Près de 200 nouveaux cas contaminés ces dernières 24 heures : l’allègement des mesures du confinement en Algérie aggrave l’épidémie du COVID-19

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L’allègement des mesures du confinement partiel en Algérie a permis à l’épidémie du Coronavirus COVID-19 de se relancer de façon très dangereuse. Preuve en est, près de 200 nouveaux cas contaminés ont été recensés « officiellement » par les services du ministère de la Santé. 

En effet, 199 nouveaux cas confirmés de coronavirus (Covid-19) et sept (7) nouveaux décès ont été enregistrés lors des dernières 24 heures en Algérie, portant ainsi le nombre des cas confirmés à 3848 et celui des décès à 444, a indiqué mercredi le porte-parole du comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du Coronavirus, Djamel Fourar, lors du point de presse quotidien consacré à l’évolution de l’épidémie. Force est, ainsi, de constater que le bilan ne cesse de s’aggraver depuis le début du mois de Ramadan, vendredi passé.

Cette aggravation des bilans « officiels » coincide avec l’allègement des mesures de confinement partiel décidé par les autorités algériennes. Une mesure catastrophique qui a permis un relâchement de la population car celle-ci a perdu totalement ses réflexes de précaution et ne respecte plus aucune consigne sanitaire notamment au niveau des marchés publics où des foules nombreuses se rassemblent pour acheter les produits alimentaires ou des sucreries très prisées en ce mois de Ramadan.

Cette insouciance s’explique clairement par l’amateurisme des mesures des autorités algériennes. Le confinement partiel déployé par le gouvernement algérien n’a pas du tout cassé la chaîne de transmission du virus COVID-19. Depuis le début du Ramadan, la wilaya de Blida est  soumise à un confinement partiel de 14h00 à 7h00. Les wilayas de Tizi Ouzou, Bejaïa, Oran, Sétif, Aïn Defla, Tipaza, Tlemcen, Médéa et Alger sont soumises à un confinement partiel de 17h00 à 7h00. Ce qui laisse largement la possibilité aux Algériens et Algériennes de sortir dans les rues, de se fréquenter, de se rassembler ou de se côtoyer dans des espaces publics déverrouillés et accessibles à tous au moment où la pandémie du COVID-19 continue de se propager à une grande vitesse sur le territoire national.

Cette situation explosive risque de s’aggraver dans les jours à venir à mesure que de nombreux commerces ont été autorisés à réouvrir comme les salons de coiffure, les commerces des chaussures et de vêtements ou les commerces de matériaux de construction. Certes, cette réouverture a été conditionnée par l’application de consignes sanitaires. Mais, face à la désorganisation et la légèreté dont font preuves les autorités publiques algériennes, il sera impossible de garantir le respect strict de ces consignes sanitaires. Le gouvernement algérien ne prend pas au sérieux les dangers de cette crise sanitaire.

Soulignons en dernier lieu que les chiffres « officiels » des autorités algériennes sous-estiment largement la réalité de l’épidémie du coronavirus COVID-19 en raison de la faiblesse chronique des capacités du dépistage de l’Algérie. La situation épidémiologique devrait être donc beaucoup plus grave que ce qui est annoncé.

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