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Algiers
mardi 16 octobre 2018

L’organisation internationale “Internet Sans Frontières” dénonce les menaces et les harcèlements à l’encontre d’Abdou Semmar

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 Internet Sans Frontières est extrêmement alarmée par la multiplication des campagnes de cyberharcèlement dont sont victimes journalistes, blogueurs et activistes qui enquêtent sur la mauvaise gouvernance, en particulier la corruption, au sein de l’État et des milieux d’affaires, en Algérie. C’est le cas en particulier des journalistes du site internet d’investigations Algérie-Part, régulièrement cibles d’attaques diffamatoires, de menaces, de procédures judiciaires abusives, d’attaque DDoS, de harcèlement incessant sur Internet.

S’il est vrai que l’espace numérique est devenu l’unique terrain d’expression libre pour les 19 millions d’internautes de ce pays du Maghreb, dirigé depuis 19 ans par Abdelazziz Bouteflika, parallèlement, Internet a été progressivement transformé en terrain de chasse privilégié de ceux et celles que la liberté d’expression et la libre presse dérangent.

“Nous sommes très préoccupés par les rapports que nous recevons depuis l’Algérie au sujet de la liberté d’expression sur Internet : de l’utilisation de trolls, au signalement abusif des pages et profils réseaux sociaux, en passant par les attaques contre les sites Internet qui dérangent, rien n’est épargné pour décourager le nécessaire travail d’information”, a déclaré Julie Owono, Directrice Exécutive d’Internet Sans Frontières.

Abdou Semmar, rédacteur en chef du site d’investigations Algérie-Part est la dernière victime en date de cet acharnement : le site flashdisc.net, dont est tiré la capture d’écran ci-dessus, explique qu’il serait actuellement recherché dans une enquête sur l’achat allégué d’un bien en Grêce, ce que le journaliste nie, et que la police et la gendarmerie sont mobilisées pour l’arrêter.

Plus grave, des photos du journaliste prises alors qui s’apprêtait à embarquer pour un vol vers l’Algérie au départ de l’aéroport d’Orly à Paris prouvent qu’il est également la cible d’une surveillance accrue en territoire étranger:

“Je déplore fortement le climat malsain dans lequel certains lobbys malintentionnés veulent nous enfermer pour nous empêcher d’exercer notre liberté d’expression, et je condamne ces campagnes de menaces et de dénigrement qui touchent à notre intégrité morale”, a-t-il déclaré à Internet Sans Frontières.

Internet Sans Frontières exhorte les autorités algériennes à respecter leurs engagements internationaux, et à prendre toutes les mesures nécessaires pour faire cesser ce cyberharcèlement, et préserver la liberté d’expression, et de la presse sur Internet.

Les employés de la Faculté des sciences de la terre protestent à Annaba : Le doyen accusé de harcèlement sexuel !

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Voilà maintenant plus de deux jours que la Faculté des sciences de la terre, avec ses quatre départements, est bloquée. La raison n’est autre qu’une grève des employés de cette faculté qui conditionnent la reprise du travail par le départ du doyen de leur administration. La liste des griefs dont ce responsable est accusé par ses nombreux détracteurs est assez longues : harcèlement sexuel et moral à l’encontre des employées, détournement de fonds, vols, gestion archaïque, chaotique et opaque des affaires de la faculté, abus de pouvoir, chantage …

Nous nous sommes rendus, hier, au niveau de la faculté en question pour constater de visu le blocage de la situation. Sur place, une quarantaine d’employés administratifs bloquaient l’accès de la faculté en présence du secrétaire général de la section syndicale UGTA de l’université Badji Mokhtar. Interrogées sur les raisons de leur grève, plusieurs employées ont tenu à s’éloigner du groupe afin de pouvoir témoigner de ce qu’elles subissent quotidiennement en travaillant avec ce doyen. C’est un vicieux, nous confia l’une des grévistes. «Il ne rate aucune occasion pour nous lancer des commentaires, qui sont pour le moins que l’on puisse dire, déplacés. Cela ne s’arrête pas aux commentaires», nous affirma, gênée, une autre travailleuse avant de s’excuser de ne pouvoir poursuivre son témoignages car «il y a des choses que l’on ne peut pas dire ou révéler».

Du côté de la gente masculine, c’est le même son de cloche. Le responsable est accusé du vol de matériel appartenant à l’université, de surfacturation, de «détournement» des deniers publics, de mauvaise gestion, d’opacité, d’abus de pouvoir, de violence et vulgarité … La liste est longue. Mais pour les employés (homme et femmes), «tous les dérapages du doyen peuvent être excusés, mais on ne badine pas avec l’honneur de nos collègues (femmes). Ce sont des femmes respectables, des épouses, des mères de familles, des sœurs (…) Nous ne pouvons tolérer qu’elles soient traitées comme des vulgaires (…)», nous déclara, visiblement en colère l’un des employés, avant d’être interrompu par l’un de ses collègues. Ce dernier ne révéla pas que sa sœur travaille avec lui au niveau de la même faculté. «Depuis que l’affaire a été révélée au grand jour, et que nos collègues (femmes) ont eu le courage de raconter la vérité, je n’arrive plus à regarder ma sœur dans les yeux. A la maison, je l’évite carrément. C’est humiliant ! Je ne pourrais jamais retravailler avec cet homme», nous a assuré ce quinquagénaire.

Contacté, le doyen en question se refusa à tout commentaire. «Contactez le recteur de l’université, il vous donnera tous les détails», nous a-t-il répondu. Nous nous sommes rendus au rectorat mais le recteur était à l’université d’El-Tarf pour des raisons professionnelles. Nous avons réussi, tant bien que mal à le joindre, pour qu’il nous dirige vers le secrétaire général de l’université. Ce dernier s’est refusé à toute déclaration en l’absence du recteur de l’université. «Nous vous appellerons dès que possible afin de vous donner la version officielle», affirma le numéro 2 de l’université Badji Mokhtar.

Le secrétaire général de l’UGTA nous a révélé pour sa part qu’une réunion a été tenue avant-hier, dimanche, sans parvenir à un arrangement entre les deux parties du conflit.

Les négociations devraient reprendre dans les prochains jours, mais les grévistes ont posé le départ du doyen comme condition sine qua non à la reprise du travail. Les grévistes ont, par ailleurs, adressé un courrier au recteur de l’université avec une copie adressée au ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique où ils attaquent le responsable en question.

Bendjama Mustapha

 

Biens mal acquis et corruption : que reproche-t-on aux 5 généraux-majors incarcérés ?

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Les accusations sont gravissimes et les faits peuvent alimenter le plus gros scandale d’Etat de l’Algérie indépendante. Plusieurs sources proches du ministère de la Défense nationale ont confirmé à Algérie Part que les 5 puissants généraux-majors incarcérés hier dimanche par le tribunal militaire de Blida sont accusés “d’enrichissement illicite” et “abus de fonctions”. 

En clair, les anciens commandants des première, deuxième et quatrième régions militaires, respectivement les généraux-majors Habib Chentouf, Saïd Bey et Abderrazak Chérif, le général-major Nouba Menad, ancien commandant de la Gendarmerie nationale et le général-major Boudjemaâ Boudouaour, ancien directeur central des Finances au ministère de la défense nationale, sont accusés d’avoir participer à “une affaire de biens mal acquis et de corruption”, comme le révèle également à l’AFP une source sécuritaire à Alger.

Les informations recueillies par Algérie Part au cours de ses investigations confirment également les faits révélés par cette source sécuritaire au bureau de l’AFP à Alger. Ces 5 généraux-majors ont été auditionnés” pour la troisième fois en quinze jours pour le grief d’infractions aux consignes générales de l’armée” portant sur des faits de “dilapidation” de fonds publics et de “mauvaise gestion”.

Par ailleurs, si l’implication du général-major Boudjemaâ Boudouaour dans l’affaire de “Kamel le Boucher”, à savoir le principal accusé dans le scandale de la cocaïne du Port d’Oran, est avérée et confirmée par les investigations des enquêteurs en charge de ce délicat dossier, le rôle des autres généraux-majors dans des affaires de corruption reste encore à déterminer car il demeure méconnu jusque-là. Seule la justice militaire détient les données confidentielles de leur dossier. Cependant, plusieurs informations nous parviennent à propos “des passations douteuses de marchés” et de “trous comptables” relevés dans les exercices financiers des infrastructures militaires dirigées auparavant par ces généraux-majors. Ainsi, à titre d’exemple, plusieurs sources indiquent à Algérie Part qu’un “trou comptable dépassant plusieurs dizaines milliards de centimes” aurait été constaté au niveau de la gestion de la 4e région militaire, dirigée par le général-major Abderrazak Chérif.

Cependant, nous n’avons pas pu confirmer la véracité de cette information. Il demeure difficile, pour ne pas dire impossible, pour le moment d’accéder aux sources officielles qui peuvent informer ou confirmer toutes ces informations. Seule la justice militaire connaît les dessous réels de ce dossier très complexe. Et la “Grande Muette” ne semble pas prête de communiquer sur cet incroyable scandale.

Bientôt il sera possible de rejoindre Alger depuis Ajaccio via Marseille grâce à un billet unique

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Bonne nouvelle pour les Algériens qui résident en Corse. Il sera bientôt possible de rejoindre Alger depuis Ajaccio, via Marseille grâce à un billet unique. Air Algérie est en train de mener des négociations très poussées avec Air Corsica pour aboutir à un accord commercial qui officialisera cette option. 

“Dans le courant du premier semestre 2019, nous devrions officialiser un accord interline avec Air Algérie”, a révélé à ce propos Philippe Dandrieux, président du directoire d’Air Corsica, cité par le quotidien Corse Matin. “Cela signifie qu’un passager qui souhaite rejoindre Alger depuis Ajaccio, via Marseille, se verra remettre un billet unique qui assure le suivi des bagages. Les négociations se poursuivent sur plusieurs détails : la répartition du coût, le choix de la monnaie, la promotion commune et d’autres points encore”, explique le même responsable.

Certes, peu de ressortissants algériens sont établis en Corse qui ne constitue pas un foyer important pour la communauté algérienne en France. Ceci dit, la Corse constitue une destination touristique très prisée notamment durant la période estivale.

33 % des Algériens utilisent quotidiennement la langue française

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La langue française est-elle en recul en Algérie ? Pas vraiment à en croire les chiffres révélés par l’Organisation internationale de la francophonie selon laquelle 33 % des Algériens utilisent quotidiennement la langue française (OIF). 

Selon le dernier rapport de l’OIF, les pourcentages de ceux qui utilisent quotidiennement de la langue française est de 13 % au Niger, 17 % au Mali comme au Tchad, 26 % au Sénégal, 33 % en Côte d’Ivoire, 51 % en République démocratique du Congo (RDC) et même 59 % au Congo-Brazzaville. Au Maghreb, le français est utilisé quotidiennement par 52 % des Tunisiens, mais seulement par 35 % des Marocains et 33 % des Algériens.

Au sein de l’Union européenne, le français est la première langue de seulement 12 % des citoyens, contre 16 % pour l’allemand et 13 % pour l’anglais avant le Brexit. En revanche, selon le rapport de l’OIF, “le français demeure la deuxième langue étrangère la plus apprise dans le premier cycle de l’enseignement secondaire des Etats membres, avec 26,1 % du total des élèves qui l’apprennent, contre 96,2 % l’anglais, 16,8 % l’allemand et 12,6 % l’espagnol”.

Le français est aujourd’hui la cinquième langue dans le monde, avec 300 millions de locuteurs, après le chinois, l’anglais, l’espagnol et l’arabe, selon les chiffres révélés lors de l’ouverture du 17e sommet à Erevan, jeudi 11 octobre. Il y a quatre ans, le français était en sixième position.

 

5 anciens puissants généraux-majors placés en détention : où se trouve la vérité sur la chute de “ces géants” ?

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C’est une première historique. Jamais au grand jamais, dans l’histoire de l’Algérie contemporaine, des dirigeants aussi puissants, des généraux aussi influents et hauts gradés de l’armée aussi nombreux n’ont chuté de cette manière brutale et intrigante. Oui, ce 14 octobre 2018 marque un tournant majeur dans l’histoire politique de l’Algérie indépendante. Et pour cause, ce jour-là a vu le placement en détention de 5 généraux-majors, les poids les plus lourds du haut commandement militaire de l’armée algérienne durant ces 10 dernières années. Mais cet événement n’a toujours pas livré ses secrets, voire ses mystères. 

Aucun Algérien ne s’attendait à ce coup de tonnerre. Le juge d’instruction près le tribunal militaire de Blida a placé sous mandat de dépôt, à savoir la détention préventive et provisoire,  les anciens commandants des première, deuxième et quatrième régions militaires, respectivement les généraux-majors Habib Chentouf, Saïd Bey et Abderrazak Chérif, le général-major Nouba Menad, ancien commandant de la Gendarmerie nationale et le général-major Boudjemaâ Boudouaour, ancien directeur central des Finances au ministère de la défense nationale.

Plusieurs sources sécuritaires ont confirmé officiellement cette information à de nombreux médias algériens. Algérie Part avait rapporté en exclusivité il y a de cela plusieurs semaines que ces généraux-majors vont être présentés devant les juges du tribunal militaire de Blida. Mais jusqu’à aujourd’hui, aucune source officielle n’a voulu communiqué publiquement sur ce dossier. Ni le ministère de la Défense Nationale, ni la Présidence de la République, n’ont pondu le moindre communiqué pour éclairer la lanterne des Algériens.

Un silence intriguant qui soulève des interrogations. Pis encore, un flou mystérieux qui suscite toutes les interrogations sur cette affaire politique, un véritable scandale d’Etat totalement étouffé. La justice militaire est, certes, discrète. Elle a ses normes, ses procédures et ses propres réglementations qui nécessitent le devoir de réserve. C’est compréhensible. Cependant, les Algériens ont le droit de comprendre ce qui se passe au plus haut sommet de leur propre Etat. Ces bouleversements engagent des enjeux qui déterminent leur quotidien. Le gouvernement a le devoir de fournir des explications pour rassurer une opinion publique paniquée par la vitesse des changements radicaux, quelques fois violents, qui s’opèrent en Algérie depuis l’éclatement du scandale de la cocaïne d’Oran.

Si ces emprisonnements et poursuites judiciaires s’inscrivent dans le sillage d’une opération “mains propres” destinée à limiter les dégâts de la corruption, comme nous l’avancent plusieurs sources proches du sérail, les Algériens ne peuvent que se féliciter d’une telle initiative car ils sont tous unanimes à affirmer la nécessité d’un assainissement urgent de la vie politique du pays. Ceci dit, il impossible de ne pas établir une connexion entre cet incroyable scandale ébranlant la hiérarchie militaire et les prochaines élections présidentielles qui devront avoir lieu en 2019. Oui à la justice, l’Etat de Droit, mais non aux règlements de comptes, aux luttes claniques. Il n’y a pas plus dangereux que ce fléau pour l’avenir du pays. Le salut de l’Algérie viendra seulement de la vérité, la franchise et la sincérité dans la gouvernance des affaires de la cité.

 

 

 

Fortes pluies à partir de ce dimanche soir : l’ONM appelle les habitants de plusieurs wilayas à la “vigilance”

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“Soyez très vigilants” ! Voici le message clair, net et précis qui a été délivré ce dimanche matin par  les services de l’Office national de météorologie (ONM) aux habitants de plusieurs wilayas dont la capitale Alger et ses environs. 

En effet, l’ONM a lancé un bulletin météo spécial (BMS) pour avertir les Algériens contre les conséquences des pluies “assez marquées” parfois sous forme d’averses orageuses qui affecteront dès la soirée de dimanche les wilayas de Saida, Relizane, Tiaret, Tissemsilt, Chlef, Ain Defla, Médea, Blida, Tipaza, Alger et Boumerdès.  La validité du BMS s’étale du dimanche à 18H00 jusqu’à lundi à 03H00, a ajouté la même source alors que les cumuls estimés atteindront ou dépasseront localement 30 mm durant la validité de ce bulletin.

Pour rappel, les récentes pluies qui se sont abattues sur la capitale Alger ont provoqué un énorme vent de panique parmi la population locale ainsi que des dégâts matériels importants. Plusieurs quartiers populaires et lotissements des agglomérations d’Alger se sont noyés ! Et comme à chaque fois, l’ONM lance des BMS pour appeler à la “vigilance”. Les autorités locales vont-elles cette fois-ci prendre en considération l’avertissement des services   l’Office national de météorologie ? Des vies humaines sont en jeu.

 

Décryptage. Pourquoi il faut réactiver en urgence la Cour des Comptes pour lutter réellement contre la corruption ?

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Les Algériens ne doivent pas se focaliser uniquement sur quelques cas de corruption qui gangrènent les institutions civiles ou militaires. Pour lutter lutter contre la corruption dans notre pays, il est nécessaire de s’attaquer à l’essence de ce mal qui menace la sécurité nationale. Et pour ce faire, il est urgent de réactiver et de réhabiliter le rôle de la Cour des Comptes.  Décryptage. 

La Cour des Comptes est régie par l’ordonnance   n° 95-20 du 19 Safar 1416 correspondant au 17 juillet 1995 relative à la Cour des comptes modifiée et complétée par l’ordonnance 10-02 du 26 aout 2010. Elle a été consacré tant dans l’ancienne constituons que la nouvelle constitution  parue dans la Loi n° 16-01 du 26 Joumada El Oula 1437 correspondant au 6 mars 2016 portant révision constitutionnelle.

La Cour des Comptes  est chargée du contrôle a posteriori des finances de l’Etat, des collectivités territoriales, des services publics, ainsi que des capitaux marchands de l’Etat. La Cour des comptes contribue au développement de la bonne gouvernance et de la transparence dans la gestion des finances publiques. La Cour des Comptes établit un rapport annuel qu’elle adresse au Président de la République, au Président du Conseil de la Nation, au Président de l’Assemblée Populaire nationale et au Premier ministre. La loi détermine les attributions, l’organisation et le fonctionnement de la Cour des comptes et la sanction de ses investigations, ainsi que ses relations avec les autres structures de l’Etat chargées du contrôle et de l’inspection.

Institution supérieure du contrôle à posteriori des finances de l’Etat (article 2),  institution à compétence administrative et juridictionnelle (article 3), la Cour des Comptes assiste le gouvernement et les deux chambres législatives (APN-Sénat) dans l’exécution des lois de finances, pouvant être saisie par le président de la République, le chef du gouvernement (actuellement le Premier ministre) ou tout président de groupe parlementaire pour étudier des dossiers d’importance nationale.

Certes, l’ordonnance 2010 élargit les missions de la Cour des comptes quant au renforcement de la prévention et de la lutte contre les diverses formes de fraude, de pratiques illégales ou illicites, portant atteinte au patrimoine et aux deniers publics. «La Cour des comptes exerce un contrôle sur la gestion des sociétés, entreprises et organismes, quel que soit leur statut juridique, dans lesquels l’Etat, les collectivités locales, les établissements, les entreprises ou autres organismes publics détiennent, conjointement ou séparément, une participation majoritaire au capital ou un pouvoir prépondérant de décision».

L’ordonnance prévoit le pouvoir de consultation de la Cour des comptes dans l’élaboration des avant-projets annuels de loi de règlement budgétaire et cette révision confère au président de la République l’attribution de saisir la Cour des comptes pour tout dossier d’importance nationale dont, en premier lieu, le renforcement de la prévention et de la lutte contre les diverses formes de fraude, de pratiques illégales ou illicites, portant atteinte au patrimoine et aux deniers publics.

En second lieu, il est question du renforcement de «l’efficacité du contrôle de la Cour des comptes à travers l’obligation faite aux responsables des collectivités et organismes qu’elle contrôle de communiquer ses conclusions aux organes délibérant dans un délai maximal de deux mois, tout en tenant informée la Cour des comptes des suites réservées». La Cour des comptes devrait travailler en étroite collaboration avec l’Office central chargé de la prévention et de la répression de la corruption.

L’accent a été mis sur la modernisation de cet outil permettant de mieux contrôler l’économie nationale afin de lutter efficacement contre toute forme de détournement et atteinte aux deniers publics et au patrimoine national.

Dans tous les pays du monde où existe un Etat de Droit, la Cour des comptes est une institution hautement stratégique. Concernant les responsabilités, il y a lieu de tenir compte que l’Algérie est toujours en transition depuis 1986 ni économie de marché, ni économie planifiée. C’est cette interminable transition qui explique les difficultés de régulation,  posant d’ailleurs la problématique de la responsabilité du manager de l’entreprise publique en cas d’interférences ministérielles.

Or, la Cour des comptes, qui doit éviter cette vision répressive mais être un garde-fou, une autorité morale par des contrôles réguliers et des propositions peut jouer son rôle de lutte contre la mauvaise gestion et la corruption qui touchent tant les entreprises que les services collectifs et administrations Or la composante de la Cour des comptes en Algérie est faible  ne pouvant pas contrôler les innombrables  entités (administration et entreprises publiques), alors qu’’uniquement le contrôle de Sonatrach nécessiterait 200 magistrats financiers.

Ayant eu l’occasion de visiter ces structures au niveau  international et de diriger en Algérie par le passé trois importants audits sur l’efficacité des programmes de construction de logements et d’infrastructures de l’époque, sur les surestaries au niveau des ports et les programmes de développement des wilayas, en relations avec le ministère de l’Intérieur, et celui de l’habitat assisté de tous les walis de l’époque, je ne saurai donc trop insister sur son importance en évitant, comme par le passé, qu’elle ne soit pas instrumentalisée à des fins politiques.

Le nombre par la qualité et non la quantité est certes important car actuellement étant dans l’impossibilité d’avoir un contrôle objectif et exhaustif du fait de la faiblesse du  nombre  des magistrats.  Mais cela n’est pas une condition suffisante pour avoir un contrôle efficace, lui même lié  aux contrepoids politiques en fait à la démocratisation de la société. Il faut uniformiser l’action des institutions de contrôle tant politiques que techniques pour avoir une efficacité globale et ce sans verser dans les règlements des comptes, posant d’ailleurs d’une manière objective le problème de la dépénalisation des actes de gestion si l’on ne veut pas bloquer l’initiative des managers qui parfois doivent prendre des décisions au temps réel.

Aussi, la problématique posée de l’efficacité de la Cour des comptes dont j’ai été magistrat (premier conseiller et directeur central des études économiques entre 1980/1983 du temps de feu Dr Amir) ayant démissionné fin 2003 de mon  plein gré,  et d’une manière générale, toutes les institutions de contrôle, y compris celles des services de sécurité est fonction d’une gouvernance globale rénovée. Par ailleurs, si l’on veut lutter contre les surfacturations, les transferts illégaux de capitaux, rendre le contrôle plus efficient, il y a urgence de revoir le système d’information qui s’est totalement écroulé, posant la problématique d’ailleurs de la transparence des comptes, y compris dans une grande société comme Sonatrach. C’est que le manque  de  transparence des comptes ne date pas d‘aujourd’hui mais depuis l’indépendance à ce jour.

 Dans son rapport rendu public dont la presse algérienne s’est fait l’écho le 7 novembre 2012 le rapport de la Cour des Comptes met en relief la mauvaise gestion des deniers publics et le manque de transparence.

En conclusion, l’Algérie possède des institutions stratégiques qu’il faut absolument  dynamiser si l’on veut instaurer  un Etat de Droit,  condition sine qua non pour un développement durable. Une réelle lutte contre la corruption implique un Etat de droit et la démocratisation de la société tout en tenant compte de notre anthropologie culturelle.

Et si  l’Algérie, pays à fortes potentialités surtout humaines, richesses bien plus importantes que toutes les ressources minières,  veut éviter sa marginalisation au sein  du nouveau monde 2020/2030/2040  avec  de  graves  turbulences sociales, politiques avec des incidences géostratégiques. Il  s’agit de poser les véritables problèmes, pour une application efficace sur le terrain. Attention à l’euphorie de la  rente des hydrocarbures et donc au syndrome hollandais à travers la rente car tout développement, tenant compte tant des mutations économiques, sociales, culturelles et géostratégiques mondiales,  doit passer nécessairement par la moralisation de la gestion devant, avoir une vision stratégique( que sera l’Algérie de 2030) et pour paraphraser les experts militaires, les tactiques devant  s’insérer au sein de la fonction objectif stratégique.

Il s’agit  donc de s’attaquer à l’essence de ce mal qui menace la sécurité nationale et non aux actions conjoncturelles qui ne résolvent pas  le problème. Le fondement de tout processus de développement, comme l’ont démontré tous les prix Nobel de Sciences économiques,  repose sur des instituions crédibles fonctionnant selon des normes universelles.

Par le Professeur et expert Abderrahmane MEBTOUL

L’ancien patron de la gendarmerie Nationale, le général-major Ahmed Boustila est décédé à l’étranger

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Le général-major Ahmed Bousteila, l’ancien commandant de la gendarmerie nationale d’Algérie, est décédé ce dimanche alors qu’il subissait des soins intensifs à l’étranger, plus exactement au sein d’un établissement spécialisé à Paris en France, a appris Algérie Part auprès de plusieurs sources concordantes.

Le général-major Ahmed Boustila, mort à l’âge de 74 ans, fut l’un des généraux les plus connus à travers toute l’Algérie. Il avait dirigé la Gendarmerie Nationale de juillet 2000 jusqu’au 15 septembre 2015.  15 ans de règne et d’influence qui ont fait du général-major Ahmed Boustila l’un des hauts gradés les plus puissants du pays.

Rappelons enfin que le général Boustila est originaire de la région d’Ain M’lila où il naquit le 08 août 1944.

Université algérienne : Le bug qui révéla un scandale au département de Tahar Hadjar

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C’est un énième scandale qui vient entacher le département de Tahar Hadjar, celui-là même qui ne voit aucun intérêt (personnel) à ce que l’université algérienne forme et engendre un prix Nobel.

Dans un souci de modernisation de l’université algérienne, en informatisant la gestion des inscriptions, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a mis en place le système progrès. Ce dernier permet une gestion informatisée des inscriptions aux différents cycles de l’enseignement supérieur, mais aussi les inscriptions pour l’obtention d’un hébergement dans les cités universitaires. Mais un bug est survenu dans ce système, créant une véritable pagaille à travers les universités de tout le pays. Ce bug a empêché un grand nombre d’étudiants très bien classés de procéder aux inscriptions pour le Master, alors que d’autres ayant des moyennes beaucoup plus modestes ont pu intégrer le deuxième cycle de l’enseignement universitaire.

Notre rédaction a eu vent de plusieurs cas à Annaba mais aussi dans de nombreuses autres universités du pays. Le ministère a pris conscience de la bourde de ce système présenté par le ministre himself comme étant super-sophistiqué. L’ensemble des universités du pays ont été instruites afin de réétudier tous les dossiers et de remédier au problème. Ceux qui ouvrent droit au Master finiront par être inscrits à condition … d’introduire un recours.

Les excellents étudiants, injustement recalés, qui, pour une raison ou une autre, n’auront pas introduit de recours perdront tout simplement leurs droits.

 

‘Tout le monde n’est pas perdant’

 

Comme le dit si bien le vieil adage, le malheur des uns fait le bonheur des autres. En effet, si certains ont été injustement recalés, d’autres ont pu accéder au Master alors qu’ils n’avaient aucun espoir de voir leurs candidatures acceptées, vu les résultats modestes de leur cursus en Licence. L’étude des recours introduits permettra-t-elle de corriger la situation ?

Pas vraiment, ou du moins, pas complètement, si l’on se réfère à plusieurs chefs de départements interrogés. Le problème devrait être partiellement réglé, car les nombreux étudiants ayant procédé à l’inscription au Master, sans y ouvrir réellement droit, pourraient très bien se voir poursuivre les études afin de ne pas créer un mouvement de protestation qui risquerait de bloquer durant des semaines les universités algériennes. Des protestations qui pourraient très bien s’étendre et faire sortir au grand jour des dizaines de dossiers que l’Université n’a ni le besoin ni l’envie de traiter.

Les «indus inscrits» devraient donc être maintenus pour éviter les dégâts. Mais dans ce cas, d’autres étudiants non éligibles au master pourraient très bien tenter un coup de force pour figurer sur la liste des étudiants en deuxième cycle de l’enseignement supérieur. Certains d’entre eux fourniront facilement des bulletins de notes et des annexes descriptifs du diplôme avec des résultats meilleurs que ceux de certains inscrits. Seront-ils aussi intégrés aux bancs de l’université ? Protesteront-ils ?

Peu importe la réponse à ces questions, une chose est sûre : les classes de master seront, cette année, surchargées. Et le master perdra encore de sa valeur …

 

Une plateforme réalisée par … les Français ?

 

Certaines mauvaises langues n’hésiteront pas à s’attaquer aux performances algériennes pour dénigrer tout ce qui est algérien. Ils verront dans ce énième échec une preuve incontestable et irréfutable de l’incompétence algérienne. Mais ces personnes se trompent. La plateforme progrès aurait été réalisée et mise en place par une équipe d’informaticiens français, croient savoir des sources généralement bien renseignées. Les mêmes sources nous ont révélés que les étudiants de l’université n’étaient pas les seuls à devoir s’inscrire à ce portail. Le personnel enseignant aussi devait s’y inscrire. «J’ai tenté de m’y inscrire. Mais il y avait beaucoup trop de données exigées. Situation familiale ; numéro de compte bancaire ; adresse ; nom du conjoint …», témoigne un enseignant avant d’ajouter «j’ai finalement baissé les bras, comme un grand nombre de mes collègues. Par la suite, j’ai appris que les chefs de départements avaient reçu l’instruction de remplir les données en question à la place des enseignants relevant de leurs départements respectifs».

Le scandale serait, si cette hypothèse s’avère exacte, encore plus important. Les nombreux informaticiens et laboratoires de recherche en informatique des différentes universités n’étaient pas capables de réaliser cette simple solution informatique, qui est pourtant à la portée d’un étudiant en master ? Ou bien le ministère souhaitait dépenser quelques devises qui alourdissaient les comptes du département de Tahar Hadjar ? A moins que ce dernier ait voulu offrir une fleur aux informaticiens français, qui peuvent désormais -s’ils le veulent- obtenir toutes les informations privées à propos des étudiants et des enseignants de l’université algérienne.

Le ministre devrait s’expliquer dans les plus brefs délais et apporter aux Algériens les garanties nécessaires concernant la non-utilisation des données récoltées par le système informatique Progrès par les renseignements ou tout autre service étranger. Nous avons tenté de vérifier l’origine de la plateforme en question, mais personne n’était en mesure de répondre à nos questions. Le ministère prendra-t-il la peine de divulguer l’origine du portail, dans le cas où celui-ci serait réellement de fabrication étrangère ? Nous ne pouvons que l’espérer.

 

Bendjama Mustapha