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dimanche, juin 16, 2024

56 % des entreprises algériennes souffrent de la « rareté des profils et compétences » sur le marché du travail

En plus d’une situation économique financière et économique très critique en raison des impacts de la crise du COVID-19, les entreprises algériennes sont confrontées à l’absence d’une main-d’oeuvre qualifiée et bien formée pour relancer leurs activités. Preuve en est, 56 % des entreprises algériennes souffrent de la « rareté des profils et compétences » sur le marché du travail en Algérie. Dans ce contexte, les entreprises algériennes peinent à recruter ou créer de nouveaux emplois, dévoile ainsi une enquête menée par Emploitic, une entreprise spécialisée dans le recrutement, en collaboration avec la Chambre algérienne de Commerce et d’Industrie (CACI), auprès de 700 entreprises.

« Avec la situation sanitaire qui se maintient, les entreprises ont de plus en plus de mal à trouver des profils adéquats, encore moins à finaliser leurs recrutements », nous apprend ainsi cette étude approfondie sur le marché du travail en Algérie. D’après la même source, « les recruteurs avancent que la rareté des profils et compétences est encore apparue ce semestre, en tête des causes exposées sur les difficultés à recruter à hauteur de 56% ».

Ces résultats relancent plus que jamais la polémique sur les aptitudes professionnelles et intellectuels dérisoires de la main-d’oeuvre algérienne. Cette réalité amère longtemps occultée par le gouvernement algérien aggrave le fléau du chômage et bloque le développement économique du pays car sans une main-d’oeuvre de qualité et qualifiée, il demeure impossible de réaliser de la croissance économique et de la booster avec des entreprises prospères.

La même étude indique également qu’au moins 28 % des entreprises algériennes déplorent « l’inadéquation de la formation comparé aux besoins de l’entreprise ».  36 % des entreprises algériennes constatent le manque d’expérience des postulants à des offres d’emploi.

Les auteurs de cette enquête concluent enfin que « les talents se font donc de plus en plus rares et la dynamique du marché de l’emploi s’en trouve ralentie, voire stagnante ».

 

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3 تعليقات

  1. Ce n’est pas un problème de profils mais un problème de management et de la gestion des ressources humaines. De plus tout une génération de plus de 60 ans se sentent indispensables et s’accrochent à leurs privilèges au détriment des plus jeunes. Alors que nul n’est indispensable!!! Regarder la fuite des cerveaux et ce que font les Algeriens de la diaspora, je parle de ceux qui ont étudié en Algerie et qui ont fui à partir des années 90! Une richesse perdu pour le pays et une aubaine pour le pays receveur.

  2. J’ai dans mon équipe (Paris) une vingtaine d’ingénieurs formés en Algerie
    De très bons éléments notamment ceux issus de l’Ecole Polytechnique d’Alger
    Des hommes et des femmes (50% de femmes!) avec un énorme potentiel.
    C’est une perte sèche pour l’Algerie
    Quand j’échange avec eux, ils me disent tous qu’ils ont fui le mépris. Ce n’est pas une histoire d’argent (salaire) ils veulent s’investir à fond mais ils sont bloqués me disent ils.
    Rien de nouveau, la situation des jeunes diplômés s’aggravent d’année en année alors que c’est vers leur direction qu’il faut agir…et le retour sur investissement ne sera que meilleur.
    La politique menée depuis plusieurs années n’a jamais eu pour objectif de retenir les talents malgré des dépenses faramineuses pour les former.
    C’est donc bien un problème politique