seyouda est atteint par le COVID-19 sans fournir davantage d’informations sur son actuel état de santé.

Rappelons enfin qu’Abdelhalek Seyouda a occupé le poste de Wali pour la première fois dans la wilaya de Batna, après avoir occupé plusieurs postes en politique municipale, notamment comme secrétaire général de la wilaya de Constantine, ainsi que comme directeur de l’administration locale d’Oran.

Le 22 avril 2019, Abdelhalek Seyouda était le wali qui avait remplacé Abdelkader Zoukh à la tête de la wilaya d’Alger.

Nafaa Mezari, l’exemple parfait du redéploiement des hommes de la Issaba

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Le système en Algérie ne se réformera jamais de lui-même vers plus de transparence. Son essence même réside dans l’opacité et l’asservissement de tout réel contre-pouvoir. Si quelquefois certains semblent persuadés que le pays a changé, qu’ils adressent leur optimisme béat aux prisonniers d’opinions, aux harragas désespérés, aux chômeurs diplômés et à ce peuple abandonné à une vie misérable.

Ce régime ne changera rien et continuera à tirer les ficelles au sein de l’administration, les institutions, les partis politiques, et les grandes entreprises publiques afin de continuer de puiser dans la rente. Et pour cela il leur faut placer leurs agents asservis et soumis.

Nafaa Mezari est titulaire d’une licence en Marketing obtenue à l’université d’Alger. D’abord directeur commercial en 2009 d’une société d’informatique durant 3 années, il intègre assez vite la Sonatrach en 2013 au sein du service événementiel, pour finir responsable du service média et relations presse de l’entreprise pétrolière publique.

Nafaa Mezari 

Mezari a été recruté à l’époque d’Abdelhamid Zerguine, grâce aux liens de parenté qu’il partage avec ce dernier, issus tous deux du même patelin à Guelma.

Deux ans après son recrutement on lui reprochait déjà sa gestion chaotique et ses liens trop proches avec une boîte de communication anglaise spécialisé dans les salons …DMG Events, dont il devient ostensiblement le promoteur au sein du géant pétrolier algérien.

Devenu conseiller du PDG de la Sonatrach, Nafaa va organiser un salon au Japon auquel Sonatrach a pris part. Durant ce séjour, et certain de l’impunité dont il jouit, il décide de prolonger sa mission pour faire du tourisme…aux frais de la Sonatrach !

Ce dépassement de mission a irrité à cette époque tout le management de Sonatrach, mais sans qu’aucune suite disciplinaire n’ait pu être décidée à son encontre.

En Avril 2018, Nafaa Mezari est parachuté Directeur Central de la Communication au sein d’Algérie Poste, qu’administre le frère du Général Major Zerrouk Dahmani, brisant au passage les rêves d’évolution de carrières des cadres de l’entreprise des Postes, qui avaient pour la plupart cumulés des années de bons et loyaux services au sein de cette Direction.

Il n’y restera pas très longtemps. Après tout juste une année Nafaa est nommé Chargé de la Communication au Ministère de la poste, des télécommunications, des Technologies et du Numérique et ce durant 8 mois, jusqu’en Octobre 2019, avant d’être à nouveau désigné Responsable de la Communication et du Marketing de la filiale d’Algérie Poste chargée des activités de colis express : EMS Champion Post Algeria !

Alors que des audits de gestion sont lancés au sein de cette entreprise Nafaa préfèrera quitter le navire après moins de 6 Mois, pour s’en aller rejoindre, à nouveau, la Sonatrach de l’ère Hakkar Toufik en ce mois de Mars 2020…

Sur le réseau professionnel Linkedin, Nafaa a récemment mis à jour son profil, se laissant même aller à apporter un brin de mystère sur l’intitulé de sa mission chez Sonatrach. Il y a apposé la mention : Confidentiel !

 »Tout laisse croire que le chouchou de Houda Feraoun et le protégé du Général Dahmani, alors même qu’on ne lui reconnait aucune capacité de stratège ou même de bon gestionnaire, serait plutôt mandaté par certains cercles du pouvoir, uniquement dans le but de réaliser un simple travail de surveillance’’ Nous affirme un ex-conseiller de la Ministre Houda Feraoun.

Sans conforter ce jugement, la déconcertante valse de Nafaa Mezari pour des missions de  »communications », obtenues avec une déconcertante facilité au sein des institutions et grands groupes publics, interpelle plus d’un à l’heure ou des doctorants et des personnes bien plus diplômées, bien plus expérimentées, peinent à trouver un seul emploi stable…

Vous trouvez vraiment à travers ce simple exemple que l’Algérie a changé ?

Bachir Outaghani

Document exclusif. Les autorités algériennes obligent les médecins de mettre tous les patients infectés au COVID-19 sous chloroquine et les malades doivent remplir un formulaire de consentement

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Le ministère de la Santé algérien a ordonné aux médecins et personnel soignant des hôpitaux qui prennent en charge des patients infectés au COVID-19 de traiter tous ces cas contaminés, y compris ceux et celles souffrant de formes bénignes du COVID-19, avec de la Chloroquine+azithromycine. Ce traitement sera désormais indiquée pour tous les cas de Covid-19 dès les premiers signes de gène respiratoire, indique un rapport officiel du ministère de la Santé algérien obtenu par Algérie Part au cours de ses investigations. 
Ce document est une note officielle émise le 28 mars dernier  par la direction générale des services de Santé et de la réforme hospitalière. Cette note s’adresse à tous les directeurs des établissements hospitaliers publics et privés ains qu’à tous les établissements hospitaliers spécialisés. Cette note contraint clairement ses hauts responsables du secteur de la Santé de recommander à tous les médecins soignants de soumettre les patients algériens contaminés par le COVID-19 sous hydroxychloroquine.
Cependant, tous les patients algériens doivent remplir par écrit un formulaire de consentement qui permet ainsi au personnel soignant de disposer d’une autorisation légale leur permettant d’expérimenter l’utilisation de ce médicament qui suscite une vive polémique dans le monde entier en raison de ses effets secondaires dangereux sur la santé humaine.
En effet, il faut savoir qu’en France, le pays où ce protocole médical est en train d’être testé mais essentiellement sur les cas graves des patients souffrant du COVID-19, des patients placés sous le traitement à l’hydroxychloroquine associée ou non à l’azithromycine [un antibiotique], ont souffert des troubles du rythme ou de la conduction cardiaque. Et plusieurs autres patients ont été victimes des arrêts cardiaques dans d’autres centres hospitaliers français. « Certains de ces arrêts se révèlent « fatals » », ont fait savoir des pharmaciens français travaillant pour le centre de pharmacovigilance.
Dimanche 29 mars, l’agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine a apporté des pièces supplémentaires. « Des cas de toxicité cardiaque ont été signalés dans la région à la suite de prises en automédication de Plaquenil [hydroxychloroquine] face à des symptômes évocateurs de Covid-19, ayant parfois nécessité une hospitalisation en réanimation ».
Les effets secondaires du traitement à l’hydroxychloroquine associée ou non à l’azithromycine sont donc très dangereux pour certains patients. Il ne faut donc surtout pas généraliser ce traitement à tous les patients infectés au COVID-19. Aucune étude scientifique sérieuse et aucun organisme scientifique reconnu mondialement pour ses compétences n’ont demandé la généralisation systématique des traitements des cas de COVID-19 à l’hydroxychloroquine associée ou non à l’azithromycine.
L’Algérie prend ainsi un risque considérable qui peut mettre en péril la vie des patients les plus fragiles. Très peu d’algériens connaissent les véritables usages scientifiques de ces traitements. C’est pour cette raison que le ministère de la Santé algérien oblige les patients algériens à signer des consentements écrits pour se dédouaner pénalement de toute dégradation dangereuse de leur état de santé allant jusqu’à mettre en danger leur vie.

 

Il est à préciser que la chloroquine est un médicament indiqué dans le traitement et la prévention du paludisme (malaria) mais aussi en rhumatologie et en dermatologie pour traiter la polyarthrite rhumatoïde et certains lupus, une maladie chronique auto-immune, qui survient lorsque le système immunitaire s’attaque aux cellules de l’organisme et les détruit.  Elle existe sous forme de comprimés et s’administre par voie orale. La chloroquine est commercialisée seule sous le nom de Nivaquine et en association avec du Proguanil chlorhydrate sous le nom de Savarine. La chloroquine a été découverte en 1934 par des chercheurs allemands.

L’hydroxychloroquine est une molécule dérivée de la chloroquine dont la structure est chimiquement proche, les propriétés sont  communes mais l’hydroxychloroquine ne possède pas d’indication dans le traitement du paludisme. Elle est utilisée depuis de nombreuses années dans le traitement de certaines pathologies auto-immunes sous le nom de Plaquenil. Ce médicament est indiqué chez les personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde. On l’utilise aussi pour prévenir les allergies provoquées par le soleil (lucites). Il s’administre par voie orale et se présente sous forme de comprimé à prendre à la fin des repas. La posologie et la durée du traitement varient en fonction des troubles présentés.

Ces produits sont fortement déconseillés en cas de maladies cardiaques, diabète, épilepsie, maladie de Parkinson, troubles du taux sanguin de potassium ou de calcium, porphyrie (une maladie métabolique). Ils doivent être évités pendant la grossesse. Ils sont également contre-indiqués en association avec d’autres médicaments, dont certains sont très courants comme le citalopram et l’escitalopram, des antidépresseurs (Seropram, Seroplex…), l’hydroxyzine anxiolytique et antiallergique contenue dans Atarax et consorts, la dompéridone (Motilium et génériques) contre les nausées et vomissements.
Toutes ces informations, le ministère de la Santé algérien ne les communique pas aux patients algériens avant de les obliger à signer un consentement écrit pour leur administrer ces traitement de manière machinale sans procéder à la moindre vérification des potentiels effets thérapeutiques sur leur métabolisme.

 

Pour le ministère de la Santé algérien, tous les cas modérés et sévères Covid-19 doivent être traités avec de la chloroquine et ses dérivés. Pourquoi ? Parce que les autorités sanitaires algériennes sont conscientes qu’elles ne sont pas capables d’admettre un grand nombre de patients en réanimation au regard du nombre dérisoire de lits de réanimation équipés de respirateurs artificiels dans les hôpitaux algériens.

Pour éviter le scénario d’une saturation totale de ces hôpitaux, le ministère de la Santé aurait penché en faveur du recours excessif et général à la chloroquine et ses dérivés sans peser tous les risques encourus par les patients fragiles et menacés par les effets secondaires dangereux de ces traitements délicats. Un engagement totalement inconscient. La vigilance est de mise et les patients algériens doivent refuser de prendre des risques inutiles.

Le cri de colère d’un médecin du CHU Mustapha Bacha : « tout le gouvernement en camisoles et les médecins mendient pour avoir des bavettes »

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Le Professeur Salim Benkhedda, chef du service de cardiologie au CHU Mustapha Bacha à Alger, a poussé un véritable cri de colère ce lundi à la suite de la visite officielle du Premier-ministre, Abdelaziz Djerad, à Blida. lors de cette visite, Abdelaziz Djerad s’est rendu à l’hôpital Frantz Fanon où il s’est enquis des conditions de prise en charge des malades à coronavirus au niveau d’un nouveau service de réanimation. Et le premier-ministre ainsi que ses collaborateurs qui l’ont accompagné portaient tous des camisoles, des masques de protection, des gants et tous les équipements nécessaires à la lutte contre la contamination au coronavirus. Des équipements qui manquent cruellement aux médecins algériens mobilisés chaque jour dans les hôpitaux assaillis par les cas suspects et malades souffrant des symptômes du COVID-19. 

« Le premier-ministre et tout le gouvernement en camisoles.. Quel Gâchis ! Et nous au CHU de Mustapha Bacha, nous sommes en train de mendier ou de supplier pour avoir des bavettes », s’indigne sur sa page Facebook le professeur Salim Benkhedda qui n’a pas pu retenir sa colère face à cette gouvernance à deux vitesses dont fait preuve le pouvoir algérien.

« Cette nuit, nous avons effectué une angioplastie (une technique médico-chirurgicale de modification d’un vaisseau sanguin) sur une femme âgée de 50 ans. Aucune combinaison n’était disponible pour le personnel soignant », a dénoncé encore le professeur Salim Benkhedda. Ce cri de colère reflète les frustrations qui terrassent les médecins algériens désarmés et esseulés face à la pandémie du coronavirus COVID-19 au moment où les hauts responsables de l’Etat algérien font le show et poursuivent leur propagande.

A Blida, le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, était accompagné, durant cette visite, par le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Kamel Beldjoud et le ministre de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière, Abderrahamane Benbouzid. Aucun commentaire n’a été fait par Djerad et ses ministres concernant le manque cruel de moyens de protection dont souffre le personnel soignant algérien dans les différents hôpitaux faisant face à l’épidémie du coronavirus.

 

 

 

Révélations – Les graves dérives d’un Ministre du gouvernement de l’ère Tebboune !

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INCUBME est une société basée dans la ville de Bouchaoui dans la commune de Chéraga en Algérie. Créée en Janvier 2018 et son site internet lancé le 30 Avril 2018, cette entreprise a été fondée par l’ancien sportif Adel Amalou, ainsi que les frères Oumnia, qui ont à leur actif plusieurs entreprises dans la région Lorraine en France, dont Zhor Tech, Digitsole…

Karim Oumnia, ancien sportif franco-algérien a été à la tête d’un business d’articles de sports sous la marque Baliston International qu’il a dû revendre après banqueroute. Depuis, il a lancé, sous la marque Digitsole, une semelle chauffante, et une technologie développée par Zhor Tech permettant de connecter des chaussures à un appareil relié à internet. Karim Oumnia est aujourd’hui le président de la Holding Epsilon, basée à Nancy, qui administre l’ensemble des entreprises précitées.

 

Kamel Oumnia – PDG Espilon

Son frère, Kamel Oumnia, s’intéresse également aux nouvelles technologies, notamment dans le domaine de la gestion des données. Il a eu à travailler sur la loi européenne pour la protection des données (RGPD), car il est par ailleurs conseiller juridique et ancien avocat diplômé en criminologie.

De plus, Kamel Oumnia est Ambassadeur de l’organisation internationale World Legal Summit (WLS), organisation non gouvernementale basée à Toronto. C’est d’ailleurs à travers INCUBME qu’il avait organisé le sommet international de la WLS à la salle des conférences de la cour d’Alger, le 01 Août 2019.

Le réseau relationnel des dirigeants de l’incubateur de Start-up algériennes INCUBME, leur a permis de rentrer en contact avec des personnalités et de hautes autorités algériennes, telles l’ex Président du Forum des Chefs d’Entreprises (FCE) Ali Haddad ou les responsables de l’entreprise publique SONATRACH, elle-même dotée d’un centre d’Innovation Digitale et qui avait organisé une réception en l’honneur de la 1ère promotion INCUBME, le 2 décembre 2018.

Les Dirigeants d’INCUBME avec le FCE et Jil FCE de Ali Haddad

Le 3 février 2020, INCUBME a même pu signer, en moins de deux années d’existence, un accord de partenariat avec la société nationale d’assurance (SAA) afin de la doter d’outils technologiques innovants afin de moderniser la gestion de son portefeuille clients et améliorer ses services pour réaliser davantage de gains de productivité.

Cette trajectoire fulgurante lui a permis de se hisser au sommet de l’Etat algérien et d’investir ses préoccupations actuelles, dominées par la pandémie du Coronavirus.

Dans une déclaration à la Radio Nationale, le Ministre délégué chargé des Start-up, Yacine Oualid avait indiqué le 19 Mars 2020, que « toutes les Start-up algériennes sont mobilisées contre le coronavirus pour aider le gouvernement dans sa stratégie de lutte contre cette pandémie et aussi les citoyens pendant cette période difficile »

Un jour après, soit le 20 Mars 2020, Yacine Oualid annonce le lancement officiel d’une application du gouvernement pour lutter contre le coronavirus.

Celle-ci aurait été développée par le Ministère délégué chargé des Start-up en collaboration avec le ministère de la Santé et l’incubateur privé INCUBME.

Selon le jeune Ministre, l’application « permettra d’alerter les autorités locales en cas où vous présentez des symptômes du coronavirus, et cela leur permettra d’effectuer le dépistage sans que vous ayez à vous déplacer et ce pour éviter de contaminer d’autres personnes ».

« L’application vous permettra aussi de recevoir en temps réel des notifications en cas ou une personne contaminée se trouve dans votre entourage » a-t-il encore ajouté.

Cette application qui a été lancée en téléchargement sur la plateforme Google Play d’Android le 21 Mars 2020, a été testée par nos soins et notre avis rejoint celui de plusieurs autres utilisateurs. Elle est…inutile !

En effet, en plus des nombreux problèmes signalés pour insérer une date de naissance, la langue française qui n’est pas prise en compte lors de l’enregistrement, l’enregistrement du lieu qui n’existe pas en langue arabe, cette application n’apporte rien en termes d’instructions de prévention, de statistiques et lieux exacts où le coronavirus se propage, les noms des communes à forte concentration du COVID-19, les statistiques par ville, par Wilaya et surtout aucune mise à jour des données…

L’application mobile lancée en grande pompe, et pour laquelle l’Agence de Presse Service (APS) a consacré une dépêche, n’est en réalité pas aboutie et n’apporte aucun réel service pour les milliers de personnes qui l’ont téléchargée.

Aussi nous sommes nous demandé quelle valeur ajoutée apportait-elle de plus que le numéro court 3030 permettant de se signaler soi-même aux autorités en cas de suspicion de contamination au Covid-19 ?

‘’Il y’a apparemment des histoires de business pour faire passer cette application de force et le jeune ministre délégué apparemment est un ami proche au patron de la société INCUBME et ils font des affaires ensembles’’ Nous a affirmé une jeune cadre du Ministère de la Santé au fait de ce dossier.

Le jeune Ministre délégué aux Start-up de 26 Ans, Yacine Oualid, censé stimuler l’économie numérique et booster l’innovation stratégique et technologique en Algérie, aurait-il passé en force au Ministre de la Santé une application pour le moins bancale et développée selon nos sources par la start-up spécialisée dans les domaines des nouvelles technologies de l’information : IT Creative appartenant à Imad Belahcene ?

Le Ministre Yacine Oualid avec l’équipe d’INCUBME

Nous avons contacté un membre du Ministère délégué aux Start up, ayant requis l’anonymat, qui nous affirme :  »Ils ont tout manipulé pour déclarer via le ministre des Start up que cette application a été développée en partenariat avec le ministère de la santé, chose qui est totalement fausse ! ’’

Si tel est le cas, il est tout autant inadmissible qu’illégal que des commerçants puissent profiter de la pandémie actuelle du coronavirus pour imposer des solutions de pacotille, érigées en solutions digitales idoines, imposées grâce à leurs relations et à la complicité de hauts cadres de l’Etat.

Une autre affaire qui viendrait révéler l’amateurisme du nouveau Ministre délégué aux Start-up, désigné par le Président Tebboune dans le gouvernement Djerad, et qui pourtant déjà fait l’objet de surprenantes révélations par ses anciens associés, collègues et clients.

La dernière en date émane d’un groupe de journalistes, qui l’avait décrié avec des mots très durs : « Un imposteur », un « spécimen qui vénère l’argent plus que tout », « un maître chanteur » et même « une taupe du DRS (Services de renseignements algériens, NDLR) »…

Il semblerait que nos gouvernants soient toujours dans l’incapacité de choisir les bonnes personnes à même de guider et accompagner l’Algérie vers la modernité. Mais ils excellent dans les annonces sensationnelles comme celui qui avait entouré le lancement du projet Alger smart city. 4.O alors même que les écoles, universités, banques, hôpitaux, administrations publiques… ne sont même pas connectés au réseau internet à haut débit…

Amir Youness

Kits de dépistage envoyés par la France à l’Algérie : L’Institut Pasteur de France réagit aux révélations d’Algérie Part

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Le réseau international des Instituts Pasteur a réagi aux informations révélées par Algérie Part concernant les kits de dépistage offerts gratuitement par la France à l’Algérie. Dans une déclaration faite à France TV Info, Pierre-Marie Girard, directeur du réseau international des Instituts Pasteur a confirmé les informations d’Algérie Part tout en précisant que samedi 14 mars, des tests de dépistage ont bien été envoyés de France vers l’Algérie par l’Institut Pasteur, qui compte une trentaine d’établissements dans le monde. 

« Pour la coordination de ce réseau, on a monté depuis longtemps des projets de préparation aux réponses épidémiques, explique Pierre-Marie Girard, directeur du réseau international des Instituts Pasteur. Dans ce cadre-là, nous avons un grand programme avec 22 pays. Il y a d’abord eu de la formation et depuis le début de l’épidémie, il y a des appuis que l’on apporte en envoyant en urgence des tests de diagnostic », explique ce responsable français à France TV Info qui rectifie uniquement le chiffre de 5 000 tests annoncé par Algérie Part.

« C’était plutôt un millier », assure Pierre-Marie Girard qui précise que cette opération est financée par l’Union européenne. « Les kits de dépistage ont été envoyés à l’Institut Pasteur d’Alger qui les achemine ensuite dans les différents laboratoires du pays », indique la même source. « Avec ce programme, on a dû envoyer des tests de diagnostic dans une vingtaine de pays : au Liban, en Arménie, en Bosnie, en Géorgie et puis beaucoup en Afrique, en Mauritanie, au Mali, au Niger, au Sénégal », a expliqué enfin Pierre-Marie Girard d’après lequel l’Algérie avait réellement et cruellement besoin de ces tests car elle était « en début d’épidémie », poursuit Pierre-Marie Girard.

« C’est bien normal qu’on se préoccupe des pays d’Afrique et des pays de l’Est », conclut le directeur du réseau international des Instituts Pasteur dans son intervention rapportée par France TV INFO.

Document. FERTIAL, fleuron de l’industrie pétrochimique algérienne au bord de la faillite et menacé de disparition

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Alors que dans le monde entier, les gouvernements mettent en place des mécanismes de sauvetage de leurs entreprises nationales et économies nationales fragilisées par les effets désastreux de la pandémie du coronavirus COVID-19, en Algérie, les dirigeants assistent à la mise à mort de l’un des fleurons de l’économie sans bouger le petit doigt. 

C’est, malheureusement, ce qui se passe en ce moment à FERTIAL, La société algéro-espagnole des fertilisants, géant de l’ammoniac qui fut par le passé le numéro dans la Méditerranée dans la production des fertilisants. Plus de 1100 travailleurs des deux unités de Annaba et Arzew (Oran) de Fertial s’interrogent aujourd’hui sur leur avenir car leur entreprise est en train de cesser totalement son activité. Les problèmes de FERTIAL ont commencé bien avant le début de l’épidémie du Coronavirus COVID-19. A partir du mois de janvier 2020, les autorités algériennes ont bloqué toutes les autorisations d’exportation dont a besoin FERTIAL pour pouvoir commercialiser sa production et gagner des revenus afin de couvrir ses charges et payer ses employés.

Cette situation a provoqué une faillite programmée de Fertial qui ne vend plus sa production et survit uniquement grâce aux réserves de sa trésorerie qui sont de plus en plus limitées. La direction générale de FERTIAL a adressé un courrier à ses salariés pour leur expliquer cette situation et tirer la sonnette d’alarme. En toute franchise, ce courrier relate toutes les étonnantes difficultés auxquelles est confrontée FERTIAL.

Suppression des cantines, suppression de plusieurs avantages sociaux pour les travailleurs comme certaines lignes de transports, suspension de plusieurs contrats, suspension de tous les recrutements, préparation pour placer les travailleurs en chômage technique, etc., la direction générale de FERTIAL a été amenée à mettre en place une série de mesures d’austérité pour se préparer au pire.

Pour rappel, FERTIAL Spa, société des fertilisants d’Algérie, issue de l’ouverture du capital de l’EPE FERTIAL, ex filiale d’ASMIDAL au profit du Groupe espagnol Grupo Villar Mir (GVM) en 2005, avait un capital social de 17 967 000 000 DA. Son activité consiste en la production, la commercialisation et le développement des engrais azotés et phosphatés.

Le Groupe Villar Mir (GVM), qui détenait initialement 66% des parts de Fertial tandis qu’Asmidal, une entreprise appartenant à la Sonatrach, en détenait le reste des parts soit 34%, traverse une période difficile sur le plan financier qui l’oblige à se désengager de plusieurs affaires pour faire face à ses échéances pour rembourser sa dette.

Il faut dire aussi que Fertial avait subi de nombreux désagréments dont un blocage administratif de ses exportations qui l’ont obligé à cesser sa production pendant plusieurs semaines, alors que quelques mois après, le quotidien espagnol El Mundo affirmait que l’entrée de GVM dans le capital de Fertial en 2005 avait occasionné le versement de commissions…

La société algérienne spécialisée dans la production d’ammoniac Fertial, dont le Groupe espagnols GVM détient aujourd’hui 49% des parts de l’entreprise, avait même conclu un accord pour vendre ses parts à Sonatrach, son principal actionnaire, mais l’instabilité politique en Algérie a quelque peu contrarié la transaction.

Aujourd’hui, l’avenir de FERTIAL est totalement incertain. Naguère cette société gagnait plus de 300 millions de dollars par an. Entre 2013 et 2015, le chiffre d’affaires de Fertial est resté stable autour de 35 milliards de dinar, à savoir près de 320 millions de dollars. Cette société ramenait donc de précieuses recettes fiscales au Trésor Public du pays. En 2012, 2012 FERTIAL a réalisé un  chiffre d’affaires de 44.38 milliards de dinars, soit l’équivalent de plus de 400 millions de dollars, un bénéfice net de 19 milliards de dinars. Malheureusement, au moment où l’Algérie doit diversifier son économie et développer la pétrochimie pour réduire les conséquences de l’impact mondial de la pandémie du coronavirus COVID-19, elle laisse mourrir ses meilleurs fleurons ! Une inconscience mortifère et un suicide collectif.

Coronavirus en Algérie : stop au grand n’importe quoi !

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Alors que l’épidémie du coronavirus se propage en Algérie – et que tous les spécialistes appelle les autorités sanitaires algériennes à  faire preuve de transparence sans provoquer la panique, ce qui n’est pas simple – c’est une autre épidémie qui se développe en parallèle ces jours-ci. Une épidémie de « grand n’importe quoi ». Les autorités algériennes imposent un traitement politique à une crise sanitaire qui nécessite uniquement des solutions sanitaires et scientifiques. 

Preuve en est, au dernier Journal Officiel de la République algérienne, une instruction du Premier-ministre Abdelaziz Djerad impose la création dans chaque wilaya d’une commission chargée de coordonner l’action sectorielle de prévention et de lutte contre la pandémie du COVID-19. L’initiative est louable et magnifique. Malheureusement, l’esprit totalitaire du régime algérien prime sur toutes les considérations scientifiques. Qui dirige et compose ces commissions ? Des responsables des services de sécurité, des procureurs, des Présidents d’APC, des maires et aucun médecin ni membre du personnel soignant ou responsable d’une structure sanitaire qui sont, pourtant, les premiers concernés par cette crise sanitaire mondial. Du jamais vu. Plutôt du gros n’importe quoi. Que peut faire le représentant de la DGSN ou de la Gendarmerie Nationale contre la propagation du COVID-19 ? Quel rôle doit jouer un Procureur général ? Aucun ! Seuls les médecins, les épidémiologistes, les virologues, les infectiologues, les pneumologues, bref des scientifiques formés et diplômés peuvent lutter sérieusement contre les menaces dangereuses de cette pandémie.

Mais en Algérie, la science n’a aucune valeur aux yeux des autorités politiques qui préfèrent cerner la Pandémie avec des juges et des policiers ou gendarmes. Du gros n’importe quoi. Ces  commissions de wilaya chargées de coordonner l’action de prévention et de lutte contre la pandémie du Coronavirus COVID-19 sont d’ores et déjà vouées à l’échec puisqu’elles sont dépourvues de toutes compétences scientifiques capables d’apporter du sens et de l’intelligence à l’action des pouvoirs publics.

La composition actuelle de ces commissions peuvent à peine leur permettre de ramasser des ordures et de veiller sur l’ordre public en période de confinement sanitaire. Ces commissions n’ont aucune compétence ni la moindre légitimité pour se prononcer sur des questions médicales et scientifiques. Malheureusement, au sommet du pouvoir algérien, on manque cruellement de jugeote pour comprendre qu’il s’agit d’une affaire de science et de savoir. Là où d’autres pays mettent en places de cellules de veille sanitaire et technologique, l’Algérie créé des commissions de policiers et de juges ! Mieux vaut en rire qu’en pleurer.