Un immunologue algérien :  » Il n’est pas normal de voir des gens déambuler comme s’il n’y avait pas cette menace »

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Mustapha Oumouna, professeur en Immunologie à la faculté des Sciences de l’université Yahia Farès, Médéa, a appelé au renforcement des conditions du confinement en Algérie pour ralentir la propagation du coronavirus COVID-19. 

« Il est anormal qu’au moment où une grande majorité de citoyens se confinent, depuis plusieurs jours, chez eux, d’autres trouvent le moyen de déambuler dans les rues et se comporter comme s’il n’y avait pas cette menace en permanence », a-t-il regretté, assurant que « persister à enfreindre constamment cette règle c’est de remettre le « compte-à-rebours à zéro » et obliger, ceux qui étaient confinés, pendant une quinzaine de jours, à prolonger leur confinement de quinzaine jours supplémentaires », a-t-il relevé dans une déclaration à l’APS, l’agence de presse gouvernementale en Algérie.

« Si de grandes nations ont été contraintes de prendre des mesures draconiennes pour stopper la propagation de ce virus, en décidant d’un confinement total et généralisé sur l’ensemble de leurs territoire, nous devons, nous aussi, penser à passer à un autre cap, celui de la sanction et de la tolérance zéro face à des comportements qui font qu’aggravait la situation », a-t-il préconisé.

Dans le but de « cerner » ce virus et réduire sa propagation, il préconise, comme mesures supplémentaires, l’application rigoureuse et stricte de la mesure de confinement volontaire ou partiel, de verbaliser, si nécessaire, toute personne qui enfreindrait cette mesure, d’essayer de délimiter les foyers de contamination.

Si une ville, un quartier ou un bloc d’immeuble sont affectés par le Covid-19, il ne faut pas hésiter, selon ce virologue, à confiner l’endroit en question et procéder, aussitôt, au dépistage des résidents, de sorte à limiter les risques de propagation, prendre en charge, sur place, les personnes affectées, mieux maitriser les mesures de confinement sanitaire et atténuer la pression sur les établissements de santé, a-t-il conclu.

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