Le bilan des morts de plus en plus lourd : sans un confinement total, il va y avoir une hécatombe en Algérie

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Ce mardi 31 mars a été encore la journée la plus meurtrière depuis le début de l’épidémie de la pandémie du coronavirus COVID-19 le 26 février dernier. Durant les dernières 24 heures, neuf nouveaux décès ont été enregistrés, portant à 44 le total des personnes mortes à cause du coronavirus, selon le dernier bilan publié ce mardi 31 mars le ministère de la Santé. Le nombre de contamination a augmenté de 132 en une journée, portant à 716 le total des cas confirmés, a ajouté la même source. Et encore ces chiffres « officiels » ne traduisent pas l’ampleur réelle de cette pandémie dans notre pays en raison des faiblesses flagrantes du dépistage et l’inexistence d’un système d’information sophistiqué qui relie l’ensemble des hôpitaux algériens. 

Les nouveaux décès déplorés en 24 heures touchent plusieurs régions à travers le pays. Il s’agit de quatre victimes qui ont été enregistrées à Blida, deux à Sétif, un à Oran, un à Tipasa et le neuvième à Bordj Bou Arreridj. Cela signifie clairement que la pandémie touche, désormais, toute l’Algérie et il ne s’agit plus de simples cas contaminés, mais de morts et de décès. De familles endeuillées.

Force est également de constater que ce bilan s’alourdit en raison des lenteurs extraordinaires dans les prises de décision des autorités algériennes. Un ministère de la Santé désorganisé, bureaucratisé, inefficace conseille mal, très mal le premier-ministre et le Président de la République. Un Chef de l’Etat affaibli et entouré par des conseillers très médiocres et inconscients du danger encouru par le pays, l’Algérie a perdu trop de temps à cause des tergiversations et du manque de réactivité de ses décideurs politiques. Avec un système de santé archaïque, rongé par la corruption et le favoritisme ainsi que le gaspillage des deniers publics, l’Etat algérien est tout simplement incapable de faire face aux conséquences les plus minimes de cette pandémie mondiale. Ni capacité de dépistage digne ce nom, ni des hôpitaux équipés de services de réanimation modernes, ni des enquêtes épidémiologiques menées selon les normes fixées par l’organisation mondiale de la Santé (OMS), l’Algérie est tout bonnement le terrain idéal pour la propagation de la pandémie du COVID-19.

Dans ces conditions, l’Algérie n’a aucun autre choix que le confinement total que les Algériens doivent absolument respecter. Faute de quoi, notre pays se transformera en une véritable hécatombe. Avec près de 50 morts, l’Algérie est le pays le plus meurtri par le COVID-19 sur le continent africain. Et si rien n’est fait pour ralentir la pandémie dans les jours à venir, le bilan va atteindre des pics vertigineux à cause de la terrifiante vague de contamination qui va s’abattre sur les grandes villes algériennes. Tous les décideurs algériens sont prévenus, plus le confinement total et strict tarde à être appliqué, plus le nombre des morts va monter crescendo…

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