Ghana, Mali, Kenya : lorsque l’Algérie est larguée par les pays africains dans la lutte contre le coronavirus COVID-19

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Face à cette pandémie mondiale du COVID-19, plusieurs pays sur le continent africain innovent pour trouver des solutions face au virus mortel qui menace leurs populations. Contrairement à l’Algérie, ces pays n’ont pas de pétrodollars ni des réserves de change de plusieurs milliards de dollars. Malgré leur pauvreté ou leurs moyens très limités, plusieurs pays africains ont devancé l’Algérie en matière de lutte contre le coronavirus COVID-19 à travers des solutions sanitaires innovantes. Tour d’horizon. 

En Algérie, on polémique sur la disponibilité d’un sac de semoule ou quelques kilos de pomme de terre, au Ghana, le gouvernement a fait appel aux drones pour lutter contre le COVID-19. En effet, le gouvernement ghanéen a fait appel à Zipline, une société spécialisée dans la livraison de médicaments et de sang par drones. Depuis le début du mois d’avril, près de deux cents tests de dépistage ont été expédiés par les airs dans les zones les plus reculées du pays, pour évaluer des cas suspects. « Il nous suffit désormais de 30 minutes pour faire la jonction entre les deux villes », expliquent des officiers ghanéens.  Les tests sont ensuite expédiés par le même moyen à Kumasi ou Accra, la capitale du Ghana.

Par rapport à l’Algérie, le Ghana est un pays très modeste. Son produit intérieur brut (PIB) est de 65,56 milliards USD. Celui de l’Algérie est de 173,8 milliards USD, soit deux fois supérieurs. Mais le Ghana qui compte près de 30 millions d’habitants a fait de progrès importants en matière de bonne gouvernance et de croissance économique qui dépasse les 6 % par an. En Algérie, largement dépendante du pétrole ou du gaz, cette croissance ne dépasse les 1,4 %.

En Algérie, le Président de la République gaspille son temps pour salir la réputation des journalistes indépendants, au Kenya, un autre pays où la croissance économique dépasse les 6 % par an, les autorités gouvernementales ont travaillé main dans la main avec leurs chercheurs pour trouver  des solutions innovantes afin de remédier aux pénuries des kits de dépistage au coronavirus COVID-19.

En effet,  les chercheurs de l’Institut de recherche médicale du Kenya (Kemri)  ont trouvé une solution révolutionnaire concernant les kits de test Covid-19. En réalité, ces chercheurs ont pensé à convertir les machines existantes, 8 800, utilisées pour tester la tuberculose, la grippe aviaire et le VIH en machines pour tester le coronavirus. Un procédé qui permettra au Kenya de passer à la vitesse supérieure avec le test de pas moins de 35 000 échantillons en 24 heures. « L’une de ces machines peut effectuer de deux à trois mille tests en une à deux heures environ. Donc, si vous multipliez cela par le nombre d’installations que nous serons en mesure de déployer, vous pouvez le voir ici, c’est un énorme potentiel », a déclaré haut responsable du gouvernement kenyan, lors d’un point de presse samedi.

Le Kenya, qui compte à ce jour 189 cas confirmés de Covid-19, avec 7 décès et 22 guérisons, a pris des mesures proactives depuis la déclaration du premier cas confirmé du coronavirus, le 13 mars dernier, dont la fermeture des écoles et des universités, la suspension des vols aériens, un couvre-feu de 19 heures à 5 heures et l’arrêt des déplacements et des mouvements de et vers quatre comtés qui connaissent une grande prévalence de cas confirmés de Covid-19, à savoir Nairobi, Kilifi, Mombasa et Kwale.

En Algérie, on continue d’attendre à l’aéroport d’Alger l’arrivée des avions en provenance de Chine pour importer des produits pharmaceutiques payés en devises sonnantes et trébuchantes, au Mali, l’un des pays les plus pauvres du continent africain et du monde, le gouvernement a lancé un programme ambitieux appelé : « Un Malien Un masque ».

En clair, le Mali va fabriquer plus de  20 millions de masques lavables. Pour cela, l’atelier d’habillement de l’armée malienne a été mobilisé pour confectionner plus de  250 000 masques. « Au niveau national, tout sera mis en œuvre pour que les entreprises locales de textiles, grandes, moyennes ou petites y compris les tailleurs qualifiés puissent produire sur place des millions de masques au profit de la population. Il faut que cela se fasse, car impossible n’est pas malien. A cet effet, dans le cadre du programme ‘’Un malien, un masque’’ que j’ai le plaisir d’annoncer, une commande spéciale de 20 millions de masques lavables sera livrée à Bamako… », avait annoncé à ce sujet le président malien Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) dans son adresse à la nation prononcé le 10 avril dernier.

Pour la bonne qualité de ces masques, le Mali s’est doté d’un laboratoire pour analyser la qualité des tissus utilisés dans la fabrication. Et pendant ce temps-là, en Algérie, on gaspille le peu de devises qui nous reste pour tout importer depuis l’étranger…

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