L’épouse d’Abdelghani Hamel remet en cause la crédibilité des enquêtes des services de sécurité

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L’épouse d’Abdelghani Hamel, Salima L., s’est présentée ce jeudi sur les bancs des accusés du tribunal de Sidi M’hamed à Alger à l’ouverture du procès de son mari et de ses enfants pour corruption, blanchiment d’argent, abus de fonctions, trafic d’influence et enrichissement illicite. Les premières audiences de ce procès ont commencé hier mercredi. 

Comme son époux, Abdelghani Hamel, Salima L. a remis en cause la crédibilité des enquêtes menées par les enquêteurs de la brigade de recherches de Bab Jedid pour les inculper devant la justice algérienne. « Je n’ai jamais possédé 9 magasins à Ouled Fayet et Chéraga. Je suis propriétaire d’un seul local commercial que j’ai acquis grâce à mes enfants et dans le seul but d’aider des femmes au foyer vivant dans des conditions très défavorables », a témoigné d’emblée l’épouse de l’ex-puissant patron de la DGSN qui a fourni toutes les explications à propos de « la crèche » qu’elle avait lancée avec l’aide de ses enfants.

Salima L. a reconnu également qu’elle avait un compte bancaire CPA contenant 7 mille euros. « Ce sont mes enfants et mon mari qui m’ont fait cadeau de cet argent », dit-elle. L’épouse d’Abdelghani Hamel a fait savoir enfin qu’elle avait déposé plainte à la suite de la présentation par les services de la gendarmerie nationale dans le dossier judiciaire d’un document affirmant qu’elle est actionnaire d’une société existante depuis 1998. Pour madame Hamel, ces informations sont totalement erronées et n’ont aucun fondement. Pour rappel, hier mercredi, Abdelghani Hamel a démontré aux juges que de nombreuses informations communiquées par la brigade de recherches de Bab Jedid au parquet du tribunal Sidi M’hamed sont fausses. « Et je défie la justice de me ramener les preuves du contraire », avait lancé l’ancien patron de la DGSN à la juge et présidente des séances de ce projet.

 

 

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