Le FMI et un organisme de la Banque Mondiale vont donner 132 millions de dollars à l’Algérie pour acheter des produits pharmaceutiques

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Face à la menace de la pandémie du nouveau coronavirus et au danger des pénuries des produits pharmaceutiques et matériel médical, l’Algérie va recourir à un prêt du FMI et d’un organisme de la Banque Mondiale, à savoir la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD). 

C’est le communiqué final du Conseil des ministres tenu aujourd’hui dimanche à Alger sous la présidence d’Abdelmadjid Tebboune qui annonce cette information. Selon ce communiqué, le Président Abdelmadjid Tebboune a ordonné  « la consécration d’un montant de 100 millions de dollars pour accélérer l’importation de tous les produits pharmaceutiques en quantité suffisante, voire davantage d’équipements de protection et d’appareils d’analyse chimique (test), avec la mise à contribution de nos missions diplomatiques dans la recherche de leurs exportateurs à travers le monde ».

Le même communiqué précise que « ce montant s’ajoutera à ceux promis à cet effet par le Fonds monétaire international (100 millions de dollars) et la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (32 millions de dollars) ». Ce qui fait un financement de 132 millions de dollars. Mais le Conseil des ministres ne précise nullement si cet argent relève d’un don ou d’un prêt. Mais selon les informations que nous avons pu recouper, il s’agirait plus probablement deux prêts. Et pour cause, la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) est une organisation de la Banque mondiale dont la mission est de fournir des prêts, principalement à des États. Ces prêts sont accordés à des taux d’intérêt très faibles ou nuls.

Il faut savoir à ce propos que la BIRD tire un revenu annuel du rendement de ses fonds propres et de la faible marge qu’elle réalise sur les prêts consentis. Ces revenus permettent de couvrir les frais de fonctionnement de la Banque mondiale (BIRD et IDA), de renflouer les réserves de l’institution afin de renforcer sa position de bilan et d’assurer un transfert de ressources annuel au profit de l’IDA, le fonds du Groupe de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres.

Quant au FMI, il dispose de 659 milliards dollars dans ses fonds issus essentiellement des contributions de ses membres. Et en prêtant à l’Algérie 100 millions de dollars, le FMI ne fait que renvoyer l’ascenseur à l’Etat algérien qui avait participé en 2012 à un emprunt obligataire émis par le FMI. A l’époque, l’Algérie s’était engagé à mobiliser 5 milliards de dollars en tant que pays membre de cette institution de Bretton Woods, de venir en aide avec cette somme de 5 Mds de dollars en cas de crise mondiale.

Soulignons enfin que, pour l’heure, et c’est le communiqué du Conseil des ministres qui le dit, ces financements du FMI et de la BIRD sont une simple « promesse ». Il faudra attendre les jours à venir pour comprendre les tenants et aboutissants de cette information.

 

 

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