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dimanche 22 juillet 2018

Qui était Ahmed Bencherif, le premier commandant de la gendarmerie nationale de l’Algérie ?

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Le moudjahid et premier commandant du Corps de la Gendarmerie nationale de l’Algérie indépendante, Ahmed Bencherif, s’est éteint samedi soir dans un hôpital parisien à l’âge de 91 ans. 

Plus connu sous nom du Colonel Ahmed Bencherif, cet ancien officier de l’Armée de Libération nationale (ALN) est né le 25 avril 1927 à Ain Maabed (18 km au nord de Djelfa). Militaire de carrière dans l’armée française, il est promu sous-lieutenant en 1955, après la guerre d’Indochine où il découvre les réalités du monde colonial. Le 30 juillet 1957, il déserte le 1er régiment de tirailleurs algériens pour rejoindre l’ALN (Armée de Libération Nationale), avec une partie de sa compagnie dans la région de Sour-El-Ghozlane (ex-Aumale).

Après avoir combattu en Wilaya IV historique (Algérois), il se rend à la frontière algéro-tunisienne où, pendant deux ans, il se consacre à la formation de djounouds. Membre du CNRA (Conseil National de la Révolution Algérienne) en janvier 1960, il est nommé à la tête de la Wilaya IV en juillet de la même année. S’il réussit à franchir la ligne Morice (barrage électrifiée le long de la frontière entre la Tunisie et l’Algérie) et à rejoindre le PC de la Wilaya IV, il est rapidement capturé le 28 octobre 1960. Une décision de Paris l’arrache à la justice militaire et l’expédie en France où il sera jugé, condamné à mort et emprisonné jusqu’à la fin de la guerre. Gracié, il est libéré en avril 1962 et part à Genève où il achève son récit-témoignage ‘’L’Aurore des mechtas’’ puis rejoint l’Etat-Major général de Houari Boumedienne qui le rétablit dans ses fonctions de chef de la Wilaya algéroise.

En septembre 1962, l’Exécutif Provisoire le place à la tête du Commandement de la Gendarmerie Nationale. Il sera maintenu à ce poste pendant quinze ans sans interruption jusqu’au 21 avril 1977, date à laquelle il est nommé Ministre de l’Environnement, de la Bonification des Terres et de l’Hydraulique. Membre du Comité central du FLN en avril 1964, le colonel Benchérif participe au coup d’Etat du 19 juin 1965 et est Membre du Conseil de la Révolution (comprenant 26) de 1965 à 1978. Membre du bureau politique du FLN en février 1979, il est écarté le 29 juin 1980, exclu du Comité Central le 20 juin 1981, puis réintégré en 1989.

Il tente sans succès de se présenter en candidat indépendant aux élections présidentielles de novembre 1995, n’arrivant pas à recueillir les 75 000 signatures au niveau de 25 Wilayas. Il prit sa retraite politique et vit entre Djelfa et Alger.

Le défunt commandant de la Gendarmerie Nationale comptait de nombreux détracteurs qui l’accusaient d’avoir joué un rôle controversé dans plusieurs épisodes funestes de l’histoire de la guerre d’Indépendance. Ainsi, on lui reproche d’avoir détenu dans les sous-sols de son QG  les ossements du colonel Amirouche, chef de la wilaya III historique et du Colonel Si EL HAOUES , Chef de la Wilaya VI. Nouredine Aït Hamouda a accusé publiquement  Ahmed Bencherif  d’avoir participé à la mort du colonel Amirouche.

En 2009, Ahmed Bencherif déclenche une vive polémique en s’attaquant à la figure du colonel Mohamed Chaabani (condamné et exécuté à l’indépendance) d’avoir orchestré un génocide contre 750 messalistes dans la région de Djelfa. Bencherif avait raconté dans les médias que Chaabani a donné des espoirs (assurances) après le cessez-le feu à 750 messalistes pour qu’ils rendent leurs armes avant de les exécuter.

Abderrahmane, frère du feu Colonel Chaâbani, lui répond magistralement à travers une lettre incendiaire où il l’accuse d’être un comploteur dans les rangs de l’Armée de Libration Nationale (ALN). Pis encore, il l’avait réduit au rang “des éléments infiltrés connus pour leur appartenance à la France coloniale”.

La vie d’Ahmed Bencherif sera riche en polémiques et controverses jusqu’à sa fin. En 2014, à la veille de l’élection présidentielle qui a connu le couronnement d’Abdelaziz Bouteflika pour un 4e mandat successif, le chef historique de la Gendarmerie Nationale a défrayé la chronique en s’en prenant violemment à Saïd Bouteflika l’accusant  d’être à la tête d’une «mafia politicofinancière ». “On assiste à une atteinte à la sûreté interne de l’Etat provoquée par la mafia politico-financière dirigée par Saïd Bouteflika et ses sbires qui ont squatté le pouvoir depuis la maladie de mon ami Bouteflika”, avait dit Ahmed Bencherif en mars 2014 pour soutenir la candidature d’Ali Benflis.

Depuis cette sortie médiatique, Ahmed Bencherif a disparu de la scène politique. Il ne donnera plus de ses nouvelles jusqu’à ce qu’il pousse samedi soir son dernier soupire à.. Paris.

Imitation et contrefaçon : Ooredoo gagne son procès contre Djezzy

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Ooredoo vient d’obtenir gain de cause dans le différend commercial qui l’oppose à l’opérateur Djezzy au sujet de sa marque « Hayla », a annoncé ce dimanche un communiqué rendu public par la filiale algérienne de l’opérateur qatari. 

La justice a, en effet, ordonné le retrait définitif de la marque Hayla de Djezzy du marché en raison de la confusion créée avec deux marques commerciales de Ooredoo « Hala » et « Haya » lancées respectivement en 2012 et 2017.

“Il est évident que Djezzy a mixé les noms des deux marques HAYA et HALA de l’opérateur Ooredoo pour obtenir HAYLA afin de profiter ainsi de la notoriété des marques de son concurrent”, accuse à ce propos Ooredoo Algérie.

A l’origine de ce verdict en faveur de Ooredoo, une plainte déposée contre Djezzy concernant le nom de marque de son offre « HAYLA » considérant que celui-ci ressemble, à une lettre près, à celui de ses offres.

Devant cet état de fait, la justice a ordonné le retrait définitif du marché de la marque « Hayla » de l’opérateur Djezzy en raison de sa ressemblance flagrante avec les deux marques commerciales de l’opérateur Ooredoo et susceptible de créer la confusion chez le client.

Saisie pour statuer sur ce différend, la justice a ordonné à l’opérateur Djezzy d’arrêter définitivement l’exploitation et l’utilisation de la marque « Hayla », d’enlever et de détruire toutes les enseignes, les imprimés et  les panneaux publicitaires quel que soit le support portant la marque « Hayla » ainsi que toutes les cartes Sim portant la marque « Hayla » se trouvant en stocks et dans ses espaces de ventes et boutiques.

“En dépit de cette décision de justice, Djezzy continue de commercialiser et de faire la promotion de son offre sous la marque « Hayla »”, déplore enfin Ooredoo Algérie.  Rappelons en dernier lieu que la copie est sanctionnable en Algérie quand elle porte atteinte à un droit exclusif de propriété intellectuelle, faisant l’objet d’un dépôt à L’Institut National Algérien de la Propriété Industrielle (INAPI), qu’il s’agisse de brevet, de marque, de dessin ou de modèle. Il y a alors une contrefaçon. Copier un dessin, un modèle, ou un logo même non déposé à l’INAPI, peut être sanctionné comme une contrefaçon au titre du droit d’auteur.

Décryptage. Si elle s’endette à l’étranger, l’Algérie ne sera pas capable de rembourser

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En 2017, la croissance du PIB réel devrait descendre à 2,5 %, contre 3,3 % en 2016. Cette diminution est imputable à la baisse des investissements publics, résultant de la réduction des ressources de l’État intervenue malgré la stabilité de la croissance du secteur des hydrocarbures, où une reprise de la production est amorcée depuis 2015.

Les projections pour 2018 (3,5 %) et 2019 (3,8 %) annoncent un retour de la croissance à un niveau comparable à ceux d’avant 2017 grâce, entre autres, aux efforts d’assainissement des dépenses publiques, au rééquilibrage des comptes extérieurs, à la poursuite de la reprise du secteur des hydrocarbures, ainsi qu’à la relance des investissements publics. L’inflation devrait s’établir à 5,3 % en 2017, puis à 4,5 % et 4 %.

Indicateurs macroéconomiques – Évolution

Même si son impact sur le secteur réel a été limité, la baisse des prix du pétrole affecte depuis 2014 les comptes public et extérieur, avec pour corollaires un épuisement de l’épargne budgétaire et une baisse du stock de devises (97 milliards de dollars EU à la fin 2017 contre 179 milliards en 2014). Ainsi, après un doublement du déficit budgétaire entre 2014 (7,1 % du PIB) et 2015 (15 %), celui-ci a baissé en 2016 (12,6 %) et 2017 (6,4 %), et la tendance devait se poursuivre en 2018 (3 %) jusqu’à une quasi-résorption en 2019 (-0,3 %). L’impact sur les comptes extérieurs a porté le déficit du compte courant de 4,3 % du PIB en 2014 à 16,4  % en 2016. Celui-ci devrait diminuer en 2017 (9,8 %), ainsi qu’en 2018 (5,6 %) et 2019 (1,4 %). Ces évolutions sont le résultat des efforts d’assainissement des dépenses publiques et de rééquilibrage des comptes extérieurs.

La chute des cours du brut a aggravé le déficit budgétaire et réduit les réserves de change de près de la moitié. En septembre, les autorités ont publié un audacieux plan d’action quinquennal visant à équilibrer le budget à l’horizon 2022. Il comprend des emprunts directs auprès de la banque centrale, en vue de compenser la baisse des revenus pétroliers sans avoir recours aux marchés internationaux de la dette. Avec une dette intérieure d’environ 20 % du PIB, l’Algérie a encore de la marge pour des emprunts supplémentaires. Le FMI a également suggéré que les autorités se tournent vers la dette extérieure pour financer le déficit. Les autorités ont toutefois publiquement indiqué que si elles le faisaient, il leur faudrait emprunter environ 20 milliards de dollars par an et que dans quatre années, elles risquaient de ne pas être capables de rembourser. Elles ont également avancé que les mesures d’austérité et la dépréciation de la monnaie n’auraient qu’un impact limité sur le déficit du compte courant, qui devrait être partiellement contrebalancé par une demande intérieure plus forte.

Facteurs positifs

Un nouveau Plan d’action du Gouvernement (PAG) a été adopté en septembre 2017 dans un contexte financier difficile. Il comprend, notamment, trois mesures majeures : i) la poursuite de l’assainissement des finances de l’État entamée dans le cadre du Nouveau modèle de croissance économique (NMCE) 2016– 2030 et de la Trajectoire budgétaire 2016–2019 retenus par les autorités en juillet 2016 ; ii) une interdiction de l’endettement extérieur ; et iii) l’adoption d’un Financement non conventionnel (FNC) faisant appel à la Banque centrale pour les besoins de financement du Trésor, notamment destinés à résorber le déficit. Le volet assainissement du PAG poursuivra le plan de rééquilibrage budgétaire et extérieur, prévu pour 2017–2019 dans le cadre budgétaire à moyen terme (CBMT) en vue d’atteindre un équilibre budgétaire et extérieur en 2020. Les projections indiquent une avancée dans cette direction, due en partie à la performance retrouvée dans le secteur des hydrocarbures et à la remontée des cours du pétrole depuis juin 2017.

Facteurs négatifs

En 2017, l’exercice de consolidation budgétaire a induit une réduction de 28 % des dépenses d’équipement et le gel de certains projets budgétés en 2014–2019. L’assèchement des liquidités des banques a restreint leur capacité d’intermédiation financière et, par conséquent, leur aptitude à financer des projets d’investissement publics et privés. Il en a résulté une baisse de la croissance du PIB réel hors hydrocarbures. De plus, la limitation des salaires, la hausse de la taxe sur la valeur ajoutée (2 %), la réduction des subventions, et la hausse des prix de l’énergie affecteront la consommation privée et publique. Au cours du deuxième semestre 2017, l’augmentation des cours du baril a permis de prendre des mesures correctives pour libérer les prêts bancaires et accroitre de 4 milliards de dollars EU les dépenses d’investissement. Par ailleurs, s’il n’est pas géré avec parcimonie, le volet « planche à billets » du PAG pourrait porter l’inflation bien au-delà des 5,3 %, 4,5 % et 4 % projetés respectivement pour 2017, 2018 et 2019.

Web TV. Une nouvelle monnaie pour une nouvelle Algérie : réflexion sur la fin du dinar algérien

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La chute permanente de la valeur du dinar algérien est très préoccupante. Ne faut-il pas enterrer cette vieille monnaie et créer une autre plus solide pour relancer l’économie algérienne ? C’est à cette question que s’attaque notre Rédacteur en Chef, Abdou Semmar, dans cette chronique qui a le mérite de lancer un débat déterminant pour l’avenir de notre pays. 

Document exclusif. Le CV ridicule du directeur du Complexe Olympique du 5 Juillet

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Un ancien commis au lavage des vitres, à savoir un agent de nettoyage, se retrouve à la tête de la plus importante infrastructure sportive de toute l’Algérie, à savoir l’Office du complexe olympique (OCO), Mohamed Boudiaf, qui abrite le célèbre stade du 5 Juillet. Cette information suffit, à elle seule, pour résumer le paradoxe de cette Algérie de 2018 qui offre des postes stratégiques à des personnes dépourvues de toutes compétences. 

 

Comme le montre cette image ci-dessus, Algérie Part a obtenu le C.V du directeur de l’Office du complexe olympique (OCO), Mohamed Boudiaf,  Mohamed Bakhti. Nommé au mois d’avril dernier par l’ancien ministre des Sports et de la Jeunesse, Ould Ali El-Hadi, quelques jours à peine avant son limogeage du gouvernement, cet ancien fonctionnaire de la Résidence de Club-des-Pins est devenu, par le hasard d’une magie inexplicable, haut fonctionnaire nommé par décrit présidentiel. Un haut fonctionnaire qui a la lourde responsabilité de veilleur sur le fonctionnement de la plus importante infrastructure sportive de toute l’Algérie comprenant pas moins de 17 unités et plusieurs équipements comme la piscine olympique, la coupole, l’unité golf ou le stade d’athlétisme (SATO) sans oublier les complexes de tennis, etc.

Il s’avère, comme le démontre le document en notre possession, que l’homme nommé par El-Hadi Ould Ali n’a aucune expérience dans le secteur sportive. Pis encore, nous avons appris au cours de nos investigations qu’il a débuté sa carrière à la résidence d’Etat de Club-des-Pins comme un simple agent de nettoyage des vitres ! Il a été ensuite responsable de l’hygiène et chef de service au Palais des Nations.

 

Révoqué à Club-des-Pins deux mois à trois mois auparavant, Mohamed Bakhti se retrouve rapidement, et par enchantement, à la tête du complexe olympique, un poste qui nécessite des compétences et un bon niveau universitaire ainsi qu’une bonne expérience dans la gestion des équipements sportifs. Le ministère de la Jeunesse et des Sports n’a tenu compte d’aucun de ces critères pour procéder à cette nomination. “L’homme qu’il faut à la place qu’il faut”, le vieux adage du feu Houari Boumédiène n’a plus aucun sens dans l’Algérie d’aujourd’hui…

 

Benyounès se moque de Djamel Ould-Abbès

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Moqué par Djamel Ould-Abbès, Amara Benyounès réplique violemment. Le président du Mouvement populaire algérien a accusé le secrétaire général du FLN de « porter préjudice » au président de la République.

«Ould-Abbès est contre tout le monde, contre l’opposition, contre les partis du pouvoir, il est en confrontation dans son propre parti et contre lui-même alors que le propre de tout parti, ce qui est le cas du MPA, soutient son président, travailler dans le sens de rassembler le maximum et ne pas jouer à la division comme s’y attelle le secrétaire général du FLN», a indiqué Amara Benyounès dans une déclaration au journal le Soir d’Algérie.

Selon le président du MPA, le secrétaire général du FLN « porte préjudice » au chef de l’Etat. Car, contrairement à ce que dit Ould-Abbès, « c’est Abdelaziz Bouteflika qui soutient le FLN et non le contraire ». «Contrairement à ce que Ould-Abbès affirme à tout bout de champ, ce n’est pas le FLN qui soutient Bouteflika mais bel et bien le contraire puisque c’est ce dernier qui soutient le FLN. Vous pouvez le vérifier. Rappelez-vous du discours du candidat Bouteflika à Tizi-Ouzou lors de l’élection présidentielle de 2004 quand il avait affirmé qu’il avait trouvé, en 1999, un parti FLN infréquentable et que c’était lui qui lui avait redoré son blason. Rappelez-vous également de l’autre discours du Président, celui tenu à Sétif l’avant-veille des élections législatives de mai 2012 quand il avait affiché publiquement ses convictions partisanes. Ce qui a fait que le FLN avait bénéficié d’un vote massif à l’occasion de ces élections», affirme le président du MPA pour qui «si le Président cesse d’apporter son soutien au FLN, vous verrez ce qu’il adviendra de ce parti».

Lors d’une récente sortie publique, le secrétaire général du FLN avait qualifié d’alliance « contre-nature » la rencontre tenu entre Amara Benyounès et Aberrazak Makri.

Confidentiel. Comment le défunt Mahfoud Nahnah a soutenu la candidature d’Abdelaziz Bouteflika

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Beaucoup de choses ont été dites à propos du soutien de Mahfoud Nahnah, le leader islamiste disparu, au candidat Abdelaziz Bouteflika en 1999. A cette époque, beaucoup d’observateurs n’avaient pas compris l’attitude d’un homme qui était, 4 ans auparavant, candidat à la magistrature suprême.

Mais des informations rapportées à Algérie Part par des cadres du HMS, le parti du chef disparu en 2003, indiquent que derrière ce soutien de Nahnah à Abdelaziz Bouteflika, il y a un homme : Sid-Ali Lebib. Ce dernier était ministre de la Jeunesse et des Sports et tout-puissant directeur général des douanes algériennes durant de longues années.

Les émissaires de Bouteflika à Nahnah étaient nombreux. Parmi eux, le Général Mohamed Attaïlia, chef de la première région militaire. Mais c’est dans le domicile de Sid-Ali Lebib que le chef islamiste, accompagné notamment d’El-Hachemi Djaaboub, qui était longtemps ministre sous Bouteflika, a levé ses dernières réserves avant de se joindre au « candidat du consensus ». Mahfoud Nahnah avait, pourtant, pris un risque inconsidéré : beaucoup de cadres de son parti et des milliers de militants étaient prêts à soutenir d’autres candidats après l’invalidation de la candidature de leur chef.

Des proches du Hamas voulaient donc soutenir Youcef El-Khatib, d’autres se rallier à Abdellah Djaballah ou encore à Mouloud Hamrouche. Mais l’appui de Nahnah a pesé dans la balance au profit d’un Abdelaziz Bouteflika qui a été « élu » en étant seul à concourir après le retrait des 6 autres candidats quelques jours avant la tenue du scrutin du 05 avril 1999.

Décryptage. Un euro à 215 Da : pourquoi le dinar algérien ne s’arrête pas de chuter ?

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Selon on la banque d’Algérie, le cours officiel du dinar  entre le 19 et 23 juillet 2018 est de 118,0761 dinars pour un dollar  et 137, 0864 dinars pour un euro. En revanche, sur le marché parallèle, le taux de change est d’environ  215 Da pour un euro  et 173 Da pour un dollar, soit un écart moyen de 56%.  Quelles sont les principales raisons de la fluctuation du cours de la devise sur le marché parallèle ? Décryptage. 

Il existe en Algérie depuis des années des distorsions entre le taux de change officiel du dinar et celui fixé sur le marché parallèle. Ces distorsions varient entre 40/ à 50%.  Le square Port Saïd à Alger, comme certaines autres places à l’Est et à l’Ouest, sont considérées comme des banques parallèles à ciel ouvert fonctionnant comme une bourse où le cours évolue de jour en jour selon l’offre et la demande et les cotations au niveau mondial du dollar et de l’euro. Ce marché noir joue comme assouplisseur face à un contrôle des changes trop rigide. Il existe des données  contradictoires sur le montant  qui se seraient échangés, annuellement, sur le marché parallèle algérien.

 Il y a lieu de ne pas confondre le montant de devises échangé sur le marché  parallèle avec l’importance de la sphère informelle dont les méthodes de calculs donnent des taux différents : masse monétaire en circulation,  poids dans le PIB et importance au sein  de la structure de l’emploi. L’essence réside dans les dysfonctionnements des différents structures de l’Etat du fait de l’interventionnisme excessif de l’Etat qui fausse les règles du marché ce qui contraint les ménages et opérateurs à contourner les lois et les règlements.

Ainsi lorsque les autorités publiques taxent (fiscalité excessive) et réglementent à outrance ou en déclarant illégal les activités du libre marché, ils biaisent les relations normales entre acheteurs et vendeurs. En réaction, les acheteurs et vendeurs cherchent naturellement les moyens de contourner les embûches imposés par les gouvernements. Lorsqu’un gouvernement veut imposer des règles et des lois qui ne correspondent pas à l’état réel de la société, cette dernière enfante ses propres lois qui lui permettent de fonctionner.

Le fondement d’un contrat doit reposer sur la confiance. Au niveau de la sphère informelle il existe des contrats informels plus crédibles que ceux de l’Etat car reposant sur la confiance entre l’offreur et le demandeur. Que l’on visite l’Algérie profonde et on verra des milliers de contrats établis par des notables crédibles au niveau de différentes régions du pays en présence de témoins. Devant le fait accompli, l’Etat officiel a souvent régularisé ces contrats (notamment dans le domaine du foncier et de l’immobilier). L’Etat doit se cantonner dans son rôle de régulateur stratégique et non fausser les règles de la libre concurrence. Dans les pays à économie administrée, on délivre des autorisations (comme autrefois en Algérie les licences d’importation que certains nostalgiques voudraient rétablir) qui permettent à ceux qui ont des relations de les vendre en s’alignant sur le cours du marché parallèle donnant à ces personnes qui ont des relations des rentes sans contreparties productives.

Le marché parallèle de devises n’échappe pas à ces règles générales avec la cotation administrative du dinar. On a vu par le passé que lorsque le cours du dollar baissait et le cours de l’euro haussait, la banque d’Algérie dévaluait pour des rasions politiques à la fois le dinar par rapport tant au dollar que vis-à-vis de l’euro alors que le dinar dans une véritable économie de marché devait s’apprécier par rapport au dollar. Pourquoi cet artifice comptable ? La raison essentielle est qu’en dévaluant le dinar par rapport au dollar, nous aurons une augmentation artificielle de la fiscalité des hydrocarbures qui fluctue, en fonction des cours, entre 60/70% du total fondement d’une économie rentière. Car les recettes des hydrocarbures sont reconverties en dinars, passant par exemple de 70 dinars à 115 dinars un dollar; idem pour les importations libellées en monnaies étrangères, les taxes douanières se calculant sur la partie en dinars.

Malheureusement, cette dévaluation accélère l’inflation intérieure. Tout cela voile l’importance du déficit budgétaire et donc l’efficacité réelle du budget de l’Etat à travers la dépense publique et gonfle artificiellement le fonds de régulation des recettes calculé en dinars algériens. L’inflation étant la résultante, cela renforce la défiance vis-à-vis du dinar algérien où le cours officiel administré se trouve déconnecté par rapport au cours du marché parallèle qui traduit le véritable cours du marché monétaire.

L’écart entre le taux marché officiel et parallèle s’explique ainsi par dix rasions :

  • Premièrement, par la diminution de l’offre du fait que la crise mondiale, combinée avec le décès de nombreux retraités algérien, a largement épongée l’épargne de l’émigration le montant des retraites transférées  étant estimées à environ deux milliards de dollars mais qui iront en baisse avec les décès des retraités.
  • Deuxièmement, cette baisse de l’offre de devises a été contre-balancée par les fortunes acquises régulièrement ou irrégulièrement par la communauté algérienne localement et à l’étranger qui font transiter irrégulièrement ou régulièrement des devises en Algérie( surfacturation). Ces montants fonctionnant comme des vases communicants entre l’étranger et l’Algérie renforcent l’offre. Il existe donc un lien dialectique entre ces sorties de devises et l’offre, sinon cette dernière serait fortement réduite et le cours sur le marché parallèle de devises serait plus élevé.  Ce retour d’une fraction de  capitaux illicites alimente certes le marché parallèle mais s’investit dans l’immobilier (blanchissement d’argent)  expliquant malgré toutes les  constructions le prix élevés dans les  grandes agglomérations.

 – Troisièmement,  la demande provient de simples citoyens qui voyagent : touristes, ceux qui se soignent à l’étranger et les hadjis à cause de la faiblesse de l’allocation devises dérisoire.

  • Quatrièmement, mais ce sont les agences de voyages qui à défaut de bénéficier du droit au change recourent elles aussi aux devises du marché noir étant importateurs de services. Majoritairement, elles exportent des devises au lieu d’en importer comme le voudrait la logique touristique comme en Turquie, au Maroc ou en Tunisie.
  • Cinquièmement, la forte demande provient de la sphère informelle qui contrôle une importante partie de la masse monétaire en circulation (avec une concentration au profit d’une minorité rentière) et qui contrôlent 65% des segments des différents marchés marché ; fruits/légumes, de la viande route /blanche- marché du poisson, et à travers l’importation utilisant des petits revendeurs le marché textile/cuir.
  • Sixièmement, l’écart s’explique par le passage du Remdoc au Crédoc à savoir le crédit documentaire qui a largement pénalisé les petites et moyennes entreprises représentant plus de 90% du tissu industriel en déclin (5% dans le PIB). Le Crédoc n’a pas permis de juguler comme cela était prévu la hausse des importations mais a renforcé les tendances des monopoleurs importateurs où selon l’officiel 83% du tissu économique global est constitué du commerce et des petits services à faible valeur ajoutée. Nombreux sont les PME/PME pour éviter les ruptures d’approvisionnement ont du recourir au marché parallèle de devises. Le gouvernement a, certes, relevé à 4 millions de Da la possibilité du recours au paiement libre pour les importations urgentes de matières premières ou pièces de rechange, mais cela reste insuffisant.
  •  Septièmement, beaucoup d’opérateurs étrangers utilisent le marché parallèle pour le transfert de devises, puisque chaque algérien a le droit à 7200 euros par voyage transféré, ces opérateurs étrangers utilisent leurs employés algériens pour augmenter le montant.

– Huitièmement, l’écart s’explique par le niveau de l’inflation. Sur le plan strictement économique, la monnaie constitue avant tout un rapport social déterminé en fonction du niveau de développement économique et social, traduisant la confiance ou pas entre l’Etat et le citoyen. En Algérie, le niveau de confiance se détériore suivant le niveau de l’inflation dont le taux réel est plus élevé que l’officiel, une analyse objective de l’inflation supposant de saisir les liens dialectiques entre le développement, la répartition du revenu et du modèle de consommation par couches sociales. Pour se prémunir contre l’inflation, et donc la détérioration du dinar algérien, l’Algérien ne place pas seulement ses actifs dans le foncier, l’immobilier ou l’or, mais une partie de l’épargne est placée dans les devises. Acheter des devises, c’est un choix de sécurité dans un pays où l’évolution des prix pétrolier est décisive, beaucoup de ménages se mettent dans la perspective d’une chute des revenus pétroliers, et vu les fluctuations erratiques des cours d’or, ils achètent les devises sur le marché informel.

  • Neuvièmement, de  nombreux Algériens investissent   pour acquérir hôtels, appartements et villas à l’étranger et placent cet argent mal acquis dans  les paradis fiscaux. Egalement, face à l’incertitude politique, et la psychose créée par les scandales financiers, beaucoup de hauts responsables vendent leurs biens légalement pour acheter des biens à l’étranger et utilisent le marché parallèle
  • Dixièmement, l’écart s’explique par la rationalité par la rationalité des agents économiques  qui font un calcul de rentabilité : ainsi si j’avais échangé  10 milliards de centimes au moment ou le cours était il y a quelques années à 100 dinars pour un euro  et en ce mois de juillet, le cours dépasse 210 Da pour un euro, ma fortune financière aura plus que doublé alors qu’aucun projet économique ne pourrait atteindre ce taux de rentabilité !

D’une manière générale, l’amélioration de la valeur du dinar est déterminée en fonction de la confiance et d’une économie productive. Or selon un rapport de l’OCDE, la productivité du travail de l’Algérie est une des plus faibles au niveau du bassin méditerranéen. Les subventions et la distorsion du taux de change entre le cours officiel et celui du marché parallèle avec les pays voisins sont les explications fondamentales des surfacturations.

Entre 2010 et 2015, plus de 1700 contentieux concernant des infractions de change commises par des grosses entreprises publiques, privées ou étrangères ont été recensées par la Direction du contentieux relevant de la direction générale des douanes algériennes. Faute d’une bonne communication, la presse donne des données contradictoires sur les montants, souvent énormes des surfacturations et des sommes échangées  sur le marché parallèle.

Actuellement un débat est en cours sur la réévaluation et la convertibilité totale du dinar. Pour certains experts, cette réévaluation et convertibilité intégrale entraînerait une fuite massive des capitaux. L’économie du pays étant dépendante des hydrocarbures à 98% des exportations et important 70/75% des besoins des ménages et des entreprises publiques et privées dont le taux d’intégration ne dépasse pas 15%, une réévaluation de la monnaie algérienne générerait inévitablement une tension inflationniste tirant à la hausse des importations par la consommation interne, propulsée, elle aussi, par l’amélioration d’un pouvoir d’achat fictif puisque dépendant à 70% de la rente des hydrocarbures.

Pour d’autres experts, la convertibilité totale est possible avec l‘importance des réserves de change de l’Algérie même si elles sont  en baisse à cause du maintien en l’état du système de change, un dinar stable, flottant de manière dirigée, profite davantage aux rentes  et pénalise les secteurs réellement productifs. Etant conscient que les investisseurs tant étrangers que locaux se méfient d’une monnaie stable administrée faible, il faut être prudent et les experts doivent mener un large débat sans passion pour aboutir aux bonnes solutions idoines à la situation de l’Algérie.

Par le Professeur des  universités et expert international : le Docteur Abderrahmane MEBTOUL

 

Web TV. La diversité et le multiculturalisme, deux atouts de développement ignorés par l’Algérie

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La victoire de l’équipe de France en finale de la Coupe du Monde 2018 a suscité énormément de commentaires racistes sur les réseaux algériens. Des commentateurs ont remis en cause l’identité française de cette sélection nationale composée de nombreux joueurs africains. L’analyse et le décryptage de notre Rédacteur en chef, Abdou Semmar, à propos de la méfiance des Algériens à l’égard du multiculturalisme. 

 

Exclusif. Des produits pharmaceutiques dangereux commercialisés en Algérie parce que le fabricant est… un ami de l’ancien ministre de la santé

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Des gants d’examen et des gants de chirurgie défectueux et classés comme dangereux pour la santé humaine sont toujours commercialisés en Algérie pour la simple et bête raison que le patron de l’entreprise qui fabrique ces gants médicaux est l’ami de l’ancien ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf, a découvert Algérie Part au cours de ses investigations. 

C’est un véritable scandale qui soulève l’indignation des médecins et divers acteurs du secteur de la santé en Algérie. En effet, Algérie Part a obtenu un rapport du Centre National de Pharmacovigilance et de Matériovigilance (CNPM) dont la mission est la surveillance des effets indésirables des médicaments et des dispositifs médicaux pour améliorer la qualité des actes thérapeutiques et diagnostiques.

En procédant aux analyses des gants fabriqués par le groupe privé IMGSA, basé à Aïn M’lila, les experts du CNPM ont conclu que ces gants utilisés dans les hôpitaux algériens sont de “très mauvaise qualité”.

Pis encore, ces gants médicaux provoquent des “réactions allergiques” dangereuses pour la santé et plusieurs défauts de fabrication ont été relevés comme nous le montre cette partie du rapport du CNPM dont nous détenons une copie :

Le même rapport précise clairement que l’enquête réalisée au niveau des services utilisateurs révèle la reproductibilité des réclamations « mauvaise qualité du
produit et ne répondant pas aux normes requises ». La même source nous apprend, par ailleurs, que le contrôle du produit par le Laboratoire National de Contrôle des Produits Pharmaceutiques (LNCPP) “concernant les gants d’examen non stérile pour le numéro de lot 00003 est revenu non conforme”. Dans ces conditions,  un retrait de lot a été demandé par la Direction de la Pharmacie en date du 04/07/2016, portant réf N° : 579/ MSPRH/DGPES/16.

Le CNPM affirme également dans ses conclusions que “le fabricant devait retirer les lots défaillants et de les remplacer par des lots conformes”. Tout ce rapport du comité ad-hoc a été présenté à la Direction de la pharmacie du ministère de la Santé. En dépit de toutes ces analyses et ces avertissements, rien n’a été fait contre les produits du groupe IMGSA.

 

Jusqu’à aujourd’hui,  la PCH (Pharmacie Centrale des Hôpitaux) continue de commercialiser ces gants médicaux et de chirurgie auprès de tous les hôpitaux algériens, a-t-on constaté au cours de nos investigations. Des situations présentant des conflits d’intérêts ont été remarquées par nos soins. A titre d’exemple, l’un des responsables du groupe IMGSA, Liès Mezaguer, a occupé auparavant le poste de Directeur de la Régulation et de la Distribution au niveau de la PCH, puis le Poste de Directeur des Approvisionnements Dispositifs Médicaux au sein de la même institution qui distribue et gère les achats des médicaments au profit des hôpitaux algériens.

Nous retrouvons aussi à la tête de ce groupe privé, un certain HOUAM Toufik, l’un des amis les plus proches de l’ancien ministre de la Santé,  Abdelmalek Boudiaf. Une amitié qui a permis à ce groupe privé de jouir d’une véritable “impunité”, dénonce-t-on au ministère de la Santé. Par ailleurs, Abderahmane Boudiba, l’ex DG du groupe IMGSA est lui-aussi un ancien haut responsable au Ministère de la santé. Tous ces ingrédients composent un véritable scandale de favoritisme. Un scandale qui met en péril la santé de nos patients puisque les dispositifs médicaux du groupe IMGSA ont été clairement épinglés pour leur “mauvaise qualité” et “effets indésirables” sur la santé du personnel médical et patients.

Décidément, au nom de la “Maarifa”, on peut tout se permettre en Algérie y compris de faire du business au détriment de la santé des simples et mortels concitoyens.