Le premier jour du Ramadhan, le régime algérien emprisonne un activiste du Hirak…

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De la prison encore et toujours à l’encontre des activistes du Hirak. Le premier jour du Ramadhan, hier vendredi, la justice algérienne a placé en détention un activiste et militant du Hirak à El-Bayadh. Il s’agit de l’activiste et membre du bureau de la Ligue Algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH) d’El Bayadh, Mohamed Lagari. 

Selon le comité national de libération des détenus d’opinion (CNLD), un collectif de juristes qui défend les droits des militants du Hirak harcelés par la justice algérienne, Mohamed Lagari a été arrêté par les services de sécurité jeudi dernier en compagnie de Belkhir Mohamed Boukherche, président d’un comité de quartier à El Bayadh. Les deux citoyens ont  été présentés devant le procureur du tribunal d’El Bayadh hier vendredi, à savoir le premier jour du mois sacré du Ramadan.

D’après les informations recueillies par le CNLD, Mohamed Lagari et son ami font l’objet d’une plainte déposée par deux élus de l’APC El Bayadh à la suite de la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux où les deux activistes ont dénoncé vigoureusement les affaires douteuses qui ébranlent la mairie d’El Bayadh. Mohamed Lagari et son camarade ont notamment dénoncé la gestion opaque des aides financières octroyées aux familles nécessiteuses à l’occasion du mois du Ramadhan.

Le vendredi, les deux activistes ont été jugés en comparution immédiate. Un procès expéditif au cours duquel le Procureur de la République a requis 4 ans de prison ferme. Mais finalement, le tribunal d’El Bayadh a condamné Mohamed Lagari et Belkhir Mohamed à deux années de prison ferme. Mohamed Lagari a été reconnu coupable d’outrage à corps constitué en plein exercice de ses fonctions. Il a été incarcéré vendredi en fin de journée à quelques minutes de la rupture  du ftour. Mohamed Lagari est un autre nom qui s’ajoute à ceux des autres activistes du Hirak lesquels croupissent depuis des semaines, voire des mois dans leurs cellules froides et glaciales un peu partout à travers l’Algérie.

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