Malgré la chute du général Wassini Bouazza, l’emprisonnement et répression des activistes du Hirak se poursuit

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La chute du général Wassini Bouazza n’a pas ralenti la répression et harcèlement judiciaire à l’encontre des militants et activistes du Hirak. Aujourd’hui, mardi, plusieurs de ces activistes ont été convoqués par les différents services de sécurité, d’autres ont été placés en détention provisoire en pleine pandémie du coronavirus COVID-19. 

A Annaba, c’est le jeune militant Zakaria Boussaha qui a été placé sous mandat de dépôt par le le juge d’instruction de la 2 ème chambre du tribunal d’El Hadjar. Zakaria Boussaha fait l’objet de 5 accusations au total : 3 criminelles et 2 délais. La justice l’accuse officiellement d’outrage à corps constitué ou d’atteinte à l’unité nationale. Zakaria est un autre nom qui se rajoute à plusieurs centaines d’autres noms de ces manifestants et jeunes militants du Hirak qui croupissent en prison alors qu’ils luttaient pacifiquement pour la démocratisation de l’Algérie.

A Médéa, les services de sécurité ont profité de l' »opportunité » de l’épidémie du coronavirus COVID-19 pour harceler  l’ex-détenu Riyad Ouachene qui a été convoqué une nouvelle fois par la brigade de cybercriminalité relevant de la police judiciaire de sûreté de wilaya de Médéa. A Djelfa, c’est l’activiste Chekali Saadane surnommé Chawki qui a été convoqué par la police judiciaire aujourd’hui mardi.

A Chlef, c’est l’ex détenu d’opinion Ali Mokrane qui a été interpellé une nouvelle fois par les services de sécurité qui ont procédé plus tard à une perquisition cet après midi de son local commercial et de sa maison. Il se trouve toujours au commissariat central de Chlef et risque d’être présenté devant la Justice pour le placer encore une fois en détention.

A Jijel, l’activiste Lokmane Belarbi a été convoqué lui-aussi par la brigade de cybercriminalité relevant de la police judiciaire de la sûreté de wilaya. La liste est encore longue et non-exhaustive. Depuis 48 heures, les arrestations et interpellations se multiplient comme à Boussaâda où les deux activistes Hamada Khatib et Fares Kahiouche , arrêtés lundi soir, seront présentés demain mercredi 15 Avril devant le procureur de la République près le tribunal de Boussaada. Hamada Khatib est accusé de diffuser diffuser des publications sur Facebook pouvant porter atteinte à l’unité nationale. Fares Kahiouche est accusé d’offense à la personne du Président de la République.

Non, le départ du général Bouazza n’a absolument rien changé. Le changement des personnes n’a conduit à aucun changement positif en Algérie. C’est le changement de tout un système qui est nécessaire pour préserver les libertés publiques des algériens.

 

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