Vidéo. La colère des médecins de l’EPH de Boufarik : « Donnez-nous des moyens contre le coronavirus et cessez de faire de la politique pour gérer cette crise sanitaire »

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Explosion de colère à l’EPH de Boufarik. Le personnel soignant s’est mobilisé ce jeudi matin pour organiser un sit-in au sein même de l’hôpital public afin de protester contre les conditions dramatiques dans lesquelles les médecins et infirmiers luttent contre la pandémie du coronavirus COVID-19. « Donnez-nous des moyens. Garantissons-nous des moyens de transport. Nous subissons de fortes pressions et nous ne pouvons pas continuer à exercer notre travail dans ces conditions très difficiles », ont expliqué les médecins protestataires. 

Selon ces derniers, un de leur collègue est mort hier mercredi des suites des symptômes du COVID-19. Il s’agit de Djamel Talhi, ambulancier à l’EPH de Boufarik, mort dans l’indifférence générale du ministère de la Santé alors qu’il aurait été contaminé au coronavirus.

Les médecins de l’EPH Boufarik ont dénoncé aussi vigoureusement la mauvaise gestion des responsables de la direction générale de l’hôpital qui aggrave les conséquences de cette pandémie. « La population est en danger. Le risque est énorme. Cessez de gérer cette crise sanitaire avec des décisions politiques et des blocages administratifs. Nous voulons travailler dans des conditions agréables pour pouvoir sauver les Algériens de cette pandémie », s’écrie une médecin du service infectiologie de l’EPH de Boufarik. Les autorités algériennes vont-elles écouter son cri de détresse ?

Rappelons enfin que l’EPH de Boufarik est l’un des premiers établissements publics qui avait été confronté aux premiers cas du coronavirus de la wilaya de Blida, le foyer principal de l’épidémie en Algérie. Depuis la fin février, cet hôpital et son personnel soignant doivent gérer ou prendre en charge un nombre élevé de patients suspects ou de cas confirmés. Et depuis le début de cette crise sanitaire, le personnel soignant de cet hôpital n’a pas cessé d’appeler à l’aide en raison du manque criant de moyens de protection et d’équipements médicaux sans oublier les lenteurs inexpliquées du laboratoire de l’Institut Pasteur d’Alger qui ne leur communique pas convenablement ou dans les bons délais les résultats des tests de dépistage effectués sur de nombreux cas suspects.

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