Affaire de Karim Tabbou : 3 plaintes déposées au niveau du SG de l’ONU et le Haut commissaire aux droits de l’Homme auprès de l’ONU

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Le triste sort réservé à Karim Tabbou par le pouvoir algérien a soulevé une vague d’indignation à travers le monde. L’acharnement inhumain et barbare dont ont fait preuve les autorités judiciaires algériens à l’encontre de Karim Tabbou a révolté plusieurs juristes et avocats algériens installés à l’étranger. Un collectif de ces avocats vient de déposer 3 plaintes auprès du secrétaire général de l’ONU à New York, du Haut commissariat des aux droits de l’Homme auprès de l’ONU ainsi que la Directrice général de l’ONU à Genève.

Ces plaintes ont été préparées et déposées par le collectif appelé le comité de libération des détenus d’opinion dont l’un des leaders est l’avocat algérien établi à Fribourg en Suisse, maître Lachemi Belhocine, le fondateur du réseau « Algériens sans frontières », un collectif international réunissant des avocats, des médecins, des ingénieurs ou encore des artistes qui s’est donné une mission : retrouver et geler les avoirs  financiers détournés par le clan Bouteflika à l’étranger.

Dans ces trois plaintes, le collectif des juristes et avocats algériens prend le soin de sensibiliser les autorités de l’ONU sur le sort de plusieurs autres détenus d’opinion qui sont toujours incarcérés dans les prisons du pouvoir algérien. Il s’agit de l’ex-candidat aux élections présidentielles, le général à la retraite Ali Ghediri, l’activiste Rachid Nekkaz ou Mohamed Baba Nedjar, détenu depuis 2005 à Ghardaia et dont le dossier est totalement méconnu de l’opinion publique nationale ou internationale.

Les plaintes déposées au niveau des instances de l’ONU expliquent clairement que le sort de ces prisonniers d’opinion peut basculer dans le pire comme ce fut le cas avec la mort tragique du militant emblématique de la vallée du M’zab Kamel Eddine Fekhar le 28 mai 2019 dans des conditions qui reflètent parfaitement une situation « d’homicide volontaire ».

Pour maître Lachemi Belhocine et les autres initiateurs de cette plainte internationale, il n’y aucun doute : la justice algérienne devient « folle ».

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