Alger : Un médecin de 77 ans souffrant du coronavirus COVID-19 est décédé à son domicile à cause des effets secondaires de la chloroquine

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Un médecin âgée de 77 ans et souffrant des symptômes du coronavirus COVID-19 est décédé à son domicile à Alger parce qu’il s’est administré abusivement des comprimés de chloroquine sans tenir compte de leurs effets secondaires sur son état de santé.

Il s’agit d’un pur cas d’automédication, nous apprend sur sa page Facebook le professeur Salim Benkhedda, chef du service de cardiologie au CHU Mustapha Bacha à Alger. Le médecin décédé a senti au départ une bonne amélioration de son état de santé face aux symptômes du COVID-19 grâce à la chloroquine. Malheureusement, le lendemain matin, le médecin est décédé chez lui des suites des effets indésirables et contre-indications de la chloroquine qui est recommandée dans le traitement et la prévention du paludisme (malaria) mais aussi en rhumatologie et en dermatologie.

Le défunt n’a pas été placé sous électrocardiogramme ou ECG comme on l’appelle dans le jargon médical, à savoir il n’a pas été soumis à un examen majeur en cardiologie qui permet d’effectuer des diagnostics précis, notamment celui de troubles du rythme cardiaque. Dans ce contexte, le défunt n’a pas été secouru par une assistance médicale puisqu’il se trouvait chez lui. Cette histoire démontre tous les méfaits d’un usage incontrôlé et excessif de la chloroquine qui est commercialisée seule sous le nom de Nivaquine et en association avec du Proguanil chlorhydrate sous le nom de Savarine. La chloroquine se présente sous forme de comprimé à prendre à la fin des repas. La posologie et la durée du traitement varient en fonction des troubles présentés.

La chloroquine a, malheureusement, des effets cardiovasculaires sur certains patients fragiles. C’est pour cette raison qu’il ne faut en aucun cas l’utiliser sans un suivi médical strict. Notons enfin que le protocole de traitement des cas de coronavirus avec de la chloroquine commence à avoir des résultats « encourageants pour la plupart » ont affirmé des médecins algériens dans plusieurs hôpitaux du pays.

Le Pr Mouffok Nadjet, le chef de service des maladies infectieuses du CHU d’Oran, a noté ce samedi que l’ensemble des patients souffrant du coronavirus COVID-19 « pris en charge au niveau du service se portent bien ». Même les cas arrivés au service dans « un état grave, se rétablissement petit à petit », rassure-t-elle, exprimant un grand soulagement qu’aucun décès n’a été enregistré au niveau de son service depuis le début de l’épidémie. « Il n’est toutefois pas possible à l’heure actuelle d’affirmer que la chloroquine est l’unique cause du rétablissement des ces patients, la guérison du coronavirus pouvant être parfois spontané », a souligné enfin la même professeur.

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