Le pouvoir algérien profite du contexte du coronavirus pour mettre encore et toujours des activistes du Hirak en prison

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Encore une énième provocation. Une inconsciente provocation qui risque de jeter de l’huile sur le feu à la veille du vendredi où des algériens en colère risquent de braver la menace de la pandémie du COVID-19 pour manifester dans les rues contre le pouvoir totalitaire et illégitime. 

Au lieu de ramener le calme et la sérénité, le pouvoir algérien poursuit sa politique de la répression et emprisonne encore et toujours des activistes du Hirak alors que tout le pays tente de garder la tête froide pour se concentrer sur la lutte à mener contre la pandémie du coronavirus.

Aujourd’hui jeudi, le tribunal de Sidi M’hamed d’Alger a décidé de placer sous mandat de dépôt Daouadji Ibrahim alors que son procès est programmé le 2 avril prochain.  Entendu par le procureur du tribunal de Sidi M’hamed, le militant Daouadji Ibrahim, l’un des activistes les plus actifs du Hirak et l’un de ses visages emblématiques, a été vite présenté en comparution immédiate. Il est officiellement accusé d’incitation à attroupement non armé, outrage à corps constitué, distribution et publications Facebook pouvant porter atteinte à l’unité nationale. Encore des accusations fantoches qui relève du délire totalitaire et d’une répression indigne des droits de l’Homme.

Naturellement, le tribunal de Sidi M’hamed n’a fourni aucune explication concernant les conditions d’arrestation du militant Daoudji Ibrahim, originaire de Mostaganem, qui avait fait l’objet d’un véritable « kidnapping » et d’une garde-à-vue de 72 heures sans lui permettre de fournir le moindre signe de vie à sa famille.

La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) avait exprimé à ce sujet son indignation en alertant, hier mercredi 18 mars, sur le caractère humiliant et illégal de l’arrestation de cet activiste pacifique à Mostaganem. « Le militant et ex-détenu, Ibrahim Daouadji, a été enlevé par des personnes en civil devant des citoyens à Mostaganem où il habite le lundi 16 mars 2020 alors qu’il était dans sa voiture »,  avait dénoncé l’organisation présidée par Me Noureddine Benissad.

Durant trois jours, aucun tribunal n’était au courant de l’endroit où se trouvait Ibrahim Daouadji.  « Même chose au niveau de la brigade de la gendarmerie nationale à Bab Jedid sachant que Ibrahim a contacté sa femme dans la soirée du mardi et lui a dit qu’il était au niveau de la brigade », a déploré enfin la LADDH. Aujourd’hui, l’infortuné Brahim rejoindra la prison pour dormir aux côtés des très nombreux militants du Hirak placés en détention depuis de longs mois.

 

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