Exclusif. Une perte de rentabilité jusqu’à 34 %, une chute de l’activité de 70 % : un rapport d’expertise explique les conséquences de l’épidémie du COVID-19 sur les entreprises algériennes

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Les entreprises algériennes notamment privées vont beaucoup souffrir des conséquences désastreuses de l’épidémie du coronavirus COVID-19 et de la paralysie économique qu’elle vient de provoquer. C’est un rapport d’expertise dressé par le cabinet KPMG, l’un des leaders mondiaux dans l’audit et le conseil ainsi que de l’expertise comptable.  KPMG est un réseau international de cabinets d’audit et de conseil exerçant dans 150 pays dont le siège social se trouve en ce moment à Amsterdem aux Pays-Bas. 

Présent à Alger depuis 2002, le cabinet d’audit KPMG a été le premier des « Big Four » (les quatre groupes d’audit les plus importants au monde) à s’implanter en Algérie. Il vient d’élaborer un rapport d’expertise très pointu pour analyser les conséquences de la crise sanitaire de l’épidémie du COVID-19 sur les entreprises algériennes. Algérie Part a obtenu en exclusivité une copie de ce rapport qui fournit des indications très précieuses sur l’évolution des entreprises algériennes dans les mois à venir dans un contexte mondial et national caractérisé par la pandémie du COVID-19.

Que nous apprend plus exactement ce rapport ? D’abord, les entreprises algériennes doivent se préparer à subir des pertes financières très considérables. Dans le scénario le plus optimiste, KPMG prévoit une chute de l’activité des entreprises algériennes qui va atteindre jusqu’à 70 % durant les mois d’avril et de mai. Une reprise graduelle sera entamée à partir du mois de juin et un retour à la normal ne se fera pas avant décembre 2020. Or, si la crise sanitaire du COVID-19 dure encore dans le temps, les entreprises algériennes seront confrontées à une lente reprise à partir du mois d’août et septembre prochains. Quant au retour à l’activité normale, il ne pourra pas se faire avant avril 2021.

Les entreprises algériennes devront faire face également à une chute drastique du chiffre d’affaires qui entraînera une rentabilité négative qui va durer au moins jusqu’au mois de septembre prochain, indique le rapport d’expertise de KPMG. Et il s’agit encore là d’une prévision optimiste car dans le scénario pessimiste, cette rentabilité négative va durer jusqu’au mois de janvier 2021. Dans les deux scénarios, les entreprises algériennes doivent s’attendre à une perte de rentabilité qui doit être évaluée entre 19 jusqu’à 34 %.

Pour chaque entreprise algérienne, ces pertes dépendront de la structure de ses coûts. Quant au niveau de trésorerie, les entreprises algériennes doivent se préparer pour stocker dans leur stock jusqu’au moins le mois d’août prochain. La trésorerie des entreprises algériennes retrouvera son équilibre vers novembre-décembre 2020. Mais il s’agit-là d’un scénario optimiste car si la crise sanitaire du COVID-19 se prolonge encore dans le temps, les entreprises algériennes devront puiser dans leurs stocks à cause de leur problème de trésorerie jusqu’en décembre 2020.

Dans ce scénario, ce ne qu’à partir de mars 2021 que la trésorerie des entreprises algériennes commencera à s’améliorer. Il est à noter enfin que les entreprises algériennes seront confrontées à d’énormes problèmes de trésorerie à cause  d’un Chiffre d’Affaires insuffisant. L’activité commerciale et économique en Algérie ne permettra aux entreprises de générer suffisamment de rentrées d’argent et cela peut poser un problème pour payer leurs charges. C’est le principal défi auquel seront confrontées les entreprises algériennes dans les jours à venir.

 

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