Le Pr Noureddine Smail, chef de service épidémiologie au CHU Mustapha Bacha : « il est impératif de communiquer les chiffres réels sur les cas atteints et les décès »

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La problématique des chiffres sur l’évolution de l’épidémie du coronavirus COVID-19 est en train de préoccuper les médecins et les spécialistes de la santé publique en Algérie. L’inexistence de chiffres très précis sur les proportions réelles de la maladie complique la lutte contre la propagation du coronavirus COVID-19. 

A ce titre, le Professeur Noureddine Smail, chef de service épidémiologie, a estimé qu' »il est impératif de communiquer les chiffres réels sur les cas atteints et les décès, en dépit du fait qu’il est impossible de s’assurer que certains cas de décès étaient porteurs du virus que si les proches de la personne décédée à l’hôpital avant d’avoir effectué les analyses, qu’elle souffrait d’une très forte fièvre et d’autres symptômes, ce qui permet de porter le cas sur la liste des personnes atteintes », a-t-il fait savoir  en marge d’une réunion organisée lundi à Alger entre le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, et les membres de la cellule de crise installée par l’Etablissement hôspitalo-universitaire (EHU) Mustapha-Pacha.

Les membres de cette cellule de crise du plus important hôpital à Alger et du plus grand établissement en Algérie ont beaucoup insisté sur l’importance de renforcer les capacités de dépistage des cas contaminés pour obtenir les données réelles sur la propagation de l’épidémie afin de la cerner et d’adapter les dispositifs de prévention ou de soins à ces données palpables et vérifiables.

Le directeur des activités médicales et paramédicales à l’EHU Mustapha-Pacha, Pr. Mohamed Belhadj, est revenu sur les mesures préventives et les précautions prises par l’hôpital Mustapha Bacha, notamment l’installation d’une cellule de crise et l’organisation de l’orientation des patients entre les services mobilisés, précisant que l’hôpital recevait entre 10 et 15 cas par jour.

Le directeur de l’Etablissement, Abdessalem Benana a assuré, quant à lui, de « la disponibilité d’un stock suffisant de tests de dépistage du coronavirus, ce qui allégera la pression sur l’institut Pasteur et permettra de prendre en charge les personnels de la santé au niveau de l’Etablissement ».

 

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