Document exclusif. Plaintes contre plusieurs hauts responsables du ministère de la Santé : la Cour d’Alger étouffe le dossier et ne donne aucune suite

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Plusieurs hauts responsables du ministère de la Santé font l’objet d’une plainte qui a été déposée à la date du 12 février 2020 pour trafic d’influence, corruption, dilapidation de deniers publics et attribution d’indus avantages et de privilèges illicites. Malheureusement, la Cour d’Alger a étouffé ce dossier et refuse de donner des suites à cette plainte par un opérateur pharmaceutique privé qui a remis à la justice algérienne tout un dossier étoffé par des documents sur des appels d’offres de marchés publics truqués et des attributions de marchés publics sans aucun respect des dispositions du code des marchés publics à des lobbys qui s’enrichissent illicitement sur le dos des infortunés patients algériens. 

Cette plainte vise plusieurs hauts responsables du secteur de la santé dont l’ancien ministre Mokhtar Hasbellaoui entre 2017 et 2019, ou l’actuel chef de cabinet du ministère de la Santé, Omar Bouredjouane qui occupait récemment les fonctions d’inspecteur général du ministère de la Santé. Nous retrouvons également dans cette plainte Benhamida Soumia, l’actuelle responsable de la direction de la pharmacie du ministère de la santé, Madjid Benmakhlouf, responsable la direction de la prévention au ministère de la Santé  ainsi que l’ancien directeur général de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH), le Dr Hamou Hafidh.

Cette plainte a été déposée par le médecin cardiologue algérien Mohamed Meddane, gérant de l’opérateur pharmaceutique MEDSANTÉ qui a subi des représailles dignes des films de la mafia parce qu’il avait dénoncé le poids des lobbys de l’importation et leur emprise sur le ministère de la Santé. Et puis, ce médecin et entrepreneur  algérien établi en France a été écarté et « excommunié » de tous les marchés publics. Algérie Part avait publié récemment une lettre ouverte de ce courageux médecin qui interpellait tous les hauts responsables de l’Etat sur les magouilles qui font perdre des sommes colossales des deniers publics de l’Etat algérien.

Cette plainte déposée au niveau de la Cour d’Alger explique les dessous inquiétants et sombres des Programmes Prévisionnels d’Importation communément appelés les (PPI). Depuis longtemps, cette procédure suscite de vives inquiétudes parmi les professionnels du secteur de la santé en Algérie. Et pour cause, plusieurs sources concordantes ont assuré à Algérie Part que cette procédure a été utilisée par la direction de pharmacie hors des limites réglementaires et constitue un des principaux moyens pour bloquer certains opérateurs qui gênent l’expansion des situations monopolistiques détenues par certains importateurs privés ou représentants de laboratoires internationaux en Algérie.

Il faut savoir que dans notre pays, l’importation des médicaments et des dispositifs médicaux n’est pas soumise à des licences spécifiques ou à des quotas pré-déterminés. Les informations contenues dans le PPI sont données à titré purement indicatif. Ce ne sont que des prévisions. En plus, les PPI ne sont pas délivrés simultanément à tous les opérateurs pour être en conformité avec les principes de la concurrence libre et loyale.

Plusieurs opérateurs pharmaceutiques ont indiqué à Algérie Part que la délivrance tardive et sélective des PPI créé des pénuries comme celle des prothèses vasculaires qui dure depuis plusieurs mois. Cette situation renforce ainsi les monopoles des opérateurs soutenus et protégés qui vont appliquer des prix exorbitants et imposer à leurs clients leur politique tarifaire. Malheureusement, la Cour d’Alger préfère condamner abusivement des militants politiques et opposants patriotes comme Karim Tabbou au lieu de s’attaquer aux vrais fléaux financiers et politiques qui menacent l’intégrité morale de notre pays.

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