Alger, Blida et Oran : les trois régions qui enregistrent chaque jour énormément de nouveaux cas de coronavirus COVID-19

0
277

Les chiffres « officiels » du ministère de la Santé sur l’épidémie du coronavirus COVID-19 révèlent une réalité amère qui fait froid dans le dos : Alger, Blida et Oran, les trois régions parmi les plus peuplées en Algérie, continuent d’enregistrer chaque jour de nouveaux cas de contamination. Une véritable vague de contamination qui n’est pas ralentie par les mesures de confinement partiel à l’algérienne dont l’efficacité est plus que jamais sujette à caution. 

Ce vendredi 10 avril, à Blida, 21 nouveaux cas ont été enregistrés. Bien sur il s’agit d’un chiffre « officiel » qu’il faut prendre avec des « pincettes » au regard de la faiblesse extraordinaire du dépistage de la population algérienne et de l’inexistence d’un système de surveillance épidémiologique digne de ce nom. Mais, tout de même, ces chiffres « tronqués » suffisent pour démontrer que depuis le 26 février dernier, l’épidémie du coronavirus COVID-19 continue de faire des ravages dans son foyer d’apparition, la région de Blida ! Et pourtant, toute cette région est soumise à un confinement totale depuis le 23 mars dernier. Comment se fait-il que chaque jour, des dizaines de nouveaux cas contaminés sont recensés à Blida et ses environs ? Le confinement total à Blida n’est pas respecté ou mal-encadré. C’est une conclusion logique et rationnelle.

L’autre donnée qui fait peur est à Alger, la capitale et ses 8 millions d’habitants avec ses banlieues. 19 nouveaux cas contaminés ont été recensés ce vendredi portant le nombre des cas traités par les hôpitaux de la wilaya d’Alger à 310 cas. A Blida, le foyer de l’épidémie en confinement total, le nombre des cas sous traitement est de 529. On le voit bien, Alger est en train d’égaler la wilaya de Blida et dans les jours à venir, il y aura autant, si ce n’est pas beaucoup plus de cas contaminés à Alger qu’à Blida. Ce qui soulève des interrogations sur le bien-fondé du confinement partial imposé à Alger alors que l’épidémie est train de provoquer des ravages similaires à ceux enregistrés à Blida.

Il est utile de préciser que, d’après toujours les chiffres « officiels », les wilayas de Blida et Alger se partagent pour chacune d’entre-elle 27 % des décès déplorés à cause de l’épidémie du coronavirus COVID-19. Réduire donc le foyer principal de l’épidémie à Blida et ses environs est une erreur absurde car l’épidémie aujourd’hui se propage aussi rapidement à Alger qu’à Blida.

A Oran, une région qui abrite près de 2 millions d’habitants, l’épidémie du coronavirus COVID-19 est aussi en train de battre des records. Doucement, mais sûrement. Aujourd’hui vendredi, 3 nouveaux cas contaminés ont été enregistrés. Chaque jour qui passe, Oran et ses environs déplorent la contamination de 3 à 4 personnes. Le nombre total des patients atteints de COVID-19 et traités dans les hôpitaux oranais est de 104. C’est la troisième wilaya la plus touchée par l’épidémie dans le pays. Mais là aussi, les mesures de confinement partiel ne ralentissent pas la propagation du virus mortel et Oran se rapproche de jour en jour de Blida et Alger. 4 % des personnes décédées du COVID-19 en Algérie sont originaires de la wilaya d’Oran. Des jours difficiles attendent Oran et ses habitants car l’épidémie est en pleine expansion et les cas les plus contagieux vont continuer de provoquer des dégâts.

Ces données inquiétantes prouvent que les mesures prises par le gouvernement algérien ont manqué de sérieux, de pragmatisme et d’efficacité. Au lieu d’opter pour le confinement général, le gouvernement algérien a préféré misé uniquement sur le confinement partiel caractérisé par de multiples dysfonctionnements. Un choix qui s’avère catastrophique.  La santé des Algériens et Algériennes en fera les frais.

LEAVE A REPLY