Le cri de colère d’un médecin du CHU Mustapha Bacha : « tout le gouvernement en camisoles et les médecins mendient pour avoir des bavettes »

0
1552

Le Professeur Salim Benkhedda, chef du service de cardiologie au CHU Mustapha Bacha à Alger, a poussé un véritable cri de colère ce lundi à la suite de la visite officielle du Premier-ministre, Abdelaziz Djerad, à Blida. lors de cette visite, Abdelaziz Djerad s’est rendu à l’hôpital Frantz Fanon où il s’est enquis des conditions de prise en charge des malades à coronavirus au niveau d’un nouveau service de réanimation. Et le premier-ministre ainsi que ses collaborateurs qui l’ont accompagné portaient tous des camisoles, des masques de protection, des gants et tous les équipements nécessaires à la lutte contre la contamination au coronavirus. Des équipements qui manquent cruellement aux médecins algériens mobilisés chaque jour dans les hôpitaux assaillis par les cas suspects et malades souffrant des symptômes du COVID-19. 

« Le premier-ministre et tout le gouvernement en camisoles.. Quel Gâchis ! Et nous au CHU de Mustapha Bacha, nous sommes en train de mendier ou de supplier pour avoir des bavettes », s’indigne sur sa page Facebook le professeur Salim Benkhedda qui n’a pas pu retenir sa colère face à cette gouvernance à deux vitesses dont fait preuve le pouvoir algérien.

« Cette nuit, nous avons effectué une angioplastie (une technique médico-chirurgicale de modification d’un vaisseau sanguin) sur une femme âgée de 50 ans. Aucune combinaison n’était disponible pour le personnel soignant », a dénoncé encore le professeur Salim Benkhedda. Ce cri de colère reflète les frustrations qui terrassent les médecins algériens désarmés et esseulés face à la pandémie du coronavirus COVID-19 au moment où les hauts responsables de l’Etat algérien font le show et poursuivent leur propagande.

A Blida, le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, était accompagné, durant cette visite, par le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Kamel Beldjoud et le ministre de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière, Abderrahamane Benbouzid. Aucun commentaire n’a été fait par Djerad et ses ministres concernant le manque cruel de moyens de protection dont souffre le personnel soignant algérien dans les différents hôpitaux faisant face à l’épidémie du coronavirus.

 

 

 

LEAVE A REPLY