Face à la pénurie de la chloroquine : les pharmaciens algériens doivent exiger une prescription et attestation médicales à leurs clients

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Confrontées à la pénurie de la chloroquine, une pénurie mondiale en ces temps de pandémie du coronavirus COVID-19, les autorités algériennes ont ordonné de nouvelles mesures de durcissement aux 11 mille pharmacies réparties à travers le pays. Des mesures qui interdissent dorénavant aux pharmaciens algériens de vendre de la chloroquine à leurs clients si ces derniers ne présentent pas une prescription et attestation médicales, ainsi qu’une copie de la carte Chifa. 

« La chloroquine ne peut être à la disposition des 11.000 pharmacies du territoire, et ce afin que les patients atteints de maladies auto-immunes qui suivaient ce traitement puissent en bénéficier », a précisé le ministre délégué chargé de l’industrie pharmaceutique, le Dr Lotfi Benbahmad. Ce dernier explique les nouvelles mesures par « la crainte d’une pénurie du produit et de voir, par la suite, des patients Covid-19 privés de ce traitement, alors que leur nombre augmente de jour en jour, d’autant plus que l’Algérie vit une situation sanitaire difficile, comme le reste des pays du monde ».

D’autre part, les autorités algériennes ont imposé de nouvelles mesures draconiennes aux médecins algériens. Ainsi, désormais, les dermatologues et rhumatologues habitués à la prescription de la chloroquine ont été instruits officiellement de  prescrire des médicaments « alternatifs » existant sur le marché national et recourir à la chloroquine, seulement pour certains cas qui en nécessitent. Le but étant, se justifie toujours le ministre chargé de l’industrie pharmaceutique, est de préserver ce médicament destiné au traitement du Covid-19, avant d’appeler tout un chacun à la nécessité de « faire preuve de compréhension » par rapport à la situation, jusqu’à la fin de cette crise.

Il est à souligner enfin que l’Algérie cherche à acquérir depuis plusieurs jours de nouvelles quantités de chloroquine pour renouveler ses stocks qui s’épuisent à cause de la propagation du coronavirus COVID-19. Le gouvernement algérien tient à chaque fois à rassurer sur ses capacités à fournir la chloroquine aux hôpitaux pour prendre en charge les patients atteints du COVID-19. Mais dans la réalité, le pays manque cruellement de ce molécule précieuse et l’Algérie subit de plein fouet les conséquences de la guerre économique déclenchée autour de ce traitement précieux contre certaines formes du COVID-19.

 

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