Confidentiel. L’épidémie du coronavirus COVID-19 oblige Air Algérie à réduire enfin ses dépenses onéreuses à l’étranger

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Il aura fallu qu’une pandémie dangereuse provoque une onde de choc mondial pour qu’Air Algérie se remette enfin en cause ! La direction générale de la compagnie nationale aérienne a décidé d’établir un plan d’urgence pour réduire ses dépenses à l’étranger dans ce contexte brûlant marqué par une paralysie économique mondiale à cause de la pandémie du coronavirus COVID-19. 

Dans ce plan d’action visant à empêcher la faillite de la compagnie à cause de l’arrêt de l’activité du transport aérien dans le monde entier à cause du confinement et des mesures de protection contre le COVID-19, la direction générale d’Air Algérie réfléchit à rapatrier 70 % de ses employés envoyés à l’étranger. Il s’agit de plusieurs de ses cadres qui travaillent dans ses agences à l’étranger et qui sont payés en devises, à savoir en euros. Le salaire moyen de ses employés et cadres, avec les charges et cotisations sociales, est de 4000 euros ! Ce qui représente une immense charge pour Air Algérie dans ce contexte très dangereux où tous les indicateurs révèlent que le trafic aérien mondial ne va pas reprendre dans les semaines à venir tant  que la pandémie du COVID-19 continue de faire des ravages.

Il faut savoir que rien qu’en France, Air Algérie emploie pas moins de 63 fonctionnaires. Il s’agit, à titre d’exemple, de 5 chefs d’escale à Paris, 4 chefs d’escale à Marseille et de plusieurs autres salariés à Metz, Lyon, Lille ou d’autres villes françaises. Pour ne pas supporter les frais de leurs charges en France, 70 % de ces employés seront rappelés en Algérie où ils devront restés immobilisés jusqu’à nouvel ordre. La direction générale d’Air Algérie a compris, soulignent nos sources, la nécessité de ne plus verser des salaires mirobolants en devises alors que le transport aérien mondial est totalement à l’arrêt. Et sa reprise risque de durer encore plusieurs mois.

D’autres mesures d’austérité seront adoptées par la direction générale d’Air Algérie dans un futur proche y compris après la reprise du trafic aérien mondial. Selon nos sources, Air Algérie va renforcer son plan d’austérité consistant à supprimer les lignes les moins rentables ou réduire les frais de séjour à l’étranger de ses pilotes ainsi que stewards ou hôtesses.

 

Rappelons enfin que lors de ses précédentes investigations, Algérie Part avait révélé que les postes créés à l’étranger d’Air Algérie lui coûtent chaque année 50 millions d’euros. Et dans ces 50 millions d’euros, 35 % des dépenses sont qualifiées d’ »inutiles » et que la compagnie aérienne nationale aurait pu économiser. C’est une somme colossale de 17 millions d’euros que la compagnie nationale peut économiser.

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