Exclusif. Deux employés chinois ont introduit le virus COVID-19 dés fin janvier à Alger

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Non, le premier cas du coronavirus COVID-19 n’a pas été identifié en Algérie à partir du 26 février dans la région de Blida. Le virus du COVID-19 circule sur le territoire algérien depuis fin janvier car il avait été introduit par deux employés chinois d’une grosse entreprise chinoise, à savoir le géant des télécoms l’équipementier ZTE, a appris Algérie Part au cours de ses investigations. 

Un rapport sécuritaire établi par la Direction générale de la Sécurité Intérieure (DGSI), dirigée jusqu’au lundi 13 avril dernier par le général Wassini Bouazza, avait recueilli toutes les données et informations sur l’apparition de ces deux premiers cas au sein d’une grosse société chinoise établie à Alger. Le rapport a été ensuite transmis au bureau de Wassini Bouazza. Qu’est-il advenu de ce rapport ? Personne ne le sait, attestent nos sources. Certains affirment que toutes les autorités algériennes ont été informées par la DGSI y compris la Présidence de la République. Mais aucune instance officielle n’a voulu rendre cette information publique. Pourquoi ? « Les chinois sont des partenaires financiers et politiques importants pour l’Algérie. L’Etat a grandement besoin de conserver cette alliance stratégique. Et il n’était pas question de froisser ces partenaires chinois ni de semer la panique au sein de la population. A l’époque, personne n’a pris au sérieux au sein du pouvoir la menace de cette épidémie. On pensait qu’il s’agissait d’une simple méchante grippe qui finira par disparaître », témoigne sous le couvert de l’anonymat une source chinoise.

Selon nos sources, le rapport de la DGSI portait sur deux ingénieurs managers de ZTE dont le siège est situé à Bab Ezzouar dans la banlieue d’Alger. Ces deux ressortissants chinois sont revenus de Chine fin janvier. Le 1er février, ils ont affiché des signes de fébrilité et des symptômes grippaux particulièrement méchants. La direction générale de ZTE Alger décide de placer rapidement ces deux managers en quarantaine dans une villa à Dar El-Beida qui sert de centre d’hébergement pour les expatriés chinois. Le chauffeur algérien, prénommé Mourad, qui les avait transportés jusqu’à cette villa a été lui-aussi mis en congé forcé pendant  15 jours.

Au siège de Bab Ezzouar de ZTE, dés début février, les cadres chinois ont imposé des contrôles sanitaires stricts à tous les employés algériens. Chaque matin, des tests de température sont effectués pour dépister des signes inquiétants de la grippe similaires aux symptômes du coronavirus COVID-19.  Et chaque jour, une feuille de route est établie pour suivre l’évolution de l’état de santé des employés de ZTE.

Quant à l’état de santé des deux premiers managers chinois enfermés dans une villa à Dar El-Beida, un blackout total a été imposé par la direction générale de ZTE Algérie. Pris de panique, des employés algériens de ZTE ont alerté les services de sécurité algériens. La DGSI s’est emparée de l’affaire en faisant une enquête. Les conclusions ne font aucun doute : il s’agit de deux cas diagnostiqués positifs au coronavirus COVID-19. Un représentant de l’ambassade de Chine à Alger avait confié confirmé cette information aux enquêteurs de la DGSI.

Pour l’heure, personne n’a voulu nous fournir des informations fiables sur l’évolution actuelle de leur état de santé. Ont-ils été pris en charge dans un cadre médical ou hospitalier ? Ont-ils été rapatriés en Chine ? Là encore, le blackout est total du côté des officiels algériens comme chinois.

A ZTE Algérie, un climat de terreur règne au sein des employés. Ils sont sévèrement contrôlés et surveillés. Celui ou celle qui ose entrer en contact avec des médias ou des personnes indiscrètes risque un licenciement abusif.

Il est à rappeler que l’Algérie avait suspendu officiellement le 3 février tous ses vols vers la Chine. Or, ces deux premiers cas contaminés confirmés sont entrés sur le territoire algérien fin janvier. Et même après le 3 février, plusieurs vols ont été mis en place par Air Algérie. Le 2 mars dernier, un vol a rapatrié des ressortissants algériens depuis Pékin. Mais à bord de ce vol, plusieurs ressortissants chinois ont été embarqués et ramenés en Algérie. Il s’agit d’employés ou de travailleurs expatriés réclamés par les entreprises chinoises activant sur le marché algérien. A l’époque, ces travailleurs en provenance du pays à l’origine de l’émergence du coronavirus COVID-19, n’ont fait l’objet d’aucune mesure de confinement. Ils ont circulé le plus normalement du monde sur le territoire national.

 

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