La longue et étonnante hospitalisation de Tayeb Louh à l’hôpital Mustapha Bacha et les largesses accordées à sa famille

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Tayeb Louh, l’ex-ministre de la Justice de 2013 jusqu’à 2019, l’un des piliers du pouvoir de Bouteflika et cerveau de la « justice de téléphone », la justice de l’arbitraire, en Algérie, est hospitalisé depuis presque 3 semaines à l’extérieur de la prison d’El-Harrach alors qu’il devait rester placé en détention jusqu’à la fin de l’instruction judiciaire et la programmation de son procès afin de trancher sur son sort. 

Mais étrangement, Tayeb Louh bénéficie d’un traitement de faveur qui soulève des interrogations. Sans fournir la moindre justification médicale, Tayeb Louh est resté durant une longue période à l’hôpital Mustapha Bacha et un certificat médical a été remis à deux reprises au tribunal de Blida pour justifier son absence en tant que témoin.

En effet, le 3 mars dernier, Tayeb Louh n’a pas été présenté au tribunal de Blida alors qu’il devait comparaît en tant que témoin lors du procès de Nourredine Berrachedi, l’ex-chef de sûreté de wilaya d’Alger, et Abdelghani Hamel, l’ancien puissant patron de la DGSN.  Hier jeudi, le 19 mars, Tayeb Louh a brillé également par son absence et le juge de siège et président des séances du procès a lu un certificat médical signé par un médecin de l’hôpital Mustapha Bacha pour justifier la deuxième absence de Tayeb Louh. Le procès de Berrachedi et Hamel a été encore reporté jusqu’au 9 avril prochain et selon des sources judiciaires, Tayeb Louh sera encore une fois absent pour des raisons médicales.

Mais lesquelles ? Quel est le véritable état de santé actuel de Tayeb Louh ? Pourquoi le ministère de la Justice ne communique pas les informations précises sur la maladie dont souffre réellement Tayeb Louh pour justifier sa longue absence à la prison d’El-Harrach où elle doit être incarcéré ? Il semble que Tayeb Louh est un prisonnier qui jouit d’un statut particulier. Preuve en est, nous avons pu confirmer au cours de nos investigations que la famille de Tayeb Louh lui rend visite régulièrement sans prendre en compte son statut de « détenu » dont les libertés sont restreintes. Les autres détenus algériens, même hospitalisés, ne peuvent pas voir leur famille. Le général Toufik lorsqu’il a été opéré à l’hôpital militaire d’Ain Naadja, ses enfants n’ont pas pu lui rendre visite. Il aura fallu attendre son retour à la prison militaire de Blida pour que le générale Toufik puisse bénéficier de son droit de visite. Tayeb Louh jouit d’un privilège qui semble illicite et proscrit par la loi algérienne. Pourquoi ? Algérie Part poursuit ses investigations sur ce sujet.

 

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