Le prix du baril du pétrole algérien chute et retombe à 11 dollars

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Le prix du baril du pétrole algérien s’est, une nouvelle fois, effondré. Depuis hier lundi 27 avril, le prix du baril Saharan Blend, l’appellation officielle du pétrole algérien sur le marché mondial, est tombé jusqu’à 11.72 dollars, à savoir moins de 12 dollars le baril. 

C’est la deuxième fois une une semaine que le baril du pétrole algérien atteint un prix aussi bas. Le 21 avril, son prix était fixé à 11.28 dollars sur le marché mondial. Le prix du baril du pétrole algérien s’approche dangereusement de la barre des 10 dollars. Sur le marché mondial, le pétrole algérien est devenu aujourd’hui parmi les pétroles les plus bradés. En effet, il coûte, désormais, beaucoup moins cher que le pétrole saoudien, iranien ou nigérian.

Pourquoi ? Le Sahara Blend Algérien a pour spécificité, sa légereté extrême et sa très basse teneur en souffre ce qui le rend parmi les plus apprécié auprès des raffineries mondiales, particulièrement les raffineurs américains. Malheureusement, les raffineries en Amérique du Nord et en Europe sont totalement à l’arrêt ces dernières semaines en raison de la pandémie du COVID-19. Avec le confinement de plusieurs grands pays consommateurs de carburants, la chute de la consommation a dépassé les 50 %, voire les 80 % dans certains pays occidentaux.

En plus, les réserves pleines. Les stocks de la raffinerie sont au maximum. Les raffineurs n’achètent plus de pétrole comme le Saharan Blend qui était naguère très prisé. Cette chute des prix est donc liée à l’effondrement de la demande provoquée par la pandémie mondiale de Covid-19 et des mesures de confinement associées. Les gens ne prennent plus leurs voitures, les avions sont cloués au sol, l’économie est à l’arrêt… Il faut savoir enfin qu’avant le confinement, le monde consommez 100 millions de barils de brut par jour. Cette demande devrait chuter de 30 % en avril selon l’Agence internationale de l’énergie.

Les prix vont donc continuer de baisser dans les jours à venir d’autant plus que cette pandémie de coronavirus ajoute un risque supplémentaire pour le secteur pétrolier : celui que la demande de pétrole ne revienne pas de sitôt, voire jamais, aux 100 millions de barils par jour. Preuve en est, le secteur aérien ne devrait pas revenir de sitôt à sa consommation d’avant crise. Soit 8 millions de barils par jour.

 

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