Plus d’un demi-milliard de personnes dans le monde en confinement et l’Algérie de Tebboune prend des risques inconscients

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Pour tenter d’endiguer la propagation du coronavirus dans le monde,  plus d’un demi-milliard de personnes ont adoptées des mesures de confinement. Tour du monde de ces mesures de confinement que le Président Tebboune ne veut toujours pas adopter exposant ainsi la vie des Algériens à un danger de mort et prenant des risques inconscients. 

Après l’Italie, l’Espagne et la France, l’Allemagne se dirige vers le confinement.  En Allemagne, qui compte déjà 51 décès, l’État régional le plus peuplé, la Bavière (13 millions d’habitants) a été le premier à décréter vendredi le confinement de sa population. « Nous allons réduire à presque rien l’ensemble de la vie publique », a annoncé le chef du gouvernement bavarois, Markus Söder. Comme dans de nombreux autres pays, les Bavarois ne peuvent désormais, pour au moins deux semaines renouvelables, plus sortir de chez eux que pour aller travailler, faire des courses alimentaires ou se rendre à la pharmacie ou chez le médecin.

Au Brésil les célèbres plages de Rio seront fermées pour au moins deux semaines. En Jordanie, un couvre-feu sera imposé à partir de samedi. La Tunisie, elle, a annoncé confinement général du pays.Le confinement est toujours en vigueur en Italie où a pandémie de coronavirus a tué 627 personnes en Italie sur les dernières 24 heures, nouveau record qui porte le bilan total au-delà des 4 000 morts dans la péninsule, pays le plus touché au monde, a annoncé la protection civile vendredi.

En Espagne, où les habitants n’ont pas le droit de sortir de chez eux sauf pour travailler, faire des courses alimentaires ou acheter des médicaments, la barre des 1 000 décès a été dépassée (1 002). Le pays enregistrait, vendredi 20 mars, 19 980 cas, avec une hausse de 2 833 cas par rapport à jeudi, soit une hausse de 16,5 %. Le nombre de morts a été multiplié par dix en sept jours.

L’Espagne se prépare à affronter « les jours les plus durs » de la pandémie en incorporant des milliers de personnels soignants. La Belgique, qui déplore 37 décès, a décidé vendredi de fermer ses frontières pour tout déplacement « non essentiel » afin d’endiguer la propagation du nouveau coronavirus, a annoncé le ministre de l’Intérieur Pieter De Crem. Et finalement le Royaume-Uni a ordonné vendredi la fermeture des pubs, restaurants, cinémas, salles de gym et théâtres.

En Asie, le confinement concerne petit  à petit plusieurs pays du continent.  Cambodge, Thaïlande et Indonésie annoncent à tour de rôle la fermeture des établissements scolaires et demandent à leurs ressortissants de limiter leurs déplacements. Aux Philippines, le gouvernement a déjà mis en place un contrôle à l’entrée de la capitale Manille. Avec 125 nouveaux cas, en date du 16 mars, pour un total de 553 contaminations, la Malaisie est le pays le plus touché de la région. Il fermera ses portes dès le 18 mars jusqu’à la fin du mois pour tenter d’endiguer la propagation du virus. Les Malaisiens ne pourront plus quitter le pays, et interdiction est faite aux visiteurs venant de l’étranger d’y entrer.

En Amérique latine, le confinement est également privilégié par plusieurs pays. Face à l’épidémie de coronavirus, l’Argentine a décidé jeudi de mettre en place un confinement « préventif et obligatoire », tandis le Brésil a interdit l’entrée des Européens et Asiatique et que l’État de Rio de Janeiro a annoncé qu’il allait fermer, à partir de samedi et pour au moins deux semaines, ses plages, ses bars et restaurants. L’Argentine est le deuxième pays d’Amérique latine, après le Venezuela, à décider de mesures aussi drastiques, similaires à celles prises en Chine et dans plusieurs pays européens, dont l’Italie, l’Espagne et la France. Le président argentin Alberto Fernandez a décrété jeudi le confinement « préventif et obligatoire » de tous les habitants, à compter de vendredi et jusqu’au 31 mars, pour des raisons de santé publique.

Le Venezuela avait déjà annoncé lundi la mise en « quarantaine totale » du pays, effective depuis mardi. En Colombie, les habitants de la capitale Bogota s’apprêtaient vendredi à jouer les cobayes dans le cadre d’un exercice grandeur nature d’isolement à domicile prévu jusqu’à lundi. Le but est de préparer la population à une éventuelle mise en quarantaine.

Toujours en Amérique du Sud, la Bolivie et le Pérou appliquent un couvre-feu. Ce dernier pays a enregistré un premier décès jeudi. Le Chili, qui avait déclaré mercredi « l’état d’exception constitutionnel pour catastrophe », a entériné jeudi de reporter au 25 octobre un référendum prévu en avril. Le Panama, en Amérique centrale, a annoncé jeudi la suspension pendant un mois de tous les vols internationaux, à compter de lundi.

Soulignons enfin que des études scientifiques ont démontré largement que le confinement est la seule barrière efficace pour arrêter le virus du COVID-19. En Chine, où l’épidémie semble donc décliner, la mesure, poussée à l’extrême, a conduit à mettre en quarantaine quelque 40 millions d’habitants du Hubei – avant de s’étendre avec plus ou moins de rigueur à l’ensemble du pays –, à interdire les rassemblements et à isoler les malades.

Selon une étude de l’université de Southampton, en Angleterre, publiée sur Medrxiv et évoquée par le site Futura Sciences, ces mesures auraient permis de diminuer de 66% les cas d’infections dans le pays. Elles auraient même été encore plus efficaces si elles avaient été prises plus tôt, selon les chercheurs. « Les premières mesures en Chine ont été prises le 23 janvier, deux jours avant le Nouvel An chinois, à Wuhan. Soit à peu près un mois après le début de l’épidémie. Si elles avaient été mises en place une semaine avant cette date, le nombre de cas aurait pu être réduit de 86%, selon la simulation ».

Les tergiversations de l’Algérie n’ont donc aucun sens et risquent d’aggraver la propagation de la pandémie sur le territoire national. Celui qui prétend le contraire ne se soucie pas de la santé publique des Algériens.

Source : les  agences de presse internationales 

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