Exclusif. Les communications téléphoniques des institutions de l’Etat et des cadres dirigeants ont coûté à l’Algérie plus de 230 millions de dollars en 2019

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C’est l’exemple le plus éloquent du gaspillage de l’argent public. Durant toute l’année 2019, la facture des communications téléphoniques des institutions de l’Etat algérien et des lignes privées ou professionnelles de tous les cadres dirigeants et hauts fonctionnaires du pouvoir a atteint les 230 millions de dollars, a appris Algérie Part au cours de ses investigations. Cette facture englobe également une importante quantité d’appels téléphoniques à l’étranger, a-t-on également appris. Ce qui implique des transferts de devises importants à l’étranger pour payer les transferts téléphoniques.  

Cette facture est très salée, jugent de nombreuses sources proches du gouvernement algérien qui ont proposé officieusement à la Présidence de la République d’agir pour réduire les consommations téléphoniques des institutions de l’Etat et de leurs cadres dirigeants. Il s’agit d’une facture avec des montants colossaux. Des montants qui auraient pu être consacrés à l’acquisition de médicaments, produits pharmaceutiques ou financements de projets productifs dont l’Algérie a cruellement besoin en cette conjoncture internationale très compliquée.

Il est à signaler enfin que le gaspillage de l’argent public est un fléau ravageur aussi dangereux que la corruption en Algérie. L’autre exemple de grand gaspillage public nous vient de la Grande Mosquée d’Alger, dont le coût du projet avait été estimé en 2008 à 900 millions de dollars pour une durée de réalisation de quatre ans. Dix ans après, les dépenses ont été multipliées par deux et demi, atteignant les 2,2 milliards de dollars, et là encore, après l’achèvement officiel des travaux de construction de la Grande Mosquée d’Alger au mois d’avril 2019, le coût final n’est pas encore connu officiellement. Pour rappel, en 2008, le coût du projet avait été estimé à environ 900 millions de dollars, avec un délai de réalisation de quatre années.

La lutte contre ce fléau du gaspillage de l’argent public n’a toujours pas été entamée en Algérie. Ce qui empêche encore et toujours la mise en place d’une gouvernance saine et moralisée des budgets de l’Etat algérien.

 

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