Casernes, prisons, hôpitaux, centres de confinement : le nombre réel des personnes contaminées au coronavirus COVID-19 dépasse les 10 mille personnes en Algérie

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Prés de 1700 de personnes contaminées au coronavirus COVID-19 en Algérie. C’est ce qu’a annoncé le ministère de la Santé algérien. Ces chiffres font rire les épidémiologistes, les spécialistes des pandémies et les spécialistes de la santé publique. Et pour cause, ces chiffres occultent totalement les proportions réelles de la propagation de l’épidémie du COVID-19 en Algérie. Pourquoi ? Parce que le ministère de la Santé gère cette crise sanitaire suivant une organisation archaïque ne disposant pas de bases données informatisées ni d’un système de surveillance médicale qui peut lui permettre de récolter les données fiables sur la situation réelle de la maladie. Mais quels sont donc les chiffres les plus proches de la réalité ? Comment peut-on établir les chiffres qui évaluent plus fidèlement la réalité de la maladie en Algérie ? 

Outre le ministère de la Santé et ses bureaucrates dépassés par les évènements, les services de sécurité algériens ont mis en place un plan d’action doté « de plusieurs moyens logistiques », certifient nos sources, pour surveiller les évolutions de cette épidémie du COVID-19. Au niveau des services du renseignement algérien ainsi que de la direction centrale de la sécurité de l’armée nationale et populaire, des rapports réguliers ont été établis et rédigés pour informer le haut commandement militaire de la situation réelle de l’épidémie dans le pays. Les chiffres de ces services de sécurité englobent des « territoires » qui ne sont pas contrôlés par le ministère la Santé. Il s’agit des prisons, réglementairement placés sous l’égide du ministère de la justice, les casernes et unités militaires de l’ANP, les hôpitaux militaires, les prisons militaires ou les divers centres de confinement déployés à travers le pays, etc.

En plus, les services de sécurité, à travers leur maillage interne au niveau des wilayas du pays et leurs ramifications locales, les attachés des services secrets au niveau des administrations locales, les directeurs de la sécurité militaire déployés auprès des installations de l’ANP au niveau des wilayas, les responsables des renseignements généraux de la gendarmerie nationale dans chaque wilaya du pays, etc., peuvent accéder à des données beaucoup plus précises et recoupées que les cellules de crise du ministère de la Santé installées tardivement et totalement désorganisées au niveau de leur fonctionnement interne. 

Selon nos sources, les rapports les plus récents de nos services de sécurité indiquent que le nombre des personnes contaminées au coronavirus COVID-19 a dépassé les 10 mille cas. Et l’épidémie très contagieuse avance très rapidement à travers toutes les wilayas du pays. Quant au nombre des décès, le chiffre du ministère de la Santé parlant de 235 morts, il est également contredit par les rapports des services de sécurité. Les données les plus proches de la réalité évaluent ces décès à plus de 700 morts notamment des cas décédés dans d’autres services hospitaliers que ceux aménagés pour la prise en charge des patients atteints de COVID-19. Il s’agit de personnes âgées ou moyennement adultes mortes des suites des malaises cardiaques au niveau des services de cardiologie mais qui n’ont pas été dépistées ou déclarées comme des  cas de COVID-19 alors qu’ils présentaient tous les symptômes du nouveau coronavirus. Il s’agit aussi de beaucoup de cas contaminés qui n’ont pas été hospitalisés pour diverses raisons et considérations. Ils sont restés chez eux et ils sont morts à leurs domiciles.  Ils n’ont, malheureusement, pas survécu au détérioration subite de leur état de santé lorsqu’ils étaient confinés au niveau de leur domicile familial. Il s’agit enfin de beaucoup de malades chroniques morts des complications de leurs maladies comme le diabète ou l’hypertension, des complications aggravées par les symptômes du COVID-19. Mais les services du ministère de la Santé n’ont pas recensé dans leurs statistiques ces cas de décès.

 

 

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