Confidentiel. L’Algérie fortement exposée aux risques des pénuries de céréales, lait, semoule, farine, riz et légumes secs à cause de l’arrêt de l’économie mondiale

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Panique et crise au sommet du pouvoir algérien. Le premier-ministre Abdelaziz Djerad a instruit le ministère du Commerce d’établir des prévisions exactes et précises concernant l’état actuel des provisions alimentaires du pays notamment concernant les produits de première nécessité, à savoir les céréales, la farine, semoule, lait, riz et légumes secs, a appris Algérie Part au cours de ses investigations. 

Le gouvernement doit préparer un rapport exhaustif sur les réserves alimentaires de l’Algérie en ces temps de crise mondiale où l’activité économique a été fortement ralentie, pour ne pas dire momentanément gelée, à cause de la forte propagation du  coronavirus à travers le monde. Le signal d’alarme a été tiré à la suite des premiers mouvements de panique provoqués par la frayeur du coronavirus au sein de la population algérienne. De nombreux algériens ont pris d’assaut les supermarchés et magasins d’alimentation générale afin de se ravitailler en prévision d’une aggravation générale de la situation sanitaire du pays en raison d’une propagation rapide du coronavirus.

Cette folie consommatrice risque tout simplement d’entamer les réserves des principaux produits alimentaires en Algérie. Et pour cause, ces produits sont presque totalement importés depuis l’étranger. L’Algérie ne fabrique effectivement ni le lait qu’elle boit, ne cultive ni les céréales qu’elle consomme, ni le riz, les légumes secs dont elle a besoin pour se nourrir ni la farine ni la semoule pour fabriquer le pain nécessaire à l’alimentation des Algériens.

Avec une production nationale dérisoire et totalement inexistante, l’Algérie dépend entièrement de ses importations alimentaires depuis l’étranger. Or, des rapports établis par des du ministère du commerce au profit du premier-ministre, ont reconnu que les réserves de l’Algérie ne pourront pas tenir au-delà d’un mois si les algériens se ravitaillent avec boulimie. Autrement dit, l’Algérie ne dispose pas d’un stock consistant de stocks alimentaires si elle doit se confiner pour empêcher la propagation des produits alimentaires.

Et pour cause, la situation de confinement de plusieurs pays européens perturbent fortement les exportations de nombreux produits alimentaires. La France, l’Italie, L’Espagne ou la Chine sont les principaux fournisseurs de l’Algérie. Or, ces pays sont en ce moment paralysés économiquement par la crise du coronavirus et le confinement de leurs populations provoque un large ralentissement des exportations agroalimentaires  depuis l’explosion de l’épidémie de Covid-19 qui bloque les flux logistiques.

L’Algérie, l’un des pays les plus gros importateurs de produits alimentaires dans le monde avec une facture dépassant chaque année les 8 milliards de dollars, aura donc beaucoup de difficultés pour s’approvisionner sur le marché mondial et européen notamment où des milliers de conducteurs de camions et de bus sont coincés aux frontières intérieures créant de nouveaux risques sanitaires et bloquant les chaînes de distribution des produits alimentaires.

A ces difficultés, il faut rajouter les lourdeurs bureaucratiques algériennes où il faut un délai minimum de 100 jours pour accomplir une opération d’importation de produits alimentaires. Dans le contexte complexe et exceptionnel de la pandémie du coronavirus, ces opérations d’importation prendront beaucoup plus de temps et l’Algérie peinera à ramener des quantités de produits alimentaires dans un délai de 200 jours. Malheureusement, signalent nos sources, aucun disposition sérieuse n’a été prise pour anticiper cette situation de crise qui risque de mettre l’Algérie à genou sur le plan économique et financier. Et si la pandémie du coronavirus dure dans le temps, l’Algérie subira des pénuries incessantes de produits de première nécessité. Tebboune et son gouvernement sont-ils conscients de ce danger ?

 

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