Après des années de « terrorisme médiatique », le quotidien arabophone Ennahar cesse de paraître

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Le controversé et sulfureux quotidien arabophone Ennahar a cessé de paraître officiellement, a confirmé aujourd’hui jeudi un communiqué émanant de la société Al Athir Presse dirigée par Anis Rahmani, écroué à la prison de Koléa depuis le 14 février dernier, et son épouse, Souad Azzouz, directrice de publication du quotidien d’Ennahar et actionnaire d’Ennahar TV. 

Selon ce communiqué, le quotidien Ennahar ne sera plus imprimé ni distribué dans les kiosques en Algérie en raison des difficultés financières que traverse le groupe de médias Ennahar appartenant à Anis Rahmani et son épouse. Ces difficultés financières s’expliquent par la rupture de la manne financière en provenance de la publicité publique distribuée par la régie publicitaire de l’Etat algérien l’ANEP.

Pendant des années, le quotidien arabophone Ennahar fut le chouchou de l’ANEP qui était instruite par le pouvoir politique pour inonder les colonnes du quotidien d’Anis Rahmani par de longues pages publicitaires enrichissant ainsi un patron de médias qui a enfanté l’un des pires outils de propagande de l’histoire de l’Algérie contemporaine. Avec cette manne publicitaire de l’Etat, Anis Rahmani financera la chaîne de télévision ENNAHAR TV et deviendra le prince des médias et un richissime homme d’affaires accumulant une fortune considérable avec des biens immobiliers et des comptes bancaires à l’étranger.   

A partir de ce jeudi 30 avril, Ennahar cessera de paraître. C’est la fin de 13 années de « terrorisme médiatique ». Ennahar a été le principal instrument de diabolisation des opposants algériens. Atteinte à la vie privée, campagnes de diffamation, campagnes de dénigrement public, calomnies et injures, le quotidien Ennahar a foulé aux pieds toutes les règles de la déontologie et de la bienséance pour noircir l’image des adversaires du régime algérien. Le Président Abdelmadjid Tebboune a été lui-même victime de ses pratiques répugnantes allant jusqu’à publier ses photos privées pour les associer à des accusations de corruption et de dépravation morale. La fin d’Ennahar est bel et bien la fin d’une époque, celle où Anis Rahmani pensait qu’il pouvait tout se permettre sans jamais avoir à rendre des comptes à une quelconque autorité morale.

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