Urgent. Une vingtaine de cas suspects relâchés par l’hôpital de Boufarik faute de kits de dépistage !

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Frayeur à l’hôpital de Boufarik dans la wilaya de Blida. Faute de kits de dépistage, une vingtaine de cas suspects ont été relâchés sans que le personnel médical ne puisse vérifier s’ils sont porteurs du dangereux Coronavirus, a appris Algérie Part au cours de ses investigations. De la pure inconscience qui s’explique par le manque criant de moyens du secteur de la santé algérienne et la forte pression exercée sur le laboratoire de l’Institut Pasteur qui pilote officiellement l’opération des dépistages des cas suspects du Coronavirus en Algérie.

Tout a commencé ce matin samedi lorsqu’une vingtaine d’étudiants et étudiantes d’une section de Master 2 en biologie de l’université de Blida ont été contactés par leur professeur pour leur dire de partir en extrême urgence à l’hôpital de Boufarik afin de subir des tests de dépistage. Ces étudiants et étudiantes ont fréquenté durant plusieurs jours une camarade étudiante dont le père est décédé à Blida des suites de l’épidémie du Coronavirus. Il s’agit de l’un des trois décès officiellement enregistrés par le ministère de la Santé en Algérie.

Malheureusement, depuis le début de la matinée, cette vingtaine d’étudiants et d’étudiantes ont attendu leur tour pour effectuer les tests de dépistage. A la fin de l’après-midi, les responsables du service infectiologie de l’hôpital de Boufarik ont été contraints de relâcher ces cas suspects en leur demandant de rentrer chez eux à défaut de kits de dépistage qui n’ont pas été encore expédiés depuis l’Institut Pasteur d’Alger. Une situation chaotique qui en dit long sur le danger majeur que fait peser sur la santé des Algériens la désorganisation des institutions sanitaires algériennes. Ces cas suspects circuleront ce soir et demain encore en toute liberté alors qu’ils peuvent facilement développer tous les symptômes du dangereux Coronavirus. Combien de personnes de leur entourage peuvent être en danger ?

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