La télévision de l’Etat algérien « honore » Abdou Semmar et le traite de « perturbateur »

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L’absurdité n’a plus aucune limite en Algérie. La télévision officielle de l’Etat algérien, l’ENTV, a cité aujourd’hui le rédacteur en chef d’Algérie Part, Abdou Semmar, dans une affaire qui n’a ni queue ni tête. Le pire est le vocabulaire employé par l’ENTV pour s’attaquer à notre rédacteur en chef. L’ENTV, canal officiel de l’Etat algérien, le qualifie de « perturbateur », voire de « saboteur ». L’ignominie frise l’humour car ces attaques burlesques honorent finalement notre rédacteur en chef et démontrent la « puissance de frappe de notre média » qui fait trembler les décideurs du pouvoir algérien. 

Oui, c’est un honneur que nous fait l’ENTV puisque ses bêtises sont une forme de reconnaissance à notre travail et de nos révélations qui dérangent les dirigeants les plus influents du pouvoir algérien. Oui, nous sommes des « perturbateurs » et nous assumons entièrement ce rôle et cette mission car notre devoir est de révéler toutes les vérités amères sur les dysfonctionnements de l’Etat que cachent les dirigeants algériens à leurs compatriotes.

OUi, nous sommes des « perturbateurs » parce que nous refusons de se soumettre au diktat des mensonges, de l’hypocrisie et de la censure que veulent imposer les autorités algériennes à tous les médias. Nous revendiquons fièrement notre statut de « perturbateurs » et de « saboteurs » du « désordre public » entretenu sciemment par un régime aux abois, illégitime et cultivant sans cesse la répression pour dissimuler ses pratiques de dilapidation des richesses nationales.

Quant à l’affaire dans laquelle est citée notre rédacteur en chef, Abdou Semmar, elle relève bel et bien du registre du « comique ». D’après l’ENTV, un procureur adjoint près le tribunal de Tiaret a été placé en détention provisoire à la prison de la même ville, le magistrat, répondant au nom de Abad Kada,  parce qu’il « était en relation avec Abdou Semmar  » qu’il « fournissait en informations et documents relatifs à des affaires judiciaires ». On ne sais pas s’il faut en rire ou en pleurer car Abdou Semmar n’a jamais été en contact avec ce magistrat infortuné. Comment un simple procureur en poste à Tiaret, loin, très loin des centres de décisions du pouvoir algérien, peut nous fournir des informations utiles à nos enquêtes ? Nos sources à nous sont beaucoup mieux placées qu’un simple magistrat à Tiaret. Nos sources se trouvent au plus haut sommet du pouvoir algérien et pénètrent ses salons les plus secrets. C’est pour cela que nous avons toujours la primeur de l’information sur les dossiers les plus délicats du pays. Nous n’avons aucunement besoin d’informations communiquées par un magistrat en poste dans une petite ville de l’Algérie profonde. A celles et ceux qui veulent notre « peau » et tentent à tout prix de nous discréditer, nous leur disons : au moins un peu de sérieux SVP…

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