Document. L’Algérie veut renouveler en urgence ses stocks de chloroquine et cherche des fournisseurs étrangers

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L’Algérie recherche désespérément des fournisseurs internationaux qui peuvent lui vendre dans l’immédiat des stocks important de la chloroquine, le précieux traitement recherché dans le monde entier pour son efficacité contre certaines formes du nouveau coronavirus COVID-19. 

L’Algérie n’a pas attendu les résultats des essais cliniques en Europe pour généraliser l’utilisation de la chloroquine dans ses hôpitaux dans les soins dispensés aux patients contaminés au COVID-19. Or, cette généralisation de l’usage de la chloroquine a provoqué un épuisement des stocks nationaux. Au 30 mars dernier, au niveau de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH), il ne restait que 4000 boites de chloroquine dans ses stocks. Une quantité insignifiante au regard des immenses besoins exprimés par les services de prise en charge des cas atteints au coronavirus COVID-19 aménagés dans plusieurs hôpitaux algériens.

Face au danger de la pénurie, le ministère de la Santé a même instruit discrètement les grossistes et distributeurs des médicaments ou produits pharmaceutiques de récupérer toutes les boites du Plaquenil, un médicament composé de comprimés pelliculés contenant le sulfate d’hydroxychloroquine. Mêmes les boites périmées et datant de février 2019 ont été récupérées pour étudier la possibilité de les réutiliser, a-t-on appris au cours de nos investigations.

Dans ce contexte très tendu, l’Algérie par le biais de la Pharmacie Centrale des Hôpitaux (PCH) a lancé le 1er avril dernier un avis de prospection internationale demandant aux fournisseurs et des fabricants des produits pharmaceutiques du monde entier qui possèdent des stocks d’Hydroxychloroquine à la contacter dans les plus brefs délais.

La PCH a pris le soin de préciser dans son avis de prospection internationale qu’elle cherche des quantités « aptes à être livrées immédiatement » en précisant les « date de fabrication et de péremption ».

Cet avis international intervient dans un contexte mondial caractérisé par de vives tensions entre plusieurs pays qui cherchent à sécuriser leurs stocks nationaux en chloroquine.

Ce mardi, le ministère des Affaires étrangères indien a annoncé que New Delhi autorisait désormais l’exportation d’hydroxychloroquine et de paracétamol, interdit d’exportation le mois dernier, «en quantité appropriée à tous nos pays voisins qui dépendent de nos capacités de production». «Nous fournirons également ces médicaments essentiels à certaines nations particulièrement affectées par la pandémie», a poursuivi Anurag Srivastava, porte-parole de la diplomatie indienne, dans le communiqué. Ce revirement survient après un entretien ce week-end entre le Premier ministre indien Narendra Modi et Donald Trump, durant lequel le président américain a pressé son interlocuteur d’autoriser l’exportation du traitement. «S’il ne l’autorise pas à sortir (…) il peut y avoir des représailles, pourquoi n’y en aurait-il pas ?», a déclaré hier lundi le locataire de la Maison Blanche.

New Delhi était également critiqué par plusieurs pays comme l’Australie, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne et le Brésil pour cette politique d’exclusivité nationale, selon le quotidien Times of India.

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