Changement inquiétant à la tête de l’ALNAFT : le secteur de l’énergie en Algérie perd sa dernière compétence

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Arezki Hocini, président de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft), a été démis de ses fonctions et remplacé par un ancien responsable de la division exploration de Sonatrach, à savoir Noureddine Daoudi. Ce changement est très inquiétant car Arezki Hocini était la dernière compétence réellement avérée dans le secteur de l’énergie et presque le seul véritable connaisseur du secteur des hydrocarbures face à un ministre de l’Energie, à savoir Mohamed Arkab totalement profane en matière de gestion des questions pétrolières. 

Arezki Hocini permettait depuis son installation le 23 mars 2017 à la tête de l’ALNAFT d’apporter une vision et de la réflexion pour murir les mutations nécessaires au secteur des hydrocarbures en Algérie. Un secteur confronté aujourd’hui en 2020 à sa pire crise de toute son histoire en raison de la dégringolade des prix du baril du pétrole face aux conséquences de la pandémie du coronavirus COVID-19.

Il faut savoir que l’ALNAFT joue un rôle stratégique dans le secteur pétrolier et gazier en Algérie. L’ALNAFT est un interlocuteur incontournable pour les opérateurs, partenaires et investisseurs étrangers dans le secteur des hydrocarbures. Sa mission consiste à promouvoir les investissements dans la recherche et l’exploitation des hydrocarbures, gérer et mettre à jour la banque de données concernant la recherche et l’exploitation des hydrocarbures sous la responsabilité du Ministre chargé des hydrocarbures, étudier et approuver les plans de développement et leurs mises à jour périodiques et l’octroi des autorisations de prospection.

Soulignons enfin que Nourredine Daoudi a été limogé de son Sonatrach en décembre 2019. Son bilan à a tête de la division exploration est très controversé pour ne pas dire catastrophique. Il avait remplacé dans ses fonctions par Rabi Badji. Nourredine Daoudi s’est illustré par une totale inefficacité avec sa gestion d’un budget colossal de 2 milliards de dollars consacré à l’exploration de nouveaux gisements dont l’Algérie a cruellement besoin pour relancer sa production pétrolière et gazière. Sa mauvaise gestion a occasionné des pertes financières considérables pour Sonatrach sans faire de grandes découvertes majeures.

Aujourd’hui, le ministre Mohamed Arkab et le PDG de Sonatrach, Toufik Hakkar, ont jeté leur dévolu sur Nourredine Daoudi parce qu’il est issu de leur propre entourage. Un clanisme qui porte un énorme préjudice au seul secteur pourvoyeur des devises du pays.

 

 

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