Après les révélations d’Algérie Part, une haut responsable d’un organisme stratégique du ministère de la santé limogée

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Le ménage commence enfin au sein du secteur très maladif de la santé en Algérie. En pleine pandémie mondiale, la Présidence de la République a compris, tardivement malheureusement, la nécessité d’entamer des changements radicaux à la tête de plusieurs institutions sanitaires incontournables pour le fonctionnement du pays en ces temps durs de l’épidémie du coronavirus COVID-19. Et c’est dans ce sillage que madame Ouatfa Benyaed Cherif a été limogée de ses fonctions à la tête de l’Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP).

Cette information a été confirmée officiellement dans l’édition du 29 mars dernier du Journal Officiel. Le licenciement de cette haut responsable du secteur de la santé qui suscite la polémique depuis années a été acté à la suite d’un décret présidentiel publié officiellement au journal officiel. Cette décision a été saluée par de nombreux acteurs de la santé publique en Algérie en raison des bilans catastrophiques de cette responsable et de ses activités douteuses à la tête de l’ANPP.

Pour rappel, Algérie Part avait révélé et expliqué auparavant comment l’ANPP a été prise en otage par Ouatfa Benyaed Cherif. Et pour cause, sous l’égide de madame Ouatfa Benyaed Cherif, l’ANPP ne fonctionnait sans aucun règlement clair, précis et concis. Les opérateurs pharmaceutiques algériens ne connaissent ni les règles de fonctionnement de l’ANPP, ni les procédures réelles des traitements de ses dossiers. Des dysfonctionnements qui favorisent les pratiques les plus illicites et immorales. Et pour cause, l’ANPP n’a aucun système informatisé ! Ce qui efface toute traçabilité et supprime toutes transparences dans les procédures d’enregistrement des médicaments.

Dans cette situation, la directrice de l’ANPP, Ouatfa Benyaed Cherif, profite de ces anomalies pour « choyer » certains laboratoires privés ou étrangers à qui elle va délivrer deux autorisations exceptionnelles pour leur permettre d’introduire leurs médicaments importés sur le marché algérien. C’est le cas, par exemple, Hikma Pharmaceuticals, une entreprise pharmaceutique d’origine jordanienne spécialisée dans les génériques, qui bénéficie depuis des années d’un traitement de faveur intrigant de la part de madame Ouatfa Benyaed Cherif alors que d’autres laboratoires notamment les privés algériens subissent tous les affres de la bureaucratie de l’ANPP durant de longs mois.

 

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