Exclusif. La véritable histoire de l’hospitalisation du général-major Ghriss en Suisse en pleine épidémie du COVID-19

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Notre précédent article concernant la mésaventure d’un général-major algérien dans un hôpital à Genève a suscité de nombreuses réactions. Pour répondre aux questions de nos lecteurs et lectrices, Algérie Part a décidé de faire de nouvelles révélations sur cette affaire. Ainsi, le général-major qui était hospitalisé au niveau des hôpitaux universitaires de Genève (HUG), la référence en matière médicale de la Suisse francophone, avec 72 services et 11 000 collaborateurs, l’établissement qui avait abrité Abdelaziz Bouteflika dans des conditions très controversées au mois de mars 2019, s’appelle Abdelhamid Ghriss, à savoir l’actuel secrétaire général de la défense nationale. 

La semaine passée, Abdelhamid Ghriss souffrant de graves problèmes cardiaques a été suivi par un médecin de l’HUG de Genève. Ce suivi a duré 3 jours plus exactement. A la fin de ces consultations, le général-major Abdelhamid Ghriss, l’un des cerveaux de l’institution militaire algérienne depuis la chute des Bouteflika au début du mois d’avril 2019, a voulu prolonger son séjour médical à Genève pour bénéficier d’une prise en charge complète et demeurer encore plusieurs jours au niveau de l’HUG de Genève craignant que la fermeture des liaisons aériennes entre l’Europe et l’Algérie l’empêcherait de jouir des prestigieuses prestations médicales de cet hôpital suisse.

Et c’est à ce moment-là que le staff médical de l’HUG de Genève a refusé de maintenir sur place le général algérien en raison de la saturation des hôpitaux suisses dont les lits de réanimation ont été affectés à la prise en charge des patients souffrant des symptômes les plus graves du COVID-19.

Frustré et exaspéré, le général algérien doit accepter « son sort » et se rendre à l’évidence qu’il doit revenir à Alger. Mais le haut gradé algérien a gardé rancune à l’égard des autorités suisses alors que son staff médical lui a prescrit un rendez-vous au mois de juin prochain. Comme par hasard, à son retour à Alger, les relations algéro-suisses ont subi un nouveau refroidissement alors que les tensions entre les deux pays remontent à la fin de l’année 2018 en raison des désaccords opposant les deux pays dans plusieurs dossiers politiques et judiciaires. Nous y reviendrons dans nos prochaines révélations.

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