Choc « extrême et brutal » sur le marché mondial du pétrole : le baril de brut américain à 5 dollars et 26 dollars !

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C’est une incroyable dégringolade. Ce lundi 20 avril entrera dans l’histoire. Et pour cause, le pétrole ne vaut presque plus rien sur le marché mondial et les prix se sont effondrés brutalement. Le baril de brut américain a atteint son plus bas niveau depuis plus de vingt ans, à moins de 10 dollars. Vers 17 H 30, ces prix sont descendus jusqu’à 5 dollars le baril. Le baril de Brent, qui sert de référence en Europe, s’affiche à 27,64 dollars mais l’Opep s’attend à un choc « extrême et brutal ». Cela signifie que ces prix vont encore terriblement baisser dans les jours à venir. 

La pandémie du coronavirus COVID-19 font plonger le prix de l’or noir à des niveaux historiquement bas.  Le baril américain West Texas Intermediate (WTI) a dégringolé de plus de 18,7 % à 14,84 dollars l’unité dans les premiers échanges asiatiques, ce lundi, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord reculait de 1,5 %, à 27,64 dollars le baril. A la mi-journée, le WTI enregistrait 35% de chute, à 11,7 dollars et en fin d’après-midi, il chutait sous les 10 dollars symboliques !

Selon les observations formulées par plusieurs experts des hydrocarbures, la crise économique mondiale qui se profile et la chute de la demande pendant la pandémie entraînent sur le marché une crise de sur production de pétrole. Pour les analystes, les réductions annoncées par l’Opep, même si elles sont historiquement importantes, ne suffisent pas à compenser les chutes massives de la demande provoquées par la pandémie.

Face à cette situation, les pétroliers se retrouvent avec des quantités de stocks sur les bras. L’administration américaine de l’information sur l’énergie a fait savoir que les stocks de brut du plus grand producteur mondial de pétrole ont augmenté de 19,25 millions de barils la semaine dernière.

Alors que les cuves des infrastructures existantes sont pleines, les pétroliers sont obligés de trouver de nouvelles solutions pour stocker le pétrole. Le premier bénéficiaire est le fret maritime. Les tankers qui servent de « stockage flottant » sont envoyés vers les pays qui ont encore des capacités de stockage. Pour l’Opep, cette situation « souligne le gonflement de la surabondance de brut et de produits dans le monde. »

 

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