Document Exclusif. Hydroxychloroquine 200 mg : en pleine pénurie mondiale, les autorités algériennes traitent avec mépris un fabricant indien

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Les scandales se poursuivent au ministère algérien de la santé. En pleine pénurie mondiale de la chloroquine et de ses dérivés, et au moment où son prix a totalement flambé sur le marché mondial, les autorités algériennes se permettent le luxe de traiter avec mépris des fabricants internationaux qui ont formulé des offres alléchantes aux avis de prospection internationale lancés par la Pharmacie centrale des Hôpitaux (PCH), à savoir l’institution chargée par le ministère de la Santé algérien d’importer du matériel sanitaire en toute urgence pour lutter contre l’épidémie du coronavirus COVID-19. 
 Malheureusement, dans ce contexte mondial qui exige du professionnalisme et de la réactivité, les autorités algériennes jouent avec le feu et versent dans les intrigues pour privilégier uniquement les fournisseurs étrangers qui arrangent les intérêts occultes et mercantiles des hauts responsables de la PCH et le ministère de la Santé. Preuve en est, le 6 avril dernier, le fabricant indien Lazerhead Pharma qui dispose d’une importante filiale aux Etats-Unis a contacté le ministère de la Santé et la PCH pour lui soumettre une offre de livraison de quantités considérables du traitement Hydroxychloroquine 200 mg, un traitement très recherché dans le monde entier pour son efficacité contre le COVID-19, contenant deux formules. La première formule porte sur de ll’Hydroxychloroquine 200 mg à 0.6 USD le comprimé, soit 18 USD par boite de 30 comprimés.
La deuxième formule est appelée le COVID KIT qui comporte 1 boite ( Contenant toute la quantité pour une cure complète : 30 cp d’Hydroxychloroquine 200 mg + 6 cp d’Azithromycine 250 mg) à 16.5 USD la boite. Le gain  pour l’Algérie pourrait être de 1.5 USD par cure.
Ces prix sont avantageux par rapport à la conjoncture internationale où l’Inde, premier fabricant mondial de la chloroquine octroie au compte-gouttes les autorisations d’exportation de la matière première pour la fabrication des comprimés de l’Hydroxychloroquine. Malheureusement, une première réponse fut donnée par la PCH à Lazerhead Pharma. La PCH a demandé  au fournisseur indien de modifier la facture proforma en CIF, à savoir au Cost, insurance, Freight (CIF), en français Coût, assurance, fret. Il s’agit d’un dispositif et mode de facturation qui impose au vendeur de conclure le contrat de transport pour le compte de l’acheteur, mais aussi de souscrire une assurance au nom de l’acheteur également pour couvrir la marchandise durant le transport.
Le fabricant indien a immédiatement répondu comme le démontrent les documents exclusifs en notre possession. Mais jusqu’à aujourd’hui samedi 11 avril, silence radio à la PCH et au ministère de la Santé où plus aucun haut responsable algérien ne veut fournir une réponse claire et précise aux représentants de Lazerhead Pharma. Aujourd’hui, ce fabricant indien s’interroge sur l’opportunité de poursuivre les négociations avec l’Algérie et risque d’écouler sa marchandise, tellement recherchée ailleurs dans le monde, au profit d’un autre pays où la transparence et le professionnalisme sont de mise.
Face à ces comportements douteux qui laissent entendre que des responsables du ministère de la Santé ou de la Pharmacie Centrale des Hôpitaux tentent de privilégier des fournisseurs étrangers au détriment du principe de la concurrence saine et libre, et du respect de l’offre économiquement la plus avantageuse, les autorités suprêmes en Algérie devraient exiger de la transparence dans les opérations d’acquisition du matériel sanitaire nécessaire à la lutte contre le COVID-19 afin éviter les intrigues qui auront pour conséquences fâcheuses :  la dilapidation des deniers publics et le retard de livraison des produits indispensables pour gérer convenablement cette crise.

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