Vidéo. Le personnel soignant de Boufarik craque et fait grève pour réclamer des moyens afin de lutter contre le coronavirus

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Enorme malaise à l’hôpital de Boufarik. Le personnel soignant de l’EPH de Boufarik à Blida a craqué ce jeudi en observant un mouvement de protestation pour exprimer haut et fort sa colère contre l’indifférence des autorités algériennes qui les livrent à la pandémie du nouveau coronavirus sans les moyens nécessaires pour l’endiguer. « Nous ramenons nos gants de la maison. Nos blouses médicales proviennent des dons des bienfaiteurs. Les autorités nous ont entièrement délaissées », s’indigne une infirmière lors d’un sit-in organisé au sein même de l’EPH de Boufarik. 

« Les patients suspects doivent attendre de 5 à 6 jours pour connaître les résultats de leurs tests de dépistage. C’est anormal. Nous ne pouvons pas les prendre en charge durant toute cette période. Nous sommes totalement saturés », s’écrie un médecin infectiologue qui dénonce l’immobilisme des autorités algériennes.

« Nous manquons cruellement de moyens pour lutter contre cette pandémie. Les hauts responsables de la wilaya viennent nous voir pour prendre des selfies. Mais lorsque nous avons des morts et des cas graves à prendre en charge, personne ne vient nous écouter et nous fournir les moyens nécessaires », dénonce un autre médecin lors de ce sit-in organisé ce jeudi matin par le personnel soignant de l’EPH de Boufarik, l’un des établissements les plus touchés et submergés par les patients contaminés au coronavirus dans la wilaya de Blida, le foyer principal de la pandémie en Algérie.

Pénurie de masques, de gants chirurgicaux, manque cruel de lits de réanimation, une saturation du service d’infectiologie et risque majeur de propagation de la contamination au coronavirus aux autres services de l’hôpital de Boufarik, le personnel soignant a peur, très peur des conséquences désastreuses de cette situation qui échappe à leur contrôle. D’autres médecins et infirmiers réclament le départ du directeur de l’hôpital de Boufarik qui a été incapable de répondre à leurs besoins et de plaider leur cause auprès des autorités sanitaires du ministère de la Santé.

 


  

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