Affaire des journalistes détenus : l’avocat d’Abdou Semmar porte plainte contre Anis Rahmani, le directeur d’Ennahar TV pour diffamation

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Abdou Semmar, éditeur du site d’informations Algérie Part, a été arrêté le 23 octobre dernier et placé en détention provisoire à la prison d’El Harrach, le 25 octobre dernier. Abdou Semmar, de son vrai nom Mohamed Abderrahmane Semmar est poursuivi pour diffamation par voie de diffusion, menaces et atteinte à la vie privée des gens, selon son avocat Me Zakaria Benlahreche.
Les deux plaignants dans l’affaire ne sont autres que Mohamed Mokadem, alias Anis Rahmani, directeur du groupe Ennahar et le wali d’Alger Abdelkader Zoukh pour des articles que ce dernier aurait rédigé sur son site. Malheureusement, la chaîne de télévision Ennahar a diffusé en boucle, pendant la journée du jeudi 25 octobre, des informations diffamatoires et erronées à l’encontre d’Abdou Semmar et de Merouane Boudiab les impliquant, sans aucune preuve, dans des délits plus graves, à savoir faire partie d’un réseau d’escrocs et de maîtres chanteurs qui extorquent des fonds et les transfèrent à l’étranger. La chaîne, représentée par son directeur Anis Rahmani, l’un des plaignants dans l’affaire de diffamation dans laquelle est impliqué Abdou Semmar n’a pas hésité à diffuser des images les montrant menottés au tribunal ou encore en train d’être transférés en prison.
Ce média est allé plus loin en diffusant des éléments de l’enquête censée être confidentiels jusqu’à la comparution des deux détenus, le 8 novembre prochain, en salissant leur réputation et en violant le principe de la présomption de l’innocence qui voudrait que tout accusé est innocent jusqu’à preuve de sa condamnation.
C’est pour ces raisons que l’avocat d’Abdou Semmar a déposé plainte auprès du Procureur de la République après de la Cour d’Alger contre Mohamed Mokadem, alias Anis Rahmani, directeur du groupe Ennahar, pour acharnement médiatique et diffamation à l’encontre de son client.
L’attitude d’Ennahar en tant que média «est contraire à l’article 56 de la Constitution et aux conventions internationales ratifiées par l’Algérie», a-t-il affirmé. «Abdou Semmar, Merouane Boudiab et Adnane Mellah sont innocents jusqu’à preuve du contraire et aucun média n’a le droit d’agir de la sorte en tentant d’influencer le déroulement du procès », a-t-il ajouté. Il est à rappeler que l’ONG Reporters sans frontières RSF a rédigé une lettre au Président de la République Abdelaziz Bouteflika pour lui demander d’intervenir « afin de libérer les trois journalistes poursuivis pour leur activité journalistique».

Document exclusif. Les employés d’Ooredoo entament une grève générale à partir du 28 avril prochain

Les travailleurs et employés de l’opérateur de téléphonie mobile Ooredoo se révoltent contre les abus de leur direction générale. Algérie Part a obtenu un document exclusif démontrant qu’un préavis de grève a été déposé par la section syndicale de l’entreprise. Cette grève devra débuter à partir du 28 avril prochain. 

Les employés de l’opérateur Ooredoo ont présenté de nombreuses revendications à leur direction générale. Il s’agit, à titre d’exemple, de la régularisation des salaires d’environ 325 employés.

Exclusif. Houda Feraoun bientôt convoquée par la justice pour son implication dans le dossier des Kouninef

Prime Minister, Abdelmalek Sellal, and Houda-Imane Faraoun, postmaster during the ceremony in honor of Algerian women on the occasion of the celebration of World Women's Day at Hotel aurassi. Algiers on 08/03/2017 (Photo by Billal Bensalem/NurPhoto via Getty Images)

Houda-Imane Faraoun, la ministre de la Poste et des Technologies, suivra bientôt le même chemin que son collègue Mohamed Loukal, le ministre des Finances. Le parquet général du tribunal d’Abane Ramdane à Sidi M’hamed est en train de lui préparer une convocation judiciaire pour qu’elle se présente devant un Procureur de la République qui doit l’entendre sur son implication dans le dossier de la famille Kouninef, a-t-on appris de sources sûres. 

D’après nos  sources, la jeune ministre de 39 ans a été cité à plusieurs reprises dans les enquêtes diligentées par les enquêteurs de la brigade des recherches de Bab Jedid de la gendarmerie nationale. Houda-Imane Faraoun est intervenue personnellement pour faciliter la conclusion de plusieurs contrats des entreprises des frères Kouninef ou de leurs alliés étrangers dans le secteur des télécommunications.

Des contrats qui ont suscité les soupçons des services de sécurité surtout lorsqu’on sait que le groupe Algérie Télécom a perdu près de 30 millions de dollars à la suite d’un différend qui a opposé la Sarl Mobilink des frères Kouninef avec Algérie Télécom. Les deux parties étaient liées par un contrat signé le 19 octobre 2004. Ce marché a fait l’objet des investigations des enquêteurs de la gendarmerie nationale. Ces derniers ont découvert, par ailleurs, que depuis l’arrivée de Houda Faraoun à son poste en 2015, les frères Kouninef ont obtenu de nouveaux avantages et privilèges dans le secteur des télécoms. Pis encore, certaines sources ont assuré à ces enquêteurs que c’est Réda Kouninef, le cerveau de la fratrie, qui avait exercé un fort lobbying auprès de Saïd Bouteflika pour permettre la nomination de Houda Faraoun au gouvernement.

Cette dernière est, d’ailleurs, cité nommément dans plusieurs autres dossiers de malversations financières comme l’affaire Huawei qui a été révélée par les investigations d’Algérie Part. 

Les travailleurs de CEVITAL se mobilisent et réclament la libération de Rebrab

Plus d’une centaine de travailleurs de Mediterranean Float Glass (MFG SPA), une filiale du groupe CEVITAL, se sont rassemblés ce mardi matin pour réclamer la libération de leur patron, Issad Rebrab, écroué dans la nuit du lundi au mardi à la prison d’El-Harrach. 

Pour rappel, Mediterranean Float Glass (MFG) est spécialisée dans la production et la transformation du verre plat. MFG est considéré comme le seul producteur de verre en Algérie et au Maghreb, et l’un des leaders en Afrique. Les unités de production de MFG sont situées à Larbaâ dans la wilaya de Blida. Cette première manifestation risque de déclencher d’autres plus importantes mobilisations des travailleurs de Cevital. Rebrab dirige le premier groupe privé en Algérie qui emploie plus de 18 mille salariés à travers toute l’Algérie.

 

 

Kouninef, Rebrab : Comment l’arrestation du colonel Mourad Zaghdoudi a accéléré l’opération anti-corruption en Algérie

C’est la suspension et, plus tard, l’arrestation du colonel Mourad Zaghdoudi, premier responsable de la brigade de recherches de la gendarmerie nationale qui a accéléré le déroulement de l’opération anti-corruption en Algérie, explique Abdou Semmar, le rédacteur en chef d’Algérie Part, sur le plateau d’une émission spéciale consacrée aux dernières événements ayant secoué l’Algérie. 

Abdou Semmar dévoilera les dessous de l’arrestation et puis de l’incarcération du colonel Mourad Zaghdoudi qui chapeautait jusqu’à jeudi dernier les enquêtes menées sur les oligarques et personnalités politiques impliquées dans des affaires de corruption. Ce colonel a dangereusement dérapé lorsqu’il avait auditionné Rebrab, l’homme le plus riche du pays. Ce dernier avait été interrogé également par une commission d’enquêteurs au niveau du département des services de renseignements à Dely Ibrahim. Le P.V d’audition a été totalement « détourné » par ce colonel véreux qui aurait tenté de protéger certaines personnalités ciblées par les enquêtes sur des faits de corruption.

Dimanche, ces enquêtes ont été relancées suivant un nouveau mode d’organisation au moment où le colonel Mourad Zaghdoudi est placé en détention provisoire par le tribunal militaire de Blida. C’est à ce moment qu’un véritable coup d’accélérateur a été donné aux auditions et arrestations de Rebrab et les frères Kouninef. Les failles des premières investigations ont été comblées et les enquêteurs de la brigade de recherches ont subi un énorme pressing pour rendre leurs conclusions et transférer enfin leurs dossiers vers le parquet du tribunal d’Abane Ramdane de Sidi M’hamed à Alger-centre.

 

Vidéos. A 74 ans, Issad Rebrab, l’homme le plus riche de tout le Maghreb, a passé sa première nuit à la prison d’El-Harrach

Issad Rebrab, considéré comme la première fortune du pays, a été incarcéré dans la nuit de lundi à ce mardi 23 avril, dans le cadre d’une enquête anticorruption.

Issad Rebrab, PDG de Cevital, le premier groupe privé d’Algérie, a été incarcéré dans la nuit, à l’issue de sa présentation au parquet dans le cadre d’une enquête anticorruption, a annoncé mardi 23 avril l’agence officielle APS Cevital. Il est considéré comme la première fortune de ce pays qui vit une contestation populaire inédite.

Arrêté lundi, Issad Rebrab, 74 ans, est « soupçonné de fausse déclaration concernant le mouvement de capitaux de et vers l’étranger, surfacturation, importation de matériel usagé en dépit de l’octroi d’avantages bancaires, fiscaux et douaniers (destinés au matériel neuf) », avait indiqué lundi la télévision d’État.

 

Le fondateur de Cevital avait dans un tweet lundi démenti avoir été arrêté, indiquant s’être seulement présenté à la gendarmerie dans le cadre du blocage depuis près d’un an au port d’Alger par les autorités d’équipements industriels de son conglomérat. L’industriel estime que ce blocage est illégitime.

Le groupe Cévital, propriétaire du quotidien algérien Liberté et qui a notamment racheté en France le groupe électroménager Fagor-Brandt ou le fabricant de portes et fenêtres Oxxo, n’a pas réagi dans l’immédiat à l’incarcération de son PDG. Cevital est actif dans l’électronique, la sidérurgie, l’électroménager ou encore le BTP et emploie 18 000 personnes, selon les derniers chiffres donnés par le groupe.

Des armes retrouvées dans la villa d’Ali Haddad : les véritables causes de l’incarcération du général-major Saïd Bey

Abdou Semmar, le rédacteur en chef d’Algérie Part, a dévoilé sur le plateau de l’émission « l’Algérie de Demain » diffusée par Amel TV les véritables raisons qui ont conduit à l’arrestation et l’incarcération du général-major Saïd Bey, l’ex-commandant de la 2e région militaire. 

Abdou Semmar a expliqué que tout a commencé lorsque les enquêteurs de la gendarmerie nationale ont perquisitionné la villa d’Ali Haddad située au Val d’Hydra. Ce jour-là, ces enquêteurs ont retrouvé plusieurs armes alors que le milliardaire algérien, patron du groupe l’ETRHB, disposait uniquement d’une seule autorisation de port d’arme. Les investigations de la brigade de recherches de la gendarmerie nationale ont démontré que ces armes appartenant à Ali Haddad lui ont été attribuées par le général-major Saïd Bey. Ce dernier est rapidement interpellé et placé sous mandat de dépôt par le tribunal militaire de Blida.

Abdou Semmar est revenu également sur les dessous des convocations judiciaires adressées à Ahmed Ouyahia et Mohamed Loukal. Le rédacteur en chef d’Algérie Part a expliqué les enjeux des enquêtes judiciaires dans lesquelles ces deux hauts responsables du régime seront auditionnés. A suivre sur :

Deux appartements à Oran, une villa à Alger, une autre à Tlemcen : l’impressionnant patrimoine immobilier de l’inspecteur général du ministère de la Justice

Il s’appelle Benhachem Tayeb. C’est un dirigeant totalement méconnu par l’opinion publique. Et pourtant, ce monsieur était jusqu’à aujourd’hui, l’inspecteur général du ministère de la Justice. Benahachem Tayeb fut pendant longtemps l’un des piliers du système de Tayeb Louh, l’ex-ministre de la Justice. 

Benhachem Tayeb a été limogé ce lundi de son poste, a révélé le Club des magistrats algériens (CMA). Ce haut responsable est considéré comme le véritable cerveau du système de répression et de contrôle des magistrats instauré par Tayeb Louh pour domestiquer la justice algérienne.

Il s’avère que Benhachem Tayeb a abusé dangereusement de ses fonctions et du pouvoir dont il jouissait pour amasser une véritable fortune incarnée par un patrimoine immobilier impressionnant. En effet, nous avons appris au cours de nos investigations que ce dirigeant possède sous son nom et par le biais de plusieurs prêtes-noms deux appartements à Oran, une villa à Draria, l’un des quartiers chics d’Alger, une autre villa à Tlemcen ainsi qu’une luxueuse résidence à Mostaganem. Selon nos sources, plusieurs magistrats ont réclamé l’ouverture d’une enquête judiciaire pour déterminer les circonstances dans lesquelles cet ancien haut responsable et bras droit de Tayeb Louh a pu s’offrir de telles propriétés immobilières. Cette enquête risque de révéler des surprises sur l’ampleur de la corruption qui régnait dans l’entourage de Tayeb Louh.

Confidentiel. Zoukh bientôt convoqué par la brigade de Bab Jedid pour des enquêtes sur des faits de corruption

Le désormais ex-Wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, devra fournir des comptes et des explications à propos de plusieurs dossiers de corruption dans lesquels son nom est directement cité ainsi que son fils Hamza et son beau-frère. 

Selon nos sources, Abdelkader Zoukh sera bientôt convoqué par les enquêteurs de la brigade de Bab Jedid pour qu’il soit entendu sur des affaires de corruption et de dilapidation des deniers publics. A la suite de ces interrogatoires, Zoukh suivra le même chemin que les milliardaires Kouninef, Haddad et Rebrab : il devra être présenté devant le parquet du tribunal d’Abane Ramdane à Sidi M’hamed.

D’après nos sources, Zoukh est impliqué dans la distribution controversée et douteuse de plusieurs assiettes foncières au profit de promoteurs influents et richissimes. Il est également soupçonné d’avoir facilité l’obtention des marchés publics par des oligarques et des groupes privés dans des conditions plus que troublantes moyennant le paiement de pots-de-vin.

Rappelons enfin que le président par intérim Abdelkader Bensalah a opéré, ce lundi 22 avril, un mouvement dans le corps des walis qui touche six wilayas, dont Alger, a annoncé l’ENTV dans le journal de 20 Heures. Abdelkader Zoukh, wali d’Alger, a été limogé. Il est remplacé par Abdelkhalek Sayouda. Les cinq autres walis nommés sont : Abdelkader Bradai (Laghouat), Lounes Bouzegza (Batna), Mohamed Belkateb (Sétif), Yahia Yahyaten (Boumerdès) et Belarar Harfouche (El Taref).

Après Rebrab et les Kouninef : Plusieurs hommes d’affaires vont suivre dans les jours à venir

Les enquêtes sur les dossiers de corruption ne vont pas se limiter aux frères Kouninef et Rebrab, a-t-on appris de sources proches du ministère de la Défense Nationale.  La Brigade des investigations de la Gendarmerie Nationale  « poursuit ses enquêtes préliminaires à l’encontre de plusieurs hommes d’affaires, dont certains font l’objet d’interdiction de sortie du territoire national », assurent nos sources. 

Les prochaines enquêtes concerneront ainsi, dans un premier temps, Mourad Eulmi, patron du groupe SOVAC, Ahmed Mazouz, patron du groupe Mazouz, Mahieddine Tahkout ainsi que Mohamed Baïri. Cette liste va s’allonger à d’autres personnalités et oligarques comme Mohamed Laïd Benamor, Abdelmalek Sahraoui et d’autres encore.

Ces enquêtes concerneront enfin d’anciens dirigeants politiques comme Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, les deux anciens Premiers-ministres. D’après nos sources, le haut commandement de l’ANP s’est engagé à ne pas épargner aucune personnalité dont l’implication dans des affaires de corruption serait démontrée par des preuves accablantes.

Rebrab présenté devant le tribunal de Sidi M’hamed et risque d’être placé sous mandat

Inédit, effarant, les adjectifs manquent cruellement pour qualifier le sort que l’homme le plus riche du pays est en train de vivre en ce moment. Issad Rebrab a été, effectivement, présenté devant le tribunal de Sidi M’hamed. Comme il a été annoncé par Algérie Part, Rebrab, la première fortune du pays, a été transféré devant le tribunal Abane Ramdane après avoir terminé les auditions auxquelles il était soumis à la brigade de recherches de la Gendarmerie Nationale de Bab Jedid.

Issad Rebrab, l’homme qui pèse 3 milliards de dollars, est accusé, d’après nos sources, d’avoir surfacturé délibérément les prix des importations de ses équipements industriels pour transférer illicitement des devises vers l’étranger. Des devises qui ont servi à enrichir ses affaires réalisées en France, Italie, Brésil ou Hong Kong.

Il est à souligner enfin que même la télévision publique nationale l’ENTV a confirmé officiellement l’arrestation de Rebrab par les enquêteurs de la gendarmerie nationale. La même source a confirmé que Rebrab est accusé de « fausses déclarations » et de violations à la réglementation des changes en Algérie. Rebrab et les frères Kouninef sont également accusés de non respect des engagements contractuels dans la réalisation de projets publics, trafic d’influence avec des fonctionnaires publics pour l’obtention de privilèges et détournement de fonciers et de concessions ».