Coronavirus en Algérie : stop au grand n’importe quoi !

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Alors que l’épidémie du coronavirus se propage en Algérie – et que tous les spécialistes appelle les autorités sanitaires algériennes à  faire preuve de transparence sans provoquer la panique, ce qui n’est pas simple – c’est une autre épidémie qui se développe en parallèle ces jours-ci. Une épidémie de « grand n’importe quoi ». Les autorités algériennes imposent un traitement politique à une crise sanitaire qui nécessite uniquement des solutions sanitaires et scientifiques. 

Preuve en est, au dernier Journal Officiel de la République algérienne, une instruction du Premier-ministre Abdelaziz Djerad impose la création dans chaque wilaya d’une commission chargée de coordonner l’action sectorielle de prévention et de lutte contre la pandémie du COVID-19. L’initiative est louable et magnifique. Malheureusement, l’esprit totalitaire du régime algérien prime sur toutes les considérations scientifiques. Qui dirige et compose ces commissions ? Des responsables des services de sécurité, des procureurs, des Présidents d’APC, des maires et aucun médecin ni membre du personnel soignant ou responsable d’une structure sanitaire qui sont, pourtant, les premiers concernés par cette crise sanitaire mondial. Du jamais vu. Plutôt du gros n’importe quoi. Que peut faire le représentant de la DGSN ou de la Gendarmerie Nationale contre la propagation du COVID-19 ? Quel rôle doit jouer un Procureur général ? Aucun ! Seuls les médecins, les épidémiologistes, les virologues, les infectiologues, les pneumologues, bref des scientifiques formés et diplômés peuvent lutter sérieusement contre les menaces dangereuses de cette pandémie.

Mais en Algérie, la science n’a aucune valeur aux yeux des autorités politiques qui préfèrent cerner la Pandémie avec des juges et des policiers ou gendarmes. Du gros n’importe quoi. Ces  commissions de wilaya chargées de coordonner l’action de prévention et de lutte contre la pandémie du Coronavirus COVID-19 sont d’ores et déjà vouées à l’échec puisqu’elles sont dépourvues de toutes compétences scientifiques capables d’apporter du sens et de l’intelligence à l’action des pouvoirs publics.

La composition actuelle de ces commissions peuvent à peine leur permettre de ramasser des ordures et de veiller sur l’ordre public en période de confinement sanitaire. Ces commissions n’ont aucune compétence ni la moindre légitimité pour se prononcer sur des questions médicales et scientifiques. Malheureusement, au sommet du pouvoir algérien, on manque cruellement de jugeote pour comprendre qu’il s’agit d’une affaire de science et de savoir. Là où d’autres pays mettent en places de cellules de veille sanitaire et technologique, l’Algérie créé des commissions de policiers et de juges ! Mieux vaut en rire qu’en pleurer.

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