La Tunisie a dépassé la barre des 520 tests de dépistage en 24 heures, l’Algérie à peine 400 tests par jour…

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La Tunisie vient de franchir un pas en avant dans sa lutte contre l’épidémie du coronavirus COVID-19. Ces 24 dernières, la Tunisie a augmenté sa capacité de dépistage jusqu’à plus de 520 tests par jour. En effet, 529 tests de dépistage ont été réalisés ces dernières 24 heures. Ce qui a permis à la Tunisie d’identifier plus de 1.009 cas testés positifs au COVID-19 dont 42 décès. 

Il faut savoir que depuis le début de l’épidémie en Tunisie, à savoir le 2 mars dernier, un total de 24.055 tests virologiques ont été effectués par les autorités sanitaires tunisiennes. Ce qui nous fait une moyenne de plus de 400 tests de dépistage par jour. En Algérie, depuis le début de l’épidémie, les divers laboratoires affiliés à l’Institut Pasteur d’Algérie effectuaient une moyenne de 150 tests de dépistage par jour ! Il aura fallu attendra la fin du mois d’avril, à savoir plus de deux mois après le début officiel de l’épidémie le 26 février dernier, pour que cette capacité de dépistage soit portée à 400 tests par jour d’après les dires du premier responsable de l’Institut Pasteur d’Alger.

Ce qui démontre clairement le retard et le manque cruel de moyens des autorités sanitaires algériennes par rapport à leurs homologues tunisiennes. Et pourtant, l’Algérie est un pays beaucoup plus riche et prospère financièrement que la Tunisie, un pays nettement plus petit et modeste que son voisin l’Algérie.

Il faut savoir que la Tunisie souffre de graves difficultés économiques. Sa dette publique a dépassé au mois de novembre 2019 les 20 milliards de dollars. Le volume de cette dette publique atteindrait 74% du PIB à la fin 2020. Ce qui signifie que la Tunisie sera confrontée à un risque de faillite financière. Depuis 2011, la Tunisie a été contrainte d’emprunter près de 36 milliards de dollars pour terminer ses fins de mois.

En dépit de ces indicateurs au rouge, la Tunisie gère nettement mieux sa crise sanitaire que l’Algérie avec ses pétrodollars notamment en matière de dépistage et d’identification des cas contaminés au coronavirus COVID-19. C’est dire enfin que la mauvaise gouvernance plombe dangereusement l’Algérie la plus dangereuse de l’époque contemporaine…

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