Confidentiel. Polémique à Sonatrach : la direction générale veut enlever une journée de salaire à tous les travailleurs du groupe pour soutenir le gouvernement contre le COVID-19

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La polémique bat son plein au sein du groupe Sonatrach, la compagnie nationale des hydrocarbures. La direction générale veut débloquer des moyens financiers et des budgets pour les allouer au gouvernement dans le cadre de la la lutte contre la pandémie du coronavirus COVID-19 qui menace la santé publique en Algérie. Ces budgets seront récoltés grâce à des prélèvements sur les salaires des travailleurs du groupe. Et cette option suscite le mécontentement de plusieurs travailleurs. 

Le plan sur lequel travaille en ce moment la direction générale de Sonatrach consiste à prélever une journée de salaire pour chaque travailleur. Cette mesure va concerner tous les travailleurs du groupe Sonatrach à travers toutes ces filiales au nombre de 154, soit plus de 200 mille travailleurs.

Avec cet argent, Sonatrach veut acheter des équipements médicaux et produits pharmaceutiques notamment des moyens de protection pour les offrir au personnel soignant mobilisé dans les hôpitaux algériens. Or, cette mesure ne suscite pas l’unanimité. Et pour cause, les travailleurs de Sonatrach sont les plus exposés aux conséquences désastreuses de la pandémie du COVID-19 en raison de la chute drastique des prix du baril du pétrole jusqu’à près de 20 dollars ces derniers jours.

Les revenus en devises de Sonatrach vont donc terriblement baisser menaçant ainsi les équilibres financiers de la compagnie et l’avenir de plusieurs filiales ainsi que les emplois faisant vivre des milliers de familles. Dans ce contexte, des syndicalistes autonomes et d’autres affiliés à l’Union Générale des Travailleurs Algériens (UGTA), de Sonatrach estiment, au contraire, qu’il faut des mesures d’accompagnement pour les salariés et Sonatrach devra se préparer à ce que cette crise dure encore dans les semaines, voire mois à venir.

Ces syndicalistes estiment enfin que le gouvernement dispose de suffisamment d’argent grâce aux budgets colossaux du fonctionnement de l’Etat pour financer les moyens de protection dont ont besoin cruellement les médecins et infirmiers algériens. Qui a tort et qui a raison ? Pour le moment, la polémique se poursuit en attendant une décision officielle de la direction générale de Sonatrach.

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