Tlemcen : un militant handicapé intimidé et menacé d’incarcération s’il n’arrête pas de publier… sur Facebook !

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A Tlemcen, le jeune militant Faudel Bauchaour, l’une des figures du Hirak dans cette wilaya de l’ouest du pays, craint pour sa liberté et subit en ce moment des intimidations sans précédent. Des intimidations qui sont exercées à son encontre par les services de sécurité notamment des éléments des renseignements généraux (RG) de la DGSN qui l’ont appelé au téléphone pour lui intimer l’ordre de cesser ses publications favorables au Hirak sur Facebook. 

Handicapé et ne pouvant circuler sans sa chaise roulante, Faudel Bauchaour dit subir depuis le début du confinement et de la crise sanitaire du coronavirus COVID-19 un harcèlement sécuritaire inédit. « Chaque jour, je reçois des appels téléphoniques de la part des éléments des RG qui me menacent de venir m’arrêter si je ne cesse pas de m’exprimer sur les réseaux sociaux en faveur du Hirak », confie Faudel à Algérie Part.

« J’ai peur qu’ils viennent m’interpeller de façon arbitraire parce que je refuse de céder à leur chantage », témoigne-t-il encore en toute franchise. Faudel Bauchaour a été convoqué une première fois le 16 décembre 2019 par les services de sécurité qui lui ont demandé sévèrement de ne plus participer aux marches du vendredi du Hirak à Tlemcen. Faudel refuse d’obtempérer et d’abandonner sa participation à la lutte pacifique pour une nouvelle Algérie fondée sur le démocratie et le respect de la volonté populaire.

Le 23 décembre, il est arrêté et emmené à la sûreté urbaine de la ville de Tlemcen. Mais une nouvelle fois, Faudel résiste et refuse de se laisser impressionner par les menaces de la police.

Il est relâché et il poursuit sa participation au Hirak. Depuis le début du confinement, il s’exprime sur Facebook pour entretenir la flamme du Hirak. Les RG reviennent à la charge et, cette fois-ci, ils lui jurent qu’il sera interpellé et présenté à la Justice pour un éventuel placement en détention. « J’ai peur oui ! Mais je refuse de cesser mes publications sur Facebook », affirme-t-il à Algérie Part.

Signalons enfin que la wilaya de Tlemcen compte pas moins de 13 détenus d’opinion. Faudel Bauchaour est dans le viseur des services de sécurité comme de nombreux autres activistes du Hirak. Il a plus que jamais besoin de notre solidarité pour résister à cette hogra qui fait tant de mal en ce moment à tous les activistes et militants désarmés face au diktat du pouvoir algérien.

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