Délire totalitaire en Algérie : plusieurs internautes arrêtés et jugés pour des vidéos ou illustrations humoristiques sur Facebook

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L’Algérie nage en plein délire totalitaire. Et la situation devient de plus en plus inquiétante. Ce lundi 27 avril, plusieurs militants, activistes du Hirak ou simples internautes ont été arrêtés et traduits devant les tribunaux pour des vidéos ou de simples illustrations humoristiques publiées sur Facebook. 

C’est le cas du jeune Walid Kechida qui a été présenté aujourd’hui lundi devant le tribunal de Sétif pour avoir publié sur Facebook des illustrations humoristiques, à savoir des mèmes pour tourner en dérision des hauts responsables du pays. Au moment où nous mettons en ligne notre article, Walid Kechida est entendu et auditionné par un juge d’instruction près le tribunal de Sétif pour s’expliquer à propos de ses mèmes ! Les mèmes se présentent sous la forme d’une image décalée accompagnée d’un texte humoristique ou sarcastique écrit en lettres majuscules et en gras. Ils peuvent se décliner également sous la forme de vidéo ou de GIF.

Selon nos sources, Walid Kechida est accusé d’outrage et offense au Président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Il risque, malheureusement, d’être placé en détention provisoire dés ce lundi en fin d’après-midi. A l’ouest du pays, à Ain Témouchent, Djaouad Bouchikhi a été arrêté hier dimanche par les services de sécurité pour avoir posté une vidéo aux urgences du CHU de la vile d’Ain Temouchent dénonçant l’absence des bavettes en cette période d’épidémie du coronavirus COVID-19. Et jusqu’à maintenant, il n’a pas été traduit devant la justice.

A Biskra, un autre militait et activiste du Hirak, Hocine Aloui a été placé sous mandat de dépôt hier dimanche 26 Avril après avoir été présenté devant les juges. Hocine Aloui est accusé de 8 chefs d’inculpation dont atteinte au président de la République.

Ces arrestations et emprisonnements relatent uniquement des faits qui se sont produits ces dernières 48 heures en Algérie. Des avocats ou des défenseurs des Droits de l’Homme craignent le pire pour les jours à venir car le régime algérien utilise outrageusement le contexte de l’épidémie du coronavirus COVID-19 pour « neutraliser » des activistes du Hirak qui s’expriment seulement sur les réseaux sociaux.

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