Algérie : la pandémie du coronavirus commence à faire des victimes au sein des familles des premiers cas confirmés

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En Algérie, la pandémie du nouveau coronavirus COVID-19 commence à faire des dégâts au sein des familles des premiers cas confirmés recensés au tout début de l’apparition de la pandémie à la fin du mois de février et au début de ce mois de mars. 

Preuve en est, aujourd’hui samedi, l’une des victimes décédées des suites de l’infection au COVID-19 est un homme âgé de 84 ans qui est l’oncle de la première victime enregistrée dans la wilaya de Médéa, l’entrepreneur âgé de 47 ans mort le 18 mars dernier à Médéa. 10 jours plus tard, c’est l’oncle de cette première victime qui décède des suites de l’infection au COVID-19. Cela signifie clairement que la pandémie s’est rapidement propagée dans les familles et entourages des premiers cas déplorés à travers plusieurs du pays.

Jusqu’au 18 mars, l’Algérie ne comptabilisait « officiellement » que 9 morts et à peine 72 ans cas confirmés. Quelques jours plus tard, le COVID-19 s’est répandu dans les cellules familiales et entourages proches des premiers cas contaminés ou décédés. Ce qui prouve la dangerosité et la rapidité de la contagion de ce nouveau coronavirus.

Malheureusement, face à cette menace, l’Algérie ne semble guère préparée ni outillée car si elle avait, dés le début de l’épidémie, développé des enquêtes épidémiologiques pour identifier les sujets qui étaient en contact avec les premiers cas confirmés, il aurait été possible de les prendre en charge très rapidement pour les soigner ou les isoler afin de limiter les conséquences catastrophiques du COVID-19.

En l’absence de ces enquêtes épidémiologiques et d’un processus de dépistage massif de la population dans les zones risquées ou touchées dés les premiers par la pandémie, l’Algérie se retrouve, maintenant, avec un bilan qui ne cesse de s’alourdir de jour en jour : 454 cas confirmés officiellement et 29 décès.

Le deuxième cas de décès qui a été enregistré « officiellement » par le ministère de la Santé est un jeune de 45 ans de retour d’un voyage en Espagne. La troisième victime décédée est un homme de 65 ans enregistré dans la wilaya d’Alger et qui était de retour de la Omra. Le ministère de la Santé a-t-il pris contact avec les membres des familles de ces  cas décédés ? Leur a-t-il administré un traitement basé sur le confinement, le dépistage et un suivi médical minutieux pour les empêcher de contaminer encore d’autres personnes de leur entourage ? Aucun réponse n’est fournie à ces questions par les autorités sanitaires algériennes. Un manque d’anticipation et de prévoyance qui va se solder par des conséquences désastreuses sur la santé publique des Algériens.

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